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Bonne lecture !Nous vous souhaitons une agréable lecture sur InLibroVeritasBonne lecture !

avatarProposé par
arwengernak

Boulevard des trop tard update

couverture du livre Boulevard des trop tard updateNous avons rendez-vous boulevard des souvenirs.

Toi et moi, seuls, avec nos vieilles histoires

Assis, immobiles et silencieux, un seul regard

Pour mille pleurs, pour mille désirs.

Si nous partions vraiment, là-bas, plus loin

Que l'horizon au crépuscule des amants.

Viens, tu me disais, viens

Et je venais, avec mes valises de chimères.

Je déballais pour toi des tapis de fougères

Où la source attend toujours de surgir.

Et l'oiseau-lyre, l'entends-tu encore

Sur la branche trop haute, chanter

Pour l'anémone qui dort ?

Viens, disais-tu, dessinons les saisons

Et le vent dans les arbres et la pluie sur les champs.

Viens et je venais, je venais pour t'aimer.

Mais de mes malles ne sortait que des songes.

Dans l'ombre, qui voyait les loups ?

A deux, nous oubliions tout, le monde et son temps.

Viens, disais-tu, et je venais du passé

Habiter ton présent, vivre ton avenir.

L'écume de la mer, au loin, grondait,

Si loin de nous, trop loin pour l'entendre.

Sa rage montante, à nos yeux invisible,

Etait vorace. Elle rognait les rêves à coups de vagues.

Elle brisait chaque pierre érigée. Elle gagnait,

Famélique, le cours de nos pays imaginés.

Elle était une armée contre nos dagues.

Viens, disais-tu, et elle est arrivée, la gueule baveuse,

Le ventre avide de nos amours fraîches.

Je me souviens encore du grincement des pontons

Croulant sous cette ogresse. Je me souviens,

Ici, au milieu du parc à souvenirs,

D'avoir disparu dans ses gorges profondes,

Sans un cri, sans un bruit.

La fée est morte un soir, avec tes bras pour linceul.

Nous avons rendez-vous, boulevard des trop tard,

Et je suis seule, sans valises, sans songes, sans chimères.

Le banc des amoureux est toujours là ;

Les réverbères se mirent, comme à leur habitude,

Dans les eaux trop grises des étangs glauques.

Je suis seule, sans illusions, et près de moi,

alors que j'y crois à peine, que je n'y crois pas,

Un nid de jeunes fougères pointe le nez.

Viens, me diras-tu viens, maintenant ?



Arwen Gernak

Le chemin des lunes bleues

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Auteur : Arwen Gernak

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