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Spleen de France

Les Pensées du roseau

couverture du livre Les Pensées du roseau'Les pensées du Roseau' sont l'une de mes premières compositions, achevées en février 1984. J'avais seize ans ! Mon Dieu, comme l'effet du temps caresse ma mémoire ! Cela fera bientôt une éternité.
En conséquence, je demande l'indulgence, voire la compréhension de la part de mon Lecteur, car à l'âge de l'adolescence on ne souhaite pas écrire des ouvrages pour les autres (nous savons que ce n'est pas de la haute littérature). On ne pense même pas les faire lire, ni qu'ils le seront bien plus tard ou un jour. On couche simplement sur du papier des mots, on aligne des phrases sans en comprendre bien souvent le sens, à défaut de maux plus graves quelques fois sots ou incohérents. 
Les quelques poèmes qui suivent sont bien sur composés à partir de souvenirs personnels, partagés entre deux visions de l'avenir, entre deux cultures si lointaines en distance mais pourtant si proches et si familières, entre deux mondes géographiquement et culturellement semblables mais indéchiffrables et incompréhensibles pour l'enfant que j'étais, pour l'adolescent que je devenais. Il n'est pas question ici de relater un quelconque choc des civilisations ou de démontrer un affrontement entre deux cultures. Je ne peux pas le faire car je m'y refuse. Ce n'est pas l'objet de cet écrit.
Afin de mieux comprendre le contexte familial et culturel dans lequel j'ai évolué, je me suis permis de faire suivre chaque poème, le cas échéant, d'un commentaire, d'une note, d'une remarque. 
Autrement dit, l'appréhension de ces événements, cette approche du monde, celle de mes parents et celle que jeune adolescent je voulais construire n'ont beaucoup affecté. Les difficultés rencontrées étaient énormes: difficulté de parler et de me faire comprendre dans une langue qui n'était pas ma langue maternelle, difficultés d'admettre certaines coutumes familiales, difficulté de saisir le contexte social et environnemental d'un pays dont j'étais pourtant issu mais dont je ne me sentais aucunement proche.... Je tiens ici à tordre le coup à l'idéologie ambiante de l'identité nationale. Pour le dire le plus simplement du monde, on ne bâtit pas un pays avec une couleur de peau. Cependant ceux qui ont choisi d'y vivre paisiblement dans le respect des lois et des coutumes doivent avoir un certain respect pour les institutions. Ces mêmes institutions qui leur donnent des droits mais qui attendent en retour des obligations, des devoirs. C'est cela l'identité nationale. Elle est bafouée lorsqu'une des parties à ce contrat social bafoue, triche, ment à l'autre partie. 
Après cette aparté et maintenant avec le recul, les événements n'ont pas étaient insurmontables. Il a seulement fallu être patient.
 
J'ai donc vécu ce départ précipité qui me semblait prématuré vers le Portugal comme un échec, un abandon, sans doute une trahison de mes parents. Je quittais la France, mon pays d'adoption, mon pays tout simplement. 
Quand ils ont voulu s'établir définitivement là-bas, ils avaient un fils en pleine crise d'adolescence, et deux filles, mes sœurs de deux ans mes cadettes. Autrement dit, la situation allait se compliquer lorsque ces dernières, elles aussi, seraient plongées dans le magma adolescent. 
Au fond, je ne pouvais pas me heurter à la volonté familiale. Quel moyen à t-on quand l'adolescence nous provoque, nous pompe le peu d'énergie qu'il nous reste ?. Aujourd'hui le temps a fait son office et il ne faut pas chercher des responsables. Les décisions qui engagent une famille sont lourdes de conséquences. 
A travers ces quelques poèmes, ce n'est qu'un état d'esprit que je souhaite faire transparaître. Ce n'est ni une condamnation ni un hommage à cette 'politique familiale' que nos parents nous imposent et dont ils n'en mesurent pas toutes les conséquences. Bien sur que l'avenir des enfants et sans doute l'amour et la tendresse qu'on éprouve pour eux n'est pas à mettre en doute. Et je ne le ferais pas ici en aucune façon. Qu'aurais-je fais à leur place ? Je ne peux pas porter de jugement.
Et en ce qui me concerne, je m'efforce de croire la chose suivante: mes parents ont fait ce qui leur semblait juste. Mais ces quelques mois passés loin de ce pays d'adoption, La France, ont fait de moi un véritable français de cœur où dans mes veines coulent tout un historique plusieurs fois millénaire. Je me le suis approprié.
Et depuis, cet amour pour ce pays n'a cessé de grandir. A l'heure actuelle, au détours d'une conversation, amicale, familiale ou professionnelle, je me permets encore de faire observer à mon interlocuteur qu'on ne fabrique pas un pays avec une couleur de peau mais avec le cœur. Les tensions sont devenues très fortes et malsaines à l'heure actuelle. Je le déplore.
Aussi, Messieurs les Censeurs et extrémistes de tout poil qui ne sont pas souvent ceux à qui on pense en premier, je vous salut bien bas...

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