Sonia Traumsen - Le pompiste (roman) - In Libro Veritas

In Libro Veritas

Le pompiste (roman)

Par Sonia Traumsen

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Table des matières
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Gonflée !

  
 
 
    A force d’être pompés, mes seins avaient fini par prendre l’air, et je les devinais très enflés. La peau était tendue, et les tétons me faisaient mal. Mais j’éprouvais une terrible envie d’être sucée et purgée. Je ne remettais toutefois pas en doute les moyens du pompiste, du mécano et de leurs acolytes, compte tenu de tous les appareils de purge, de compression et de nettoyage aperçus dans le garage. Je me souvins alors que je les avais regardés avec une sorte d’émerveillement : j’avais aimé les chromes, les surfaces usinées parfaitement polies dans les tons mats, la perfection des jointures, les tuyaux qui se boudinaient comme de parfaits ressorts, les ronflements rassurants des moteurs, les jets d’eau puissants.
    " C’est bien fait pour toi ", dit la voix de ma mère. 
    En effet, je me retrouvais complètement livrée, annihilée, travaillée, et profondément humiliée, d’être traitée comme un vulgaire pneumatique. Pourtant les images de l’atelier continuaient à défiler, je me voyais branchée à je ne sais quel engin, soulevée par un cric, nettoyée par l’air sous pression, sucée par un tube souple, passée sous la rampe de lavage. Mais il y avait avant tout, dans l’air qui rentrait lentement en moi jusqu’à remplir toutes mes cavités, je ne sais quelle analogie avec le viol. J’étais baisée par la technique, et je me sentais salie par l’air bien davantage que par les bites. Quoi de plus vulgaire, en effet, que d’être baisée par des pompes à vélo, gonflée par un compresseur, les poumons emplis d’un air usé, la chatte et le cul chauffés par les frottements de l’air pulsé ?
 
    - " Vous me faites vraiment de la peine, dit le docteur (un instant je crus qu’il s’adressait à moi) mais quand je vous vois essayer de la gonfler ainsi, je dois vous dire que vous n’avez aucune chance ! "
    Il avait pris le ton d’un professeur qui enseigne en corrigeant un élève. De fait je sentis que la pompe qui était dans mon sexe était retirée.
    - " Laissez-moi installer ce diaphragme que nous avons mis au point à la clinique, et vous verrez qu’elle se gonflera mieux. Il fonctionne à l’inverse du diaphragme classique, car nous l’avons conçu pour aider l’insémination artificielle : le foutre qui rentre ne peut plus sortir. Une fois placée sur le col, la valve est vraiment étanche : l’air qui rentre ne ressortira plus, et je crois que vous pourrez en venir à bout, même avec une pompe à vélo. "
    J’entendis alors le médecin enfiler des gants de latex, puis ses doigts entrèrent en moi. Cette opération ne fut pas plus douloureuse que celle, déjà lointaine, qui m’avait permis de me protéger en portant un stérilet. Pourtant, selon les dires du docteur, celui-ci fonctionnait à l’envers : tout ce qui rentrerait dans l’utérus ne pourrait plus en ressortir. 
    Comme il était déjà plein de foutre, j’étais assurée de  conserver cette précieuse semence au fond de moi. Non seulement j’allais être baisée, mais encore techniquement remplie. Quant à l’étanchéité à l’air, je me demandais non sans inquiétude comment elle pourrait bien être obtenue, et si, par exemple, ce stérilet spécial allait être fixé comme l’autre, classique, ou bien si le docteur utiliserait, comme je croyais le sentir au fond de moi, un système de ventouse ou, pire encore, une colle spéciale.
 
    A cette idée je fus prise de sueurs froides, car si cette colle était la même que celle qui avait fixé la chambre à air sur mes lèvres, je me demandais par quelle sorte d’opération j’allais bien pouvoir m’en défaire. De toute façon, ces salauds ne semblaient pas s’embarrasser avec ce genre de détail : ils me trituraient, me gonflaient, me collaient avec de vulgaires rustines, comme si j’avais été une chambre à air ou un pneu. Pour eux, actuellement, le seul problème résidait dans mon gonflage, qui se passait plutôt bien pour ma bouche et mon cul ; il leur restait à résoudre l’autre, encore imparfait, qui concernait directement mon utérus.
 
    Je fus horrifiée de constater que je ne pouvais pas retenir ma curiosité, et j’étais presque impatiente de voir si l’autre idiot allait pouvoir me gonfler avec une simple pompe à vélo. Le stérilet spécial du docteur allait-il être vraiment étanche ? L’air comprimé tiendrait-il longtemps à l’intérieur de moi ? Participerait-il à ma fécondation ? 
    Mais je me dis, afin de me rassurer, que pour être fécondée, faudrait-il encore que j’eusse de nouveau mes règles ; comment seraient-elles évacuées, si cette nouvelle valve bloquait toute sortie ? Serait-il possible d'agir sur la valve pour me vidanger momentanément ? L’opération de ces salauds prétendait-elle me féconder vraiment, ou plus simplement m’humilier en me remplissant de foutre et d’air, tout en me prouvant que je ne pouvais pas m’empêcher de jouir ? Je ne sus répondre à toutes ces questions.
    Le médecin s’arrêta de me tripoter, et de nouveau je sentis rentrer la pompe jusqu’au fond de moi. Elle buta sur mon étrange stérilet, puis l’homme commença à pomper.
    A chaque fois le bout d'aluminium venait buter avec un son métallique sur le corps étranger que le docteur avait implanté en moi. Je ressentais une légère brûlure sur le col, sans doute due au passage de l’air ou, plus probablement, aux irritations provoquées par les doigts du médecin et le nouvel appareil.
    - " Calez donc bien la pompe au fond, et ne bougez plus, son embout a le même diamètre que la valve. Nous utilisons cette pompe pour les inséminations, mais là, elle ne brasse que du vent. "
    En effet, je ressentis une sorte de rajustement, qui se manifesta par un déclic, preuve flagrante du contact de la pompe avec la valve installée au fond de moi. Mon utérus était donc directement branché sur la pompe, il ne leur restait plus qu’à me gonfler proprement. Je dus reconnaître que l’opération était parfaite.
    Soudain cette idée commença à me faire jouir, et mon plaisir s’accrut lorsque je constatai que j’étais effectivement gonflée. Je sentais la main de l’homme qui pressait mon pubis, sans doute pour maintenir la position de la pompe, qu’il tenait à pleine main. Mais cela n’empêchait pas certains de ses mouvements et, parfois, elle m’enfonçait davantage, poussait tout contre le col et me donnait du plaisir en glissant sur les parois de mon vagin. Même ainsi animée la pompe ne se décrochait pas du col, et j’en déduisis qu’elle devait être maintenue sur la valve par le moyen d’un clip, un peu à la façon des boutons à pression.
 
 
    A une ou deux reprises, à cause d’un mouvement trop brusque, la pompe sembla ressortir, mais une nouvelle poussée me fit de nouveau entendre le déclic qui trahissait la connexion de l’engin au fond de mon ventre. L’opération n’était pas très facile, comme l’amarrage de la navette spatiale à la station orbitale.
    Rapidement je me sentis ballonnée, comme lors de mes indispositions, réellement enflée, bourrée, bref en cloque, comme si un enfant grossissait en moi à vitesse accélérée.
    - " Allez-y, gonflez-là jusqu’à six mois ", dit le médecin. 
    Un instant je me demandai s’il parlait de la voiture, ou bien de moi. 
    Tout d’abord je ne compris pas cette phrase mystérieuse, puis, peu à peu, je finis par la concevoir, non sans éprouver un grand frisson glacé. Ces salauds pouvaient me donner la configuration de leur choix, régler le ballonement de mon ventre en fonction du mois de grossesse. Je compris que j’allais ainsi soutenir leur phantasme de baiser une femme enceinte. 
    - " A quel mois la voulez-vous ?   - Cinq mois. 
    - Attendez, nous devons dégonfler un peu. 
    - Et vous monsieur ?   - A sept mois. 
    - Ah ! nous devons regonfler, veuillez attendre... ".     
    Imaginez-vous, devant la station de gonflage, le pompiste vous dit : 
    - " Je vous gonfle jusqu’à 2 kg ? " 
    Malgré son expression vous ne douteriez pas qu’il s’agit en fait de la voiture, et vous jugeriez tout simplement son parler vulgaire, vous esquisseriez un sourire en coin. Dans ma situation, j’avais eu droit à tout le contraire, car il me semblait depuis quelques instants que le pompiste s’adressait à la voiture, et non à moi. 
    Mais sans doute ma voiture ne s’y est pas trompée, car si on lui avait demandé, par exemple : 
    - " Je vous gonfle jusqu’à six mois  ? " je pense qu’elle aurait compris qu’en fait cette phrase ne s’adressait qu'à moi.
    Après tout, vous pouvez en croire mon expérience, une voiture, ce n’est pas si bête que l’on croit !
    Sans trop savoir pourquoi, je me racontais cette historiette avec un humour qui frisait le cynisme, mais qui m’excitait puissamment.
    - " Allez ! encore un peu ", dit le médecin, pendant que le pompiste me relevait la tête afin que je puisse apercevoir les effets.
    - " Voilà, entre six et sept mois ", reprit le médecin.
    - " Entre le melon et la pastèque ", dit le pompiste en riant.
    J’avais en moi une étrange impression de ballotement. Enceinte d’air comprimé, je ne portais pas grand poids, mais mon ventre était enflé comme du temps où j'avais porté Cyril, au bout de sept mois. Mais je me trouvais beaucoup plus à l’aise, tout en me rappelant mes sensations d’alors, mais aussi mes inquiétudes. 
    J’avais craint d’être complètement déformée à cause du poids qui tirait sur mon ventre ; maintenant j’étais à la fois pleine et vide, mais je me demandais tout de même quels effets pourrait produire cette compression-là. Il y avait dans ce gonflement artificiel quelque chose de maléfique. Tout comme j’avais apprécié, à l’époque, la bite de mon mari malgré mon état, je me demandais quels pourraient bien être les effets produits par une bite opérant maintenant, alors que j’étais gonflée d’air. Finalement, j’accoucherai peut-être d’un vélo.
 
    On ôta enfin la pompe rivée au col, et j’entendis un très léger " pfuiiit ", mais mon ventre resta gonflé à six mois environ.
    - " Ça tient bien ", dit le médecin, et aussitôt il retira l’autre pompe de mon cul.
    Immédiatement j’émis un énorme pet, qui prouvait la sortie de l’air.
    - " Si c’est pas malheureux, dit le médecin, à vous voir faire, on dirait bien que vous n’avez aucune notion de mécanique. Où donc avez-vous vu que l’on peut gonfler un si beau cul sans aucune valve ? Maintenant qu’elle a déjà un ballon, je m’en vais vous la gonfler comme il se doit par l’autre côté. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le moteur pète bien. Elle était tout de même à la bonne pression ! "
    Le docteur revint vers mon cul, et je lui vis brandir au-dessus du capot, comme pour mieux me le montrer, un tube de 25 cm, qui avait le diamètre d’une bonne bite, à peine arrondi au bout, qui semblait être en aluminium. Puis le pompiste vint enduire l’extérieur du tube avec de la graisse, sans doute afin de mieux me pénétrer, pendant que le médecin versait un produit assez épais à l’intérieur du même tube. Je devinai qu’il s’agissait là d’une forte colle, car l’odeur ressemblait à celle qu’avait exhalé mon bâillon juste avant qu’il ne soit collé sous mon nez pour me clouer le bec. 
    Puis le médecin fit entrer dans le tube une sorte de bouchon long de quatre centimètres, qui semblait être de caoutchouc.
    A l’aide d’une tige comportant un cerceau à son extrémité (un peu comme ceux qui servent à fabriquer des bulles de savon), il constitua un piston, qui pousserait le dit bouchon à l’intérieur du tube.  Pendant sa progression le bouchon récolterait toute la colle. 
    En un éclair qui me déchira le cerveau je compris soudain le but de la manœuvre : on allait enfoncer le tube, ensuite on pousserait le bouchon, et ... le bouchon plein de colle rentrerait au fond de mon cul, au-delà de  l’extension de n’importe quelle bite.
    Mes intestins seraient alors parfaitement bouchés en amont, collés sur le bouchon qui en forcerait le passage, une fois sorti par l’extrémité du tube situé côté cul. J’allais donc être bouchée comme une vulgaire bouteille avec une méthode des plus simple, mais ingénieuse.
    " Je suis vraiment devenue un sac à merde ", pensai-je, tout en me demandant comment j’allais bien pouvoir chier, avec un cul  parfaitement hermétique.
    - " Avec ça elle sera étanche à l’air", dit le médecin, qui aussitôt commença à enfoncer le long tube dans mon cul. 
    Il poussait lentement en me regardant droit dans les yeux avec un sourire aux lèvres. Sous l’effet de la douleur je tentai d’ouvrir la bouche en grand, mais elle était parfaitement scellée par mon bâillon de chambre à air.
    - " C’est une opération simple et facile ", dit le médecin.
    Il poussa plus fort et le tube prit possession de mon intimité.
   - " On dirait qu’un éléphant est déjà passé par là ", dit le pompiste en riant.
    Comme jamais personne ne m’avait possédée par ce côté, je trouvai ces propos révoltants.
    - " On va aller profond, dit le médecin, faut faire attention de ne rien déchirer au passage, autrement nous risquerions d’avoir des fuites. "
    Le pompiste aida le médecin à brancher un long raccord sur le bouchon, puis je sentis que des doigts experts l’introduisaient dans le tube, qui fut définitivement positionné au fond de mon cul. Enfin le docteur me montra la longue tige métallique et son cerceau, qui allait pousser le bouchon tout le long du tube, pour enfin le placer en amont de mon cul.
    Je compris aussitôt pourquoi un raccord avait été branché sur le bouchon. Ce dernier comportait sans doute une valve, et on allait envoyer de l’air jusqu’au fond de mon cul, par le moyen du raccord.
 
    La tige glissa dans le tube et poussa rapidement le bouchon. Je le sentis passer la sortie de son tube de lancement, à la manière d’un étron qui se serait trompé de sens. Il provoqua une violente envie de déféquer, de me débarrasser d’un bol de constipation. Mais la tige maintint le bouchon, le temps nécessaire à son collage sur les parois de mon intestin.
    - " C’est parfait, à 25 cm", dit le docteur. 
    Hélas, il avait raison, contre ma rage. J’attendis que soit retirée la tige, puis je tentai d’expulser ce monstrueux bouchon. Le docteur s’en aperçut et se mit à rire. 
    - "Eh là ! madame veut aller sur son pot ?"
    J’eus beau forcer, je ne parvins pas à expulser l’étron mécanique qui m’avait enculée. On retira ensuite le tube en aluminium, et mon sphincter se décontracta. J’imaginais la colle en train de prendre sur ma chair, loin en amont, et le bouchon devenir une part de moi-même. Puis je sentis que l’on tirait dessus, sans doute pour vérifier l’adhérence. Mais au moyen de quoi tirait-on ? La réponse fut tellement évidente qu’elle me fit mal : par le raccord !
    Le docteur l’exhiba sous mon nez. Je ne pouvais apercevoir mon cul, mais je l’imaginais parfaitement : j’étais devenue une jolie poupée gonflable, avec un vulgaire tuyau en guise de queue. Ces salauds s’apprêtaient tout simplement à me gonfler grâce au bouchon et à sa valve ! Je serais gonflée en amont du sphincter, une sorte de barrage retiendrait les gaz comprimés dans mes intestins, pendant qu’en aval je pourrais prendre les bites.
    Le cordon enroulé tomba comme une couleuvre sur mon ventre. Le pompiste demanda à son collègue de me relever la tête, afin que je puisse apercevoir le branchement du manomètre sur l’embout. Il tira sur le tuyau afin de me faire ressentir son impulsion au fond de mon cul, puis il abandonna ce manomètre entre mes seins, comme font les mécanos avec leurs outils sur une table de travail.
 
    J’étais prête à être gonflée, mais le mécano brancha deux autres tubes sur mes seins. Pour cela il dut adapter les valves qui pointaient à la place des tétons, afin de pouvoir brancher les tuyaux en provenance du compresseur. Je fus écœurée de m’apercevoir combien cette manœuvre s’avérait facile : j’étais vraiment dans un atelier de mécanique, et on pouvait disposer de mon corps comme d’un simple moteur. 

    Je sentis sur mon ventre le poids des deux autres manomètres, pendant que, à côté de mon oreille droite, j’entendais encore le sifflement de celui qui était resté branché sur ma bouche. Puis les mains du docteur se faufilèrent en moi, et je devinai qu’il branchait un long raccord sur le col de l’utérus, après m’avoir dégonflée d’un bon tiers. Je sentis l’air sortir de ma chatte en sifflant.
    - " Deux mois ", dit le médecin calmement, pour prouver, comme s’il en était encore besoin, que l’on pouvait donner à mon ventre n’importe quel âge. Il abandonna ce nouveau manomètre sur ma hanche droite.
    Désormais mes seins, mon sexe, mon cul et ma bouche étaient raccordés au compresseur, duquel je n’étais qu’une monstrueuse prolongation.
    De sa main gauche le pompiste commença à me masser le sein droit. Je tentais de résister au plaisir, mais je sentis mes tétons pointer à l’intérieur de leurs valves. Le pompiste me regardait droit dans les yeux, et aussitôt qu’apparut un indice de plaisir, il appuya sur le manomètre tout en continuant à me masser puissamment le sein. Aussitôt je sentis le téton entrer dans le galbe, puis l’aréole s’enfonça à son tour. 
    Après une douleur assez brève, le plaisir reprit, malgré la sensation de brûlure sur ma peau, et à l’intérieur du téton, sans doute causée par le passage de l’air comprimé. Le pompiste me massait toujours, sans doute dans le but de répartir l’air entrant, et par petits à-coups sur le manomètre entreprit de me gonfler lentement. A l’intérieur de mon sein l’air comprimé repoussait le lait. Mon sein droit devint à ce point excité, qu’à chaque attouchement je tentais de me cambrer sous le plaisir. Puis le mécano s’empara de l’autre sein et suivit l’exemple du pompiste.
 
    Pendant qu’il me tâtait comme une vulgaire chambre à air de bicyclette, et qu’il branlait ma valve, je me souvins de mon expérience avec la trayeuse. A cette époque je l’avais réglée au maximum, sur 220 mm de mercure, ce qui voulait dire que la machine avait provoqué dans mon sein un vide d’air, ou une dépression d’un peu moins d’un tiers de la pression atmosphérique. Je ne sais pas pourquoi mais je me rappelai que cette aspiration correspondait à 300 millibars environ. Disons que la trayeuse faisait le vide, alors que ces salauds allaient me faire le plein.
    - " Gonfle-là à 400 milli par à-coups dit le médecin. Je pense que ça va tenir. "
    En disant cela il achevait de gonfler mon sein droit.
    Je crus qu’il allait éclater, car le mamelon s’était enfoncé dans le galbe, et le téton complètement retourné me faisait mal. Bientôt l’autre sein fut gonflé à une pression équivalente. J’avais tellement envie d’être sucée et vidée que je fus prise de nausées. Mais je n’osais imaginer ce qui se passerait, si les vomissements tentaient de forcer le bâillon : je me serais sans doute étouffée dans mon vomi.
    - " Et pour le cul, on lui en met combien ? " dit le pompiste, en s’emparant du manomètre correspondant.
    - " Eh là ! stop, cria le médecin, il faut placer un réducteur, autrement vous allez me la faire exploser ! Comprenez que votre compresseur envoie au moins quatre litres d’air par seconde ! Or nous avons seulement besoin d’un quart de litre au total, pas davantage, pour lui donner une envie de chier permanente. Il faut réduire d’un facteur mille, autrement elle va prendre son quart de litre en moins de un quinzième de seconde ! Avouez que ça ne serait pas bien drôle! "
    Le pompiste se mit à rire, tout en adaptant le réducteur fourni par le docteur.
    On adapta également un réducteur de débit sur le tuyau de valve qui rentrait par la vulve jusqu’au col de l’utérus, puis je sentis que mon sexe et mon cul commençaient à enfler lentement. L’utérus semblait enfler plus vite, jusqu’à me rappeler Cyril à sept mois.
    Je fus prise de nausées lorsque le pompiste recommença à me masser les seins tout en donnant quelques impulsions au manomètre. Je pensai alors que le lait à l’intérieur devait commencer à entrer en émulsion, et je devinais que sa production augmentait considérablement sous l’effet des hormones. 
    Quand l’air s’arrêtait, tétons et aréoles reprenaient leur position normale ou, pire encore, les tétons rentraient carrément dans les valves.
 
    La pression augmenta considérablement, et les seins commençaient à me faire sérieusement souffrir, mais il ne s’agissait pas exactement d’une douleur. En fait je mourais littéralement d’envie d’être sucée, tellement les tétons étaient étirés, enflés, mes mamelons durcis, les aréoles brûlantes sous le caoutchouc de la chambre à air. Enfin, après plus d’une bonne minute, mes intestins furent gonflés, et je fus prise d’une irrépressible envie, comme si je me trouvais en pleine indigestion. Mon ventre était traversé de borborygmes, mais je ne parvins à évacuer aucun gaz.
    Tout à coup je fus saisie par le fantasme d’une bouche en forme de ventouse, qui serait venue aspirer mes fèces par le cul. Tout comme pour les seins j’avais envie dêtre sucée et vidée, pendant que je tentais de pousser pour expulser le bébé que je ne voulais pas.
    " Ce n’est que du vent ", me dis-je alors, mais avec la poussée des intestins et l’utérus aussi enflé, j’eus soudain l’impression que mon sexe s’ouvrait en grand, se déchirait, appelait de tout mon cœur une grosse bite, qui seule serait capable de le vider. 
    Je me concentrai, je retins ma respiration, et je poussai soudain de toutes mes forces pour expulser mon faux étron, mon faux embryon et mon lait véritable, mais rien ne sortit de moi : mon spincter se contracta douloureusement, mon colon fut pris de spasmes, mon utérus et mes seins semblèrent augmenter encore en volume. 

    J’avais été vulgairement gonflée, voilà tout.

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