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« Les enfants de l’immigration feront violence à la France comme elle a fait violence à leurs pères ici et là-bas. Ils sont sans mémoire mais ils n’oublient pas, je crois. Ils auront, avec la France, une histoire d’amour mêlée de haine, perverse et souvent meurtrière. Ils ne sont pas vraiment de leur pays natal, la France, ni du pays de leur père et mère. Ils sont dans des banlieues, ils ont un pays : les blocs et les tours de l’immigration, la pauvre jungle des villes… »Ecrit par Leïla Sebbar le 12 septembre 1983
In Lettres Parisiennes Histoires d’exil
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