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La Daniella, Vol. I.

- Catégorie : Romans / Nouvelles
- Par George Sand
-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 23 mars 2007 à 22h50
- Ce que nous allons transcrire sera, pour le lecteur, un roman et un voyage, soit un voyage pendant un roman, soit un roman durant un voyage.
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343 pages
La Daniella, Vol. I.
X
Rome, 24 mars 185...
Je crois que je ne resterai pas ici ; j'y suis abattu, faible ; une tristesse de mort me pénètre par tous les pores. Est-ce de Rome, est-ce de moi que cela vient ? Ces entretiens de chaque jour avec vous m'arrachaient à des réflexions trop personnelles et me faisaient vivre en dehors de mon spleen. Je vais tâcher de les reprendre, ne dussé-je pas vous envoyer toutes ces écritures.
Mais si, pourtant ; il faut que je vous promène avec moi dans ce cimetière plus vaste, mais moins imposant mille fois que celui de Pise.
Il faut vous montrer Rome comme elle m'apparaît, dussé-je vous faire partager ma désillusion.
Par où commencerai-je ? Par le Colisée. Vous connaissez, par la peinture, la gravure et la photographie, tous les monuments de l'Italie. Je ne vous en décrirai aucun. Je vous dirai seulement l'impression que j'en ai reçue. Celui-ci, quoique beaucoup plus vaste, en fait, que ceux de Nîmes et d'Arles, que j'ai vus dans mon enfance, est moins saisissant. La partie des gradins manque, et c'est ce revêtement qui donne à ces vastes arènes leur caractère solennel, et qui aide l'imagination à y reconstruire les terribles scènes du passé. Ici, ce n'est plus qu'une carcasse gigantesque, des constructions superposées dont on ne devinerait pas l'usage si on ne le savait pas d'avance. Et puis n'a-t-on pas imaginé de sanctifier ce lieu funeste par un chemin de croix, c'est-à-dire par un entourage intérieur de petites chapelles uniformes, microscopiques, il est vrai, mais, en revanche, d'un nu et d'un blanc si criard, qu'elles s'emparent de l'oeil et le crèvent, quelque effort qu'il fasse pour s'en détacher ! Entre ces chapelles, des échafaudages de planches semblent destinés à un étalage forain ; c'est là que des capucins viennent prêcher pendant le carême.
Je crois que je ne resterai pas ici ; j'y suis abattu, faible ; une tristesse de mort me pénètre par tous les pores. Est-ce de Rome, est-ce de moi que cela vient ? Ces entretiens de chaque jour avec vous m'arrachaient à des réflexions trop personnelles et me faisaient vivre en dehors de mon spleen. Je vais tâcher de les reprendre, ne dussé-je pas vous envoyer toutes ces écritures.
Mais si, pourtant ; il faut que je vous promène avec moi dans ce cimetière plus vaste, mais moins imposant mille fois que celui de Pise.
Il faut vous montrer Rome comme elle m'apparaît, dussé-je vous faire partager ma désillusion.
Par où commencerai-je ? Par le Colisée. Vous connaissez, par la peinture, la gravure et la photographie, tous les monuments de l'Italie. Je ne vous en décrirai aucun. Je vous dirai seulement l'impression que j'en ai reçue. Celui-ci, quoique beaucoup plus vaste, en fait, que ceux de Nîmes et d'Arles, que j'ai vus dans mon enfance, est moins saisissant. La partie des gradins manque, et c'est ce revêtement qui donne à ces vastes arènes leur caractère solennel, et qui aide l'imagination à y reconstruire les terribles scènes du passé. Ici, ce n'est plus qu'une carcasse gigantesque, des constructions superposées dont on ne devinerait pas l'usage si on ne le savait pas d'avance. Et puis n'a-t-on pas imaginé de sanctifier ce lieu funeste par un chemin de croix, c'est-à-dire par un entourage intérieur de petites chapelles uniformes, microscopiques, il est vrai, mais, en revanche, d'un nu et d'un blanc si criard, qu'elles s'emparent de l'oeil et le crèvent, quelque effort qu'il fasse pour s'en détacher ! Entre ces chapelles, des échafaudages de planches semblent destinés à un étalage forain ; c'est là que des capucins viennent prêcher pendant le carême.
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