Je sais
Je sais, hélas, que le présent m'échappe ;
Que le temps m'asphyxie sous sa cruelle chape.
J'ai peur de l'au-delà qui retient tes soupirs ;
J'ai peur - mais pourquoi donc imaginer le pire ? -
De l'instant qui retient l'éternel qui renaît.
Je sais, hélas, que le présent détruit
Mes rêves dont il garde à jamais l'usufruit ;
Et que, privé de toi, - oh, je le reconnais ! -
Le présent m'assassine ; que lentement je meurs.
J'ignore, hélas, si le présent demeure.
Chapitre suivant : Vos Jambes