In Libro Veritas

La remontée du fleuve

Par Martine Maillard

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Table des matières
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Marie-Noëlle




    Jour après jour, tu tissais les boucles de tes cheveux au cœur de la toile épaisse, comme des fils tendus aux horizons de tes fenêtres.
Et, comme de grands miroirs réfléchissant les cercles du soleil, tu laissais tes grands yeux glisser sur l’océan des fleuves, au milieu des clartés tremblantes de la nuit.
 
    Cependant, la fournaise avait monté vers son zénith, et tes journées torrides se ponctuaient de martèlements sonores.
    Un soupir, et il fallait mourir… Mourir de ne pas voir plus loin que l’océan, plus grand que le soleil, plus chaud que la fournaise. Mourir de ne pas voir plus clair que la nuit, et d’ouvrir tes bras comme un archange à travers l’abîme !
 
    La mort d’une étoile fut la naissance d’une enfant.

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