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Cuba Libre

- Catégorie : Romans / Nouvelles
- Par Tina Noiret
-
- Date de publication originale : octobre 2004
- Date de publication sur In Libro Veritas : 21 décembre 2006 à 3h27
- Récit d'une rencontre exotique sur un autre continent
9.57/10 ( votes)
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308 aiment
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1928 lectures |
11 pages
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Etrange récit - dont on ne sait s'il est réel ou fictif, ce qui permet plusieurs interprétations.
Cela donne envie de découvir un peu plus cet auteur.
Un cocktail de sentiments et d emotions. Voila ce que m a inspire cet oeuvre. Dommage qu elle soit si courte!
cette envie de retourner à Cuba ?
Mojito ?
A cause du dépaysement sans doute, du souvenir passionné de révolution, etc ... etc ...
Mais revenez-y car je compte remanier la fin de mon récit - un jour ...
Etrange texte, beaucoup de temps pour camper les personnages, peu d'action coordonnée. Il m'a semblé que les séquences s'alignaient sans réelle nécessité, comme parfois dans la vie et c'est là que je vois l'intérêt de ces pages.
Ah, j'aime, j'aime, j'aime!
Mille merci pour votre commentaire, mais ... pourquoi ?
J'avoue que c'est surtout le style, les mots magnifiques, qui m'a, qui m'ont accrochés. Puis ensuite l'histoire qui suit son cours naturellement, en coulant...
Cuba libre regorgent d'images, c'est chaud, moite, un peu comme ce magnifique pays où les gens prennent le temps de vivre.
J'ai beaucoup aimé toutes les images évoquées.
La nouvelle est aussi emplie de mystères, bien des choses ne sont qu'effleurées me semble-t-il, mais ça fait partie de son charme.
Un soupçon d'érotisme transparait dans les pages, rajoute une autre dimension.
Une belle performance!
Mille mercis cher François, je suis contente d'avoir des lecteurs pleins de finesse et de bienveillance sur ce site -
Le mystère de cette fiction réside sans doute dans ce qu'elle a été écrite par la vraie vie, interrompue par l'absurde du destin.
C'était une belle histoire qui avait commencé, au coeur du monde, sur un autre continent, comme un poème, mais qui s'est résorbée dans la fange des enfers -
L'"âme errante" à travers les mots revendique sa vengeance et n'aura de cesse d'écrire sans fin - dans l'éternelle répétition de la nuit de l'âme.
Le "soupçon d'érotisme" c'est peut-être ce qui reste a posteriori d'un très grand amour - ou d'une belle douleur - mais après tout, c'est souvent la même chose -
j'ai songé à un texte de Régine Desforges, la plagiaire de M Mitchell.
Sous la plume originale d'une écrivaine de talent qui n'a pas peur des mots! C'est bien la première fois qu'une femme aborde ainsi le désir...
Cuba Libre est un cocktail de sensations, philtres d'amour savamment distillés.
Une certaine justice dans le désir qui reconduit au néant, ou encore :
on est sur une scène internationale "bon chic bon genre" sur fond d'écolo tiers mondiste et de bonne conscience superficielle sur fond de malheur d'autrui.
La scène originelle est politique (ou du moins des politiciens et journaleux se déplacent sur la scène politique qui n'est pas nécessairement celle de la "vraie" histoire) et ce beau monde bouffe les signes de Cuba révolutionnaire et apprécie la révolution dans les cigares.
On consomme l'histoire et la révolution, et plus précisément ses signes; on se construit une belle histoire et un sens tout humaniste à sauver les peuples traumatisés par l'histoire et les ouragans.
En deux mots, on est modernes : sur fond de malheur d'autrui et de bonne ou mauvaise conscience (l'une purifie et jouit de son intelligence; l'autre excite, placée sous le signe du mal, le désir) on mène sa petite barque égoïste d'aide humanitaire et de discours socialiste; on jouit de la révolution par contumace comme un Hemingway en son temps en jouissait dans le sens qu'il prenait à la participation à l'histoire (du drame sur le terrain pour intensifier la vie);
bref le désir fonctionne comme toujours avec les signes et surtout consomme l'histoire des autres en la montant en érotisme - et puis tout d'un coup, signes ou pas, imposture ou pas, voilà que tout de même les signes reviennent au corps; sur fond de trahison le corps et la nature reprennent le pouvoir sur les signes, et la jouissance vraie sur fond de platitude reprend le dessus et reconduit ce beau monde à la mort.
Quelque chose est lavé; le sens pris à la vie (historique) des autres est à son tour repris par les sens et ramène à la nature et à la mort; les personnages exotiques qui évoluaient au départ dans le monde exotique de la révoution récitée, se perdent dans le réel de la passion et sont évacués du décor par un ouragan el nino.
Je découvre cette lecture de Sonia Traumsen, et je reste sans voix ... d'admiration et d'émotion ...
"et puis tout d'un coup, signes ou pas, imposture ou pas, voilà que tout de même les signes reviennent au corps; sur fond de trahison le corps et la nature reprennent le pouvoir sur les signes, et la jouissance vraie sur fond de platitude reprend le dessus et reconduit ce beau monde à la mort.
Quelque chose est lavé;"
Bravo, et merci !
À votre tour à présent d'aller vous enivrer.
Magnifique crescendo à partir d'un décor exotique qu'on croirait tiré d'une carte postale pour terminer sur un ouragan fantastique et cataclysmique
"Le sang qu’on croyait être le sien s’est en fait avéré être celui de l’homme sur lequel elle venait de pratiquer une fellation."
Lisez et commentez affec-tueuse-ment ce texte embrasement et recevez sans autre frais de votre part deux MR affectueux de Tina Noiret.