Martine Maillard - Le Passage - texte intégral

In Libro Veritas

Le Passage

Par Martine Maillard

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Table des matières
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Pâques

    


- J’ouvre une porte sur la mort. Il y a des milliers d’anges aux  cheveux flamboyants dont les épées étincellent au soleil.
Et la montagne frémit et tangue comme un navire sur la houle bienfaisante de l’océan.
 Je suis le navire, et l’ange, et la montagne. Je suis le voilier dont les mâts épousent le ciel d’un mouvement léger…


*
-   J’entrouvre une fenêtre qui grince au vent discret du matin.
L’étoile tombée à la mer ainsi qu’un poisson dans le filet du pêcheur y crie encore d’une voix étranglée.
L’aube est douce pour les fronts défleuris…
Je cueille les fleurs de la moisson et bientôt le ciel se plisse de rayons…
Voilà le prix du suicide :
Grandes forêts assassinées,
Arbres tronçonnés,
Et milliers de gerbes d’étoiles explosées dans l’abîme ! 

 

     

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