Io
C’est le printemps qui s’offre à moi :
Comme le printemps charmeur me réveille !
Je roule avec ses pierreries,
Ses flots d’or blond et ses opales.
Comme le printemps charmeur me réveille !
Je roule avec ses pierreries,
Ses flots d’or blond et ses opales.
C’est la lumière qui m’éveille !
Comme la lumière est troublante !
Elle m’échappe et me contemple,
Et me caresse et s’évanouit…
Comme la lumière est troublante !
Elle m’échappe et me contemple,
Et me caresse et s’évanouit…
C’est la nature qui m’appelle !
Que la nature est désirable…
J’étreins ses fleurs et ses prairies,
Je cherche la biche endormie.
Que la nature est désirable…
J’étreins ses fleurs et ses prairies,
Je cherche la biche endormie.
Mais où est ma source magique ?
Où est le terme de ma quête ?
La terre est loin où j’aspirais !
Mon corps se consume d’oubli…
Où est le terme de ma quête ?
La terre est loin où j’aspirais !
Mon corps se consume d’oubli…
Pourquoi m’éveillez-vous, printemps ?
Pourquoi me charmes-tu, lumière ?
Que ne me laissiez-vous mourir,
Exténuée, sur le chemin !
Pourquoi me charmes-tu, lumière ?
Que ne me laissiez-vous mourir,
Exténuée, sur le chemin !
Je suis ivre de course errante,
Folle de la blessure ardente
Qui m’épuise et qui m’éblouit.
Oh ! Montrez-moi plutôt ma route !
Folle de la blessure ardente
Qui m’épuise et qui m’éblouit.
Oh ! Montrez-moi plutôt ma route !
Chapitre suivant : - - -