Enfance
Tu pesais sur mes doigts comme un trésor précieux, mon enfant adoré. La nuit s’ouvrait et te recueillait avec mon baiser. Je ne sortais que peu de ton cocon d’argent, et le silence égrenait sur mon cœur des angoisses et des attentes.
J’étais fil de l’araignée, rosée du bois, le Jour perlait en gouttes à mon front, et je courais par les aubes fraîches à la rencontre de mes saisons.
Oh ! l’envol de mes après-midi suprêmes où, dans l’asphyxie de mes membres et de ma poitrine, j’expirais, cramponnée à la grille, le baiser immense du crépuscule d’été !
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