La retraite du monde
Je partirai sans voir que les barques chavirent
Le jour accomplira son rite ensorceleur
Et j’ensanglanterai l’espace épouvanté
Pour avoir dessiné cet écran diabolique
*
Rentrons à la maison il est tard le soir tombe
Et la fraîcheur saisit les arbres et les champs
Que le voile retombe à nos fronts fatigués
Et que dans cet oubli infini nous vivions
Que nous vivions enfin notre vie de toujours
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