Les aveugles
Et l’étoile qui tourne toujours,
Qui chante toujours,
Là-bas,
Sans personne pour l’écouter !
Elle dit la merveilleuse histoire
du lendemain inexplicable,
du souvenir inattendu,
et des royaumes oubliés…
Vous dormez cependant, pauvres inexpliqués !
Vous courez au sommeil engourdi de vos songes ;
Une immonde agonie peu à peu vous dévore,
Vous suffoquez d’angoisse et vous tremblez de fièvre,
Vous fuyez çà et là, vous hurlez d’abandon,
Vous fouillez vos entrailles et vous cherchez vos yeux,
Aveugles, enténébrés, perdus de solitude !…
*
Qui chante toujours,
Là-bas,
Sans personne pour l’écouter !
Elle dit la merveilleuse histoire
du lendemain inexplicable,
du souvenir inattendu,
et des royaumes oubliés…
Vous dormez cependant, pauvres inexpliqués !
Vous courez au sommeil engourdi de vos songes ;
Une immonde agonie peu à peu vous dévore,
Vous suffoquez d’angoisse et vous tremblez de fièvre,
Vous fuyez çà et là, vous hurlez d’abandon,
Vous fouillez vos entrailles et vous cherchez vos yeux,
Aveugles, enténébrés, perdus de solitude !…
*
La fleur parlait au vent
Pourtant, qui l’écoutait…
La branche était complice,
Et l’oiseau la guettait !
Et la feuille attendait de flotter sur l’étang…
Il suffisait de rire
Ou de pleurer peut-être !
Ou de mourir au vent,
Une fois seulement :
Happé par l’invisible
Envolée des grands arbres,
Immobile et bruissante…
Pourtant, qui l’écoutait…
La branche était complice,
Et l’oiseau la guettait !
Et la feuille attendait de flotter sur l’étang…
Il suffisait de rire
Ou de pleurer peut-être !
Ou de mourir au vent,
Une fois seulement :
Happé par l’invisible
Envolée des grands arbres,
Immobile et bruissante…
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