Lui, elle, elle et moi.
Je l'aimais.Six ou Sept séparations? je ne me souviens plus.je l'ai quitté pour l'autre.j'aime l'autre.il aime l'autre.ils s'aimaient.ils s'aiment toujours.elle m'a quitté pour lui.je me shoote à l'adrénaline.ça fait un mois que mon coeur bat à deux milles, comme un coup de foudre chaque seconde.c'est comme sauter dans le vide.
j'en veux encore.
je la quitte pour elle.elle le quitte pour moi.elle retourne à lui.bléssé, meurtri, je retourne vers elle, celle des 6 ou 7 séparations.je l'aime.et tout les quatres, lui, elle, elle et moi.on se voit.mauvaise ambiance.elle le quitte.je ne le sais pas.et lui, lui, lui, il est là.et il l'aime. et lui, lui, lui et merde je l'aime aussi ce con.tellement moins simple.
en fait.
de quoi on parle?
on parle de elle, elle, lui et moi.si on vise large, on peut aussi considérer qu'il y a aussi elle, elle, et lui.sans hésitation je préfère elle au chocolat, sinon comme dirait lui, qu'est-ce que j'irais foutre gare de lyon?
moncoeurestsouslicencelibre.vouspouvezleprendre.l'adorer.
ouledétruire.
luifairesubir.toutessortesdetransmutation.
dedérivations.lefrottercontrelevotrejusqu'acequ'ils'use.
l'acheterlevendre.maisn'oubliezpasdeciterlenomdel'auteur.
une écharpe.
un pull anarchiste.
un défilé de mode.
le spleen, rue des ramparts d'Ainay.
une galerie d'art contemporain.
des aller-retour en train.
le décor est planté.
lui, elle, elle et moi, le bal des innocents et pourtant tous coupables.
café allongé, trois sucres.
café simple. deux verres d'eau.
un aller-retour à Montpellier.
"message du soir bourré!! Connar jai encor plein de peinture partou voila bisous."
j'ai envie de te voir.
"je ne crois pas que ce soit une bonne idée."
j'ai décidé de ne plus la voir.
rez de chaussée.
5ème étage.
rez de chaussée.
5ème étage.
rez de chaussée.
5ème étage.
rez de chaussée.
5ème étage.
rez de chaussée. 5ème étage.Stop. je bloque l'ascenseur.
pas une goute d'alcool pendant deux mois.
j'ai vraiment la tête qui tourne.
c'est à cause d'elle.
j'ai soif.
je ne l'embrasse pas.
"Elle est seule à l'apart, n'appelle pas, vas-y et sonne"
n'est-ce pas un peu prématuré d'aimer si tôt?
ça c'est sûr.des fois on fait des erreurs.en ce moment, j'en fait un maximum, c'est ça mon adrénaline.
j'ai entendu par elle et lui que elle et lui devaient vivre ensemble.
on l'a croisé sur le pont de l'université l'autre jour.
d'abord elle et moi.6 ou 7 séparations, je ne m'en souviens plus.j'ai été coupable.je le suis toujours.j'ai fini par l'accepter.je suis même prêt à le défendre.je ne plaide pas la culpabilité.je la revendique.
l'histoirE (avec un grand E) a trop souvent rendus des gens coupables d'aimer.de quoi suis-je coupable au juste?de ne pas aimer?d'aimer trop peu?ou bien de ne pas être sur d'aimer?ou de ne pas savoir comment aimer?d'en aimer une autre?
combien de temps doit passer, dans une affaire comme celle-çi, pour obtenir prescription?peut-on considérer le fait que j'aime encore comme une circonstance atténuante?
baffes.portes qui claquent.
cris.
insultes.
1h du matin ; café.joint.mépris.
elle veut savoir qui c'est.
situation tendue.
limiter la casse.
je ne dis rien.
boite de réception.
texto n°37.
message blanc.
Ne me déteste pas trop.
fous-moi la paix.
ce récit n'est pas chronologique.
à mettre en gras :
je fais du mal.je ne crois pas avoir déjà fait aussi mal à plusieurs personnes dans un laps de temps aussi court.
des regrets.
feu l'espoir.
absence.
cruel manque.
l'échec.
seul.
à l'ombre.
comme un dimanche dans un polar divergent.
je mélange tout.
ça ne mène à rien.et pourtant.je le fais quand même.
elle pleure dans ses bras.
elle la console.
surréalisme.
je la quitte pour elle et c'est sur son épaule qu'elle s'effondre.
trois vodka.
cul sec.
je redescend d'un cran et je sèche mes larmes.
elle à bu aussi.
elle revient vers moi.
elle veut m'embrasser.
je refuse poliment.
luttant contre moi-même, ce soir là, j'avais fait mon choix.
elle insiste.
de toute ma vie, je n'ai jamais vu des yeux tels que les siens à ce moment là.
Menaçants.
Tragiquement Menaçants.
elle serait capable de me tuer d'une seconde à l'autre.
je m'écarte d'elle.
elle me rattrape.essaye encore de m'embrasser.de force.
non.je ne peux pas.
je pars.
insultes désespérées.
cris.
elle s'en prend à une vitrine de magasin.
elle se tape la tête contre un rideau de fer.
je suis trop loin pour le voir et l'entendre.mais chaque coup résonne dans ma tête.chaque fois que je la vois.chaque fois que je pense à elle.cet affreux bruit me traverse le crâne comme un spectre qui me poursuit.
je crois que là j'ai vraiment tout détruit.
Ayons confiance en Dieu; en lui est le suprême espoir.
non.merde.j'y crois pas.ça serait tellement plus simple.
je ne pense pas aux conséquences.
je fonce dans le tas.
j'en ai marre des conséquences.
j'en ai marre de cette sacro-sainte Raison.
je prends de l'élan.et je fonce dans le tas.on verra après.
adrénaline.
j'ai fait tout ça pour elle.
elle.
elles.
elle.
elle va se lasser.
elle s'en lasse.
je l'enlace.
on va où là? et quand est-ce qu'on arrive?
ça y est.
j'y suis.
je suis arrivé.
au fond de ma pensée.
Désir.
le maitre-mot de cette histoire.
le propre du désir étant de nous préparer à une déception.
alors je m'y prépare.
qu'elle vienne!
elle va pas me chier dans les doigts.
Euripide disait : "Dans la vie des principes rigoureux donnent dit-on, plus de déception que de joies".
quel con.
Allez, merci pour tout et à la prochaine.