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Ad Vitam et Eternam

- Catégorie : Romans / Nouvelles
- Par Fredleborgne
-
- Date de publication originale : 04/09/2006
- Date de publication sur In Libro Veritas : 24 novembre 2006 à 1h04
- Un jeune entrepreneur veut associer à son projet de "Blog funéraire" son "meilleur ami" fortuné.
9.1/10 (10 votes)
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369 lectures |
8 pages
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alors Fred! si tu me permets de t'appeler par ton petit nom,ce sera un honneur pour moi, chapeau!Ta description des aboutissants du néolibéralisme à travers une nouvelle me séduits totalement. merci
Et en plus un coup porté au tout argent!
Délectation assurée
A bientôt sur d'autres vers
Chapeau.
Je me sens bien petite pour vous noter... Néanmoins je vais le faire et croyez bien qu'il ne s'agit pas d'un retour. L'idée est FORTE.
Pour être morbide cela l'est !
Je plains ceux qui vivent comme cela est décrit ! Quelle tristesse et la chute me déçoit
Le sujet est difficile mais cette histoire est riche en rebondissement. Au départ juste un dialogue entre deux copains qui tourne ensuite à la doctrine du maximum de satisfaction pour un minimum d’effort (pour le héros survivant). Souvenirs éternels dans le réseau. La chute est surprenante car elle finie sur une postface post mortem. C’est un jeu risqué que Fred à mener d’une main de maître, d’ailleurs les avis sont partagés d’où cette impression de malaise ad vitam et eternam.
Diabolique, surprenante, captivante histoire. La chute me plaît.
Quel talent !
Génial au sens premier : l'idée tient du génie et est parfaitement mise en scène dans cette nouvelle. Un grand coup de chapeau.
Un très bon récit d'anticipation, toujours, avec Fred, avec ce côté engagé. Bravo pour cette idée originale et exploitée finement.
par les points techniques et des réflexions un peu tous azimut, je trouve. Ou alors, faudrait en faire un roman, et expliquer comment on s'y prend pour la révolution.
En tout cas, le mythe ne meurt jamais, pour reprendre G@rp.
Fable excellente, comme souvent chez l’inventif Fredleborgne. Un peu moins maîtrisée peut-être que «Les copieurs d’eau » (texte plus tardif donc plus expérimenté ?). Comme les fables « écologistes-nouvelles technologies » de Fred m’impressionnent, je me suis exercé à en faire une en « copiant » sa technique : cf http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre19442.html. Et j’ai vu très vite où étaient les problèmes.
Une fable humoristique tient souvent sur une blague simple, son « noyau ». Dans mon texte, sur deux : une blague que me racontait ma Maman (le col 39-40), et l’apport de Fred qui invente des nouveaux métiers high tec: « videur du cyberespace » . À partir de ce noyau, le problème est de raconter en faisant ni trop court ni trop long. Une nouvelle humoristique n’est pas une brève de comptoir, il y va du plaisir de raconter : il faut une « garniture ». Elle ne doit pas trop délayer la blague-noyau non plus. Si on sait très bien raconter et qu’on pétille d’invention, on peut faire un livre d’humour sans noyau dont la garniture est en elle-même plaisante, comme « Trois hommes dans un bateau », qui n’est au fond qu’un guide touristique de la Tamise.
Cf la discussion par commentaire sur « Gardé à vue » de Gilles Nikolic, http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre17840.html, dont je trouve qu’il a juste la longueur qu’il faut. Pour cela Gilles Nikolic entoure le noyau-blague de son histoire (Le procès DE Kafka) d’une garniture, fidèle à un genre, le roman policier américain, réduit lui-même au « minimum syndical ».
Comme mon texte était un hommage à Fred , j’ai pris comme « garniture » une parodie d’ILV, et j’ai délayé dans une garniture de roman d’espionnage High Tech, ce qui m’a permit de tirer pas mal de lignes (ma vie est très triste en ce moment et je voulais faire rire quelqu’un qui m’est très cher, d’où la densité de private jokes).
Quetzalcoatl voit alors très bien la difficulté spécifique à Fred (et à mon texte qui est une parodie des histoires de Fred) : ses blagues-noyaux demandent beaucoup d’explications techniques, qui étouffent ici un peu la garniture.
La blague-noyau de Fred , c’est ici « les blogs post mortem ». Attention , c’est justement ce qu’ a fait la mère de Roman Gary : elle lui avait préparé des lettres qu’un ami enverrait après sa mort à elle, afin de ne pas l’inquiéter, lui qui était aviateur dans les Forces Françaises Libres. Ce n’est donc pas qu’une blague, et après tout on peut considérer que toute la poésie, la littérature et l’art sont des tentatives de blogs « ad vitam et eternam ». Mais là il s’agit de faire de vrais blogs et d’en faire une entreprise rentable. C’est ça la blague. Or cela demande beaucoup d’explications techniques, qui étouffent la garniture humoristique et même la blague-noyau.
Que faire ? je n’ai pas vraiment trouvé. Une blague concerne toujours « un certain milieu » au delà du quel on ne pige plus, les blagues deviennent des private jokes hermétiques (dans mon texte, il est probable qu’une seule personne pouvait comprendre à la fois la « Source Q » et « Kollontai servant le thé aux communistes », sans recours à Wikipedia) Or, contrairement à Fred, beaucoup d’ILViens ne s’intéressent pas à l’outil qu’ils utilisent : un logiciel libre, ILV. Il faut donc tout expliquer au fur et à mesure. Je mets des « notes » d’auteur ou de claviste dans le corps du texte, les unes explicatives, les autres farfelues, pour camoufler les explications dans la garniture…
C’est ce qui est je crois plus habilement fait dans « Les copieurs d’eau », quoique le sujet de la garniture (la propriété intellectuelle) et de la blague-noyau (copier une eau minérale) soient encore plus difficiles que ceux de « Ad vitam » , à mon avis.
Il est pour un auteur très intéressant de lire quelqu'un d'autre expliquant ce que lui-même a voulu faire, surtout quand ce quelqu'un "démonte" le mécanisme pour le comprendre.
Oui, beaucoup de détails peuvent nuire à l'histoire principale. Mais en fait, qu'est-ce qui est important ? le fait que je veux illustrer (la blague-noyau que moi je requalifierai de "mobile" ou cette histoire.
J'ai envie de dire les deux, car l'histoire permet d'illustrer les effets pervers de la conjonction du "mobile" avec la société actuelle, tournée vers le tout-argent (un autre leitmotiv, thème recurrent).
C'est cette société cynique, elle aussi bicéphale, entre exploiteurs qui jouent au monopoly, et politiciens avides de pouvoir repose sur 3 piliers pour que le joug tienne : le code de la propriété intellectuelle, le flicage, et la manipulation médiatique.
Que de choses en quelques pages...
Mes personnages ont un projet, qui sera récupéré ou occulté. Aujourd'hui, tout ce qui se consomme enrichit quelques uns et asservit les autres. Voilà pourquoi je prône en clair sur d'autres sites le boycott du système classique "culturel", l'anti-mercantilisme par la sous-consommation, le retour aux fondamentaux et la révolte citoyenne.
La recette pour une révolution. Faire partager sa colère. Les "troupes gouvernementales" ne peuvent aujourd'hui faire face à toute une population qui descend dans la rue, car eux-aussi sont, en tant que fonctionnaires, mal payés et souffrent donc (moins que les ouvriers néanmoins) de la crise actuelle.
N'oublions pas que ces troupes sont aussi des hommes, et qu'ils subissent aussi l'abêtissement des médias.
Et pour certains d'entre eux, élevés dans certaines valeurs "sûres" et réellement républicaines, il y a contradiction avec les "impostures" politiciennes actuelles.
Alors, je ne crois pas que la plupart de ces hommes tireraient sur une foule. Ce qui me fait rire le plus, si on voulait jouer sur des clichés éculés, c'est que la "moralisation actuelle" politicienne (Pas d'alcool dans la société y compris dans les fourgons de CRS) peut se retourner contre eux. Cette "mesure" les rend moins cons, donc moins efficaces pour soutenir la pourriture.
Ne pas oublier de rajouter, sans crainte, de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace.
Désolé si par suite d'excès, mes oeuvres donnent des maux d'estomacs ou des céphalées à certains. J'espère bien qu'elles filent par contre des ulcères et des boutons à une certaine élite.
Soyons clair : la recherche d’éternité à travers une oeuvre est parfaitement légitime, c’est un des moteurs de la création. Les poèmes sont des blogs lancés vers les étoiles, qui atteindront ou pas leur destinataire. Cf le commentaire de Lancelot sur « Trames étranges » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre19316.html) et celui de AL sur le « Toast funèbre » de Mallarmé (http://lipietz.net/ecrire/?exec=articles&id_article=2251). À mon sens la blague-noyau était bien ici de « marchandiser » ce vœu, nous sommes bien d’accord. Et la "garniture", en précisant comment nos lascars s'y prenaient et comment l'un confisquait le fruit de l'idée de l'autre, ne faisait en effet que poursuivre le même mobile : dénoncer la marchandisation. Le problème est que les explications nécessaires bouffent un peu la place du rire. Mais y-a-t-il de quoi rire ?
Une nouvelle preuve de "résistance" à la volonté d'état.
Les polices municipales rechignent à s'équiper de tasers. Et oui, elles ne sont pas "aux ordres de " comme doit le supporter aujourd'hui la gendarmerie...
http://www.ouest-france.fr/Police-municipale-le-Taser-ne-fait-pas-recette-/re/actuDet/actu_3636-702953------_actu.html
me faire un dimanche Borgne
Première touche, première claque.
Un texte très fort, inventi et intelligent