Vincent Jost - L'amourophage - texte intégral

In Libro Veritas

L'amourophage

Par Vincent Jost

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Table des matières
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L'amourophage

    Quelques années plus tard, je perfectionnais mon art d'aimer :


J’ai commencé par tes yeux

Qui m’avaient dévisagé.

Quelques pointes de cheveux

Dont la blondeur m’aliénait

Assaisonnèrent au mieux

Le plat que ton corps m’offrait.

 
§


Le plus tendre de ta chair

Envahissait mon palais.

Comme une viande casher

Dont le sang s’est écoulé

Je dégustais ton derrière

Comme un bon filet grillé.


§


Finalement c’est ton cœur

Qui me permit d’oublier

Tous tes cris et ta douleur

Lorsque je t’ai dépecée.

Cru, je sentais la saveur

Que mon amour dévorait.


Extrait de 'Semblables '