Latence
Comme chacun le sait, l'adolescence est une période où l'on ne cesse pas de se chercher. Pas encore certain d'être dans le droit chemin après avoir observé tout l'émoi provoqué par mon débordement d'amour envers ces fillettes, je décidai, pour un temps, de faire fi de mes amours afin de me consacrer pleinement à mes études, à ma vie à venir.
Ma période lycéenne fut assez monotone. Je réussissais assez facilement tout ce que j'entreprenais. Mes parents furent vraiment très fiers des notes que je leur récoltais jusqu'à l'obtention avec mention très bien de mon BAC.
Leur joie fut si grande de constater qu'ils avaient engendré un être si intelligent et si parfait qu'ils se sacrifièrent un peu pour me payer un mois de vacances dans un club à l'étranger avant que je ne commence de prestigieuses études supérieures. Je me souviens encore du conseil de mon père avant mon départ : « Éclate–toi Vincent, mon fils ! Et pense aussi à faire le plein d'amour, car les années à venir te seront laborieuses ! ».
Ah ! L'amour. Cela faisait si longtemps que je ne l'avais plus pratiqué. De plus, ces trois dernières années j'avais aussi découvert une nouvelle manière d'aimer par l'échange des fluides corporels.
On pouvait, m'avait–on dit, s'échanger de la salive par la bouche ou encore aboutir à l'extase en pratiquant un va–et–vient du sexe dans l'un des orifices hôte de notre partenaire. Moi qui suis de nature très pieuse, j'avais alors été assez choqué par les propos de mes camarades qui ne se gênaient pas pour user de piètres plaisanteries à mon encontre. Mais pour une fois, peut–être la seule, je dois avouer qu'ils n'avaient pas tort.
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