L'enfance
Petit, j'ai toujours eu une passion dévorante pour les animaux. J'ai commencé ma quête d'affection avec les chatons que j'aimais baigner dans un seau d'eau jusqu'à ce qu'ils s'en aillent vers Dieu. Mais ce n'était pas juste et bon que de n'aimer que des chatons. Greg, mon voisin avait un lapin et une petite sœur (Lætitia). Ce joli lapin nain possédait un superbe pelage blanc et des yeux d'un bleu aussi beau que celui du ciel dégagé de l'été. Ah l'été !
Je me souviens encore combien son poil était doux jusque sur son cou...
Cet été–là, j'ai encore aimé toutes sortes d'animaux. La mésange qui tournoyait dans le ciel et juste dans la mire de mon lance–pierre, les petits mulots marrants qui couraient dans les champs jusque sous mes baskets, les oisillons dans leur nid que je jetais en l'air afin de leur apprendre à voler, mais jamais, oh non jamais je n'ai mener à Dieu un rat ou un corbeau. Je n'aimais vraiment pas assez ces sales bêtes–là !
C'est dommage, mais je ne sais pas si vous avez remarqué, quand on grandit nos goûts changent avec les kilos et les centimètres que l'on gagne. Le bon lait à la fraise devient de moins en moins gouteux alors qu'à quinze ans on commence à se régaler d'une bière. Il en va de même avec les animaux, ces chatons que j'eus aimés tant ne me plaisaient plus guère. Moi, ce qui me plaisait de plus en plus, c'était la compagnie de mes copains et de leurs petites soeurs.
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