jean matrot - Place aux amateurs - texte intégral

In Libro Veritas

Place aux amateurs

Par jean matrot

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Table des matières
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chapitre 5

 
    On se croirait dans une très mauvaise série Z. Ils sont tournés vers nous, chacun avec une expression différente. J’imagine un long travelling latéral sur les visages.
    Enrique a l’air malheureux et rassuré en même temps, malheureux de me voir pris comme un hamster dans une animalerie, rassuré de savoir que nous allons partager les mauvais traitements. Comme chacun sait, les moments difficiles le sont beaucoup moins lorsqu’on les partage avec un ami.
    Chloé, elle, semble enchantée de me revoir mais manifeste une certaine déception en constatant que je suis accompagné. Désolé, ma poule, je ne me laisserai pas mourir d’amour pour tes beaux yeux… ni pour le reste, d’ailleurs.
    Pour sa part, Pascal est en train de crever de joie sur place, ça ne fait aucun doute. Ses babines sont retroussées dans une mimique qui semble être un sourire. J’aimerais pouvoir dire qu’il a un petit air cruel mais ce n’est même pas le cas. Ce type maîtrise ses sentiments d’une manière admirable. J’espère simplement qu’il fera preuve d’autant de retenue pour nous négocier. Moi qui ai toujours rêvé d’une fin glorieuse…
    Quant aux deux nouveaux arrivants, je ne saurais trop m’avancer. Le premier est un espèce de monstre velu dissimulant son côté primaire et bestial sous un costume sobre, genre prêtre en villégiature. Son regard est tout ce qu’il y a de plus idiot. Comble de mauvais goût, il a les doigts de la main droite couverts de chevalières… quoique… non, c’est juste un poing américain.
 
    Et le dernier larron n’a rien de particulier qui puisse attirer l’attention, rien excepté une époustouflante habileté au couteau. Ce type est une pointure, un champion olympique. Sinon, comment voudriez-vous, d’un seul coup, presque sans regarder, planter une lame dans une oreille ? Hein ? Pas facile.
    Un qui n’apprécie pas outre mesure la dextérité de son nouvel ami, c’est Enrique. Il aimerait assez retirer le couteau mais comme il a les mains liées dans le dos, l’opération s’avère délicate. D’autant que la lame a traversé et qu’elle pend maintenant, coincée par une des multiples boucles d’oreille.
    Pascal tance son facétieux camarade :
    - Emilio, tu pourrais attendre que tout le monde soit servi !
    - Oh, déjolé… yé pas pou mé rétenir.
    Je ne vois pas pourquoi Chloé ricane bêtement comme ça. On dirait une petite fille qui regarde un gros gâteau en sachant pertinemment qu’elle va le manger.
    A la demande de Pascal, gros costaud à l’air idiot m’attrape sous les aisselles, comme un enfant, et me pose délicatement sur une chaise. Il ne faut pas trois minutes à Chloé pour m’attacher les mains dans le dos et les pieds à ceux de la chaise avec du ruban adhésif.
    Tout a l’air prêt. Pascal confirme :
 
 
    - Bon, on va pouvoir commencer.
    Amina fait un pas en avant et demande :
    - Et moi, je peux partir ?
    - Toi, tu bouges pas. Emilio, attache-la, elle aussi.
    - Hé, du calme ! j’ai rien à voir avec vos salades, moi !
    - Que tu crois. Ferme ta gueule si tu veux pas qu’on te l’abîme.
    Comme elle fait mine de se rebeller, la fine main dorée d’Emilio sort une lame de je ne sais où et lui fait glisser avec gourmandise sous la gorge. Sans un mot de plus, Amina avale sa salive et se laisse attacher. Une larme roule le long de sa joue. J’aimerais la boire.
 
    Pascal se frotte maintenant le coin du nez avec un petit sourire malicieux. Il jette un œil complice à Chloé et attaque d’une voix pleine de gaieté :
    - Mes amis, vous savez tous pourquoi nous sommes réunis en ce jour. N’est-ce pas ? Bon, je vous explique les règles du jeu : nous allons vous poser des questions et vous devrez fournir des réponses. Jusque là, rien de bien compliqué. Où ça devient plus difficile, c’est qu’à chaque mauvaise réponse, vous aurez un gage. Et c’est notre chère Chloé ici présente qui choisira votre peine. Alors, messieurs, êtes-vous prêts ? Première question : où est le fric ?
 
    Enrique transpire très fort. Il me lance des regards de détresse. Je lui fais signe que tout va bien en essayant de m’en persuader. Pendant ce temps, Pascal a les yeux rivés à sa montre.
    - Allons, messieurs, plus que dix secondes.
    Emilio s’approche de Punky et retire le couteau qu’il avait lancé dans son oreille. La lame libère une ribambelle de gouttelettes rouges qui tombent sur son épaule. Surpris, Enrique pousse un cri de jeune fille, quelque chose comme un couinement.
    L’air désolé que c’en est un délice, Pascal laisse retomber ses bras dans un mouvement de désespoir.
    - Oohhh, perdu. Quel dommage ! Mais c’est le jeu ! Allons, mademoiselle Chloé, donnez-nous un gage.
    Il se recule d’un pas et Chloé fait rouler seins et fesses jusqu’au centre de la pièce. Là, elle se stabilise, sourit de part et d’autre en se trémoussant avant de lancer :
    - Qu’on lui crame sa crête, à lui, et à l’autre, qu’on lui fasse bouffer son bonnet !
    - Ah, c’est un petit gage, mais il est vrai qu’il vaut commencer doucement sinon, le spectateur se lasse… pas vrai, Emilio ?
    - Si, ma fô pas trop traîner non plou, chinon, cha devient ennouyeux.
 
 
    - Vous avez mille fois raison, mon cher ami et compère. Exécution !
    Emilio sort un briquet, l’allume et l’approche de la tête d’Enrique. Ce dernier se met à hurler :
    - Laissez-moi ! Vous pouvez pas me faire ça !
    La flamme s’éteint. Emilio a l’air outré. Il lance une petite gifle à Punky et lui dit :
    - Hé, tou po pas fermer ta gole ? On a jamais dit qué tou pouvais crier.
    Pascal s’approche et déclare, sententieux :
    - En effet, mon ami, le règlement est formel : vous devez vous taire pendant l’application du gage. Regardez votre ami, est-ce qu’il hurle, lui ?
    Crier en mangeant mon bonnet me paraît pour le moins difficile.
    - Bon appétit, me lance Chloé.
    - ‘erchi.
    Une odeur de cochon brûlé. Emilio balade sa main armée du briquet au-dessus de la tête d’Enrique, mettant le feu bien consciencieusement. Pendant ce temps, Pascal a plaqué un chiffon sur la bouche de mon compère pour l’empêcher de crier. Celui-ci pleure à chaudes larmes sa magnifique crête, son symbole de puissance, de rébellion. Tout en finissant mon bonnet, je compatis. Gros débile me remet dans la bouche les bouts que j’essayais lâchement de faire tomber de côté. Je n’ai déjà plus faim du tout.
 
    - Mange !
    Je ne fais que ça. La laine gonfle mon estomac au fur et à mesure qu’elle se gorge de liquide. Courir un cent mètres après un tel repas relèverait de l’exploit.
    La crête a fini de brûler. Enrique ressemble à présent à un skinhead. Mieux vaut ne pas lui dire, son désarroi fait suffisamment peine à voir.
    Pascal reprend ses fiches, son micro et revient se placer à proximité de la grande roue. Tout sourire, il embraye :
    - Le jeu ne fait que commencer. Nous en sommes aux amuse-gueule, si vous me permettez l’expression. Bon. Deuxième question : Où est le fric ?
    Je pense connaître la troisième, de question.
    Enrique couine un peu tandis que Pascal regarde sa montre. Celui que je croyais mon ami redresse la tête et dit en me désignant du menton :
    - Il le sait, lui, où il est, votre blé… Je lui ai tout filé pour qu’il le planque.
    Je ne peux retenir mes sentiments les plus sincères :
    - Enculé !
    - Tss, tss, voyons messieurs, pas de grossièretés. Alors vous disiez que ce jeune homme, là, pourrait nous donner des indications ?
 
 
    - En tout cas, moi j’ai plus rien. Il a tout embarqué.
    Je m’énerve :
    - Non mais vous voyez pas qu’il raconte des conneries, cet abruti ? Vous le croyez assez con pour me confier son argent ?
    - Ca me paraît en effet assez tiré par les cheveux.
    - Ah ! vous voyez.
    Enrique va pour reprendre mais brute épaisse lui envoie une mandale qui lui décroche la mâchoire. Sa grosse voix traînante ponctue :
    - Faut pas dire que c’est les autres. C’est pas bien.
    Il y a fort à parier que Nounours place cette affirmation à un niveau personnel.
    Pascal a tout de même des doutes dont il me fait part :
    - T’as peut-être pas tout l’oseille, mais tu sais au moins où est ta part. Alors tu vas cracher.
    Il se redresse et reprend :
    - Attendu que vous connaissez déjà la troisième question, je ne prendrai pas la peine ni ne ferai l’affront à votre intelligence de la répéter à nouveau.
    Ce bandit m’a tout l’air de s’enfiler trois pages du Larousse à chaque petit déjeuner. Ca ne l’empêche pas de reprendre son petit cinéma : au bout de trente secondes, l’air désolé, il laisse la place à Chloé. Elle s’approche en me fixant droit dans les yeux. Sa langue passe sur ses dents et sa lèvre supérieure.
Je laisse échapper :
    - Chloé, t’es quand même la reine des salopes.
    - Merci.
    Pascal s’impatiente :
    - Bon, Chloé, t’es là pour les exciter ou quoi ?
    La mignonne se reprend, non sans m’avoir lancé un clin d’œil complice. Si je dois ma mort à son imagination, une chose est sûre, elle ne l’aura pas fait pour me nuire. Ce sera juste par jeu. Sa poitrine se gonfle au delà du supportable et elle laisse tomber la sentence dans un soupir de satisfaction :
    - Ce qui serait sympa, ça serait de les enculer avec un balai !
    Les yeux de Pascal sont sortis un instant de leurs orbites, en même temps que les miens. Enrique émerge doucement de sa mandale. Nous serrons les fesses tous les deux. Notre tortionnaire en chef tousse légèrement avant de dire, tout doucement :
    - Heu… Chloé, t’as pas autre chose ?
    - Pourquoi ? Ca te plaît pas ?
    - Ben c’est un peu gerbant.
    - Et alors ? Tu veux pas non plus les étouffer avec de la crème anglaise pour pas qu’ils souffrent ?
    - J’ai pas dit ça, mais ton truc, là, je me vois mal le faire… et je suis pas sûr que ça les fasse parler.
 
    - Moi je le ferai, si tu veux.
    - Chloé, m’emmerde pas. Je t’ai dit de me trouver autre chose.
    -Oh, comme tu veux… c’est pas la peine de me demander d’avoir de l’imagination si c’est pour pas en profiter.
    J’ai l’impression que le jeu tourne court. Ca n’enchante pas Pascal qui se trouvait plutôt bon en présentateur de télé. Il conclut donc :
    - Emilio, on va leur péter les doigts avec un marteau. Regarde si ils ont ça.
    Un grand sourire au lèvres, l’italien part aussitôt vers les autres pièces. Je me sens quelque peu rassuré, sachant que nous ne possédons aucun outil à la maison et qu’à défaut de doigts, je pourrai toujours me targuer d’avoir sauvé mon honneur.
    Une que j’avais oublié, c’est Amina. Elle craque :
    - Mais arrêtez vos conneries, enfin ! Vous pouvez pas leur faire ça !
    - Toi, tu ferais mieux de rester peinarde si tu veux pas que je te fasse ce que Chloé a dit.
    - Vous avez pas le droit ! Vous pouvez pas me casser les doigts ! Je suis secrétaire.
    - Je pensais pas aux doigts.
    - Eh ben à quoi vous…
 
    Amina se tait subitement. Ses sourcils sont remontés très hauts vers la limite bouclée des cheveux noirs. A sa place, je me tairais également.
    Emilio est de retour. N’ayant pas trouvé de marteau, il ramène une grosse louche émaillée. A cet instant précis, j’arrive à la même conclusion que ma grand-mère qui disait très justement qu’on devrait toujours avoir un minimum d’outillage à la maison. Le bon sens ancestral se redécouvre tout au long d’une vie.
    - Il nous faudrait un support.
    Nullement pris au dépourvu, Emilio exhibe une planche à découper qu’il tenait derrière son dos, comme une surprise. Rapidement, avec des gestes de docteur, il me détache une main et la passe devant mon torse. Et là, il se passe quelque chose d’incroyable : cette main libérée est devenue vive comme un oiseau. Elle s’envole, virevolte, se retourne, part en arrière indépendamment de ma volonté, juste pour ne pas être attrapée par Emilio. Il tente de la saisir quelques secondes, sans réel résultat. Mais l’italien a plus d’un tour dans son sac. Il se redresse, m’allonge une torgnole phénoménale qui me laisse sans voix et réussit enfin à saisir l’oiseau apprivoisé. Son calvaire n’est pas terminé.
    - Ma où qu’il est, lé scotch ?
    - Tu boiras plus tard, attache-le, répond Pascal, impatient.
 
    - C’est pas pour boire, c’est pour l’attacher, joustément.
    De son côté, Brutos réfléchit un petit quart de siècle avant que l’information ne franchisse l’espace intersidéral séparant son pavillon auditif de son cortex. Narthex serait d’ailleurs autrement approprié. Pascal commence à fatiguer :
    - Dis-donc, Dédé, c’est pas toi qui l’avait, le scotch, tout à l’heure ?
    - Vous savez bien que je bois plus, patron.
    - Mais espèce d’abruti, je te parles pas de whisky mais de ruban adhésif !
    - Ben c’est vous qu’avez dit à Emilio que…
    - Me pousse pas à bout, Dédé ! File-moi ce putain de scotch et qu’on en finisse ! Sinon, c’est avec ta tronche que je vais leur péter les doigts, à ces cons !
    Dédé se fouille fébrilement. Il baisse la tête mais tout le monde a remarqué la larme qui perlait au coin de sa paupière. Qu’une telle montagne de chair puisse pleurer a quelque chose de rassurant.
    Emilio maintient toujours ma main sur l’accoudoir, prête à être ficelée comme un rôti avant qu’on ne l’attendrisse à coups de louche. Je retrouve un peu mes esprits et le majeur se redresse de manière insultante. Personne n’y prête attention.
    Je suis à deux doigts de les perdre lorsque la baie vitrée vole en éclats. Au milieu de ce vacarme, un cri suraigu ; au centre de cette averse de verre, Sing-Tong, habillé tout en noir avec une écharpe rouge ceinturant sa taille et un bandeau ceignant son front.
Pascal se jette sur son flingue, mais déjà, il a ramassé un coup de pied retourné en plein menton. L’automatique glisse sur la moquette, juste aux pieds d’Amina. Dédé plonge pour le saisir mais l’élan est mal calculé et il part encastrer sa face épaisse sous la commode. Reste Emilio. Ce dernier n’a pas chômé. Il a envoyé trois lames dont une seule a atteint sa cible. Sing-Tong attrape le manche d’un geste vif, arrache le couteau planté dans son avant-bras et le renvoie à son agresseur avant de lui foncer dessus en effectuant trois roues parfaites.
    Libéré, je saute sur mes pieds, saisis un couteau tombé à terre et tranche les liens d’Enrique. Au passage, un bond à pieds joints sur le dos de Dédé qui faisait mine de vouloir se relever. Un petit nuage de poussière fuse de dessous la commode, soufflé par les poumons comprimés du colosse. Celui-ci s’agite mais n’arrive pas à sortir. Je comptais déjà fermement venir en aide à Sing-Tong mais Pascal a été le plus rapide. Le pistolet jaillit dans sa main et il le colle sous le nez de notre sauveur.
    Plus grand-chose à faire ici.
    Lorsque je franchis le seuil en courant, la dernière image de la pièce que j’emporte est celle d’Emilio plantant son couteau jusqu’à la garde dans le thorax de Sing-Tong. Derrière eux, Chloé a l’air étonnée, comme si tout à coup elle se rendait compte que ses facéties puissent avoir de telles conséquences.
    Les mômes du coin ont perdu leur marchand de sable, leur dealer de rêve, celui qui leur fournissait un palliatif à la révolution permanente. Ils n’auront plus qu’à se rabattre sur l’éthanol, comme leurs parents. Ainsi va la vie quand elle se barre.
 
    Je n’irais pas jusqu’à dire que je connais le quartier comme ma poche, mais tout de même, ils auront du mal à nous retrouver.
    Enrique me suit dans le vide sanitaire, sans un mot. Nous n’avons pas parlé depuis notre sortie de l’appartement. Je ne lui ai pas demandé de me suivre mais il le fait tout de même, sans doute persuadé que je suis son seul salut.
    Nous finissons par sortir de sous les bâtiments à l’autre bout du quartier. Je jette un œil alentour avant de m’asseoir contre un conteneur de poubelle. Enrique se laisse aller à deux mètres de là, le long d’un mur. Son oreille saigne toujours. Je le regarde sans pitié une bonne minute avant de lui demander :
    - Enrique, t’es une ordure par goût ou par habitude ?
    - Toi, t’as encore rien compris.
    - J’ai rien compris ! ? ! Y’a un truc que j’ai bien panné, en tout cas : tu voulais me faire morfler à ta place !
    - Et alors ? Tu sais où est le fric, non ? Et pis valait mieux qu’il y en ait qu’un qui se fasse taper, comme ça, l’autre pouvait l’aider.
 
    - L’aider ? Arrête, Enrique, j’ai vraiment trop envie de t’en coller une et de te laisser là.
    Est-ce la perspective d’être abandonné ou le pain qui inquiète Punky ? En tout cas, il se tait. Je pose la tête sur mes genoux, tentant de réfléchir à la suite. Ces types ne sont pas des plaisantins. Il aura fallu la mort de Sing-Tong pour que je m’en rende compte. Je me sens vide, creux, dégoûté. La mort me fait toujours cet effet. Que vont-ils faire, maintenant ? Attendre que nous revenions, chercher dans le bâtiment pour trouver la planque du fric ?
    - C’était qui, la fille ?
    Le voilà qui se réveille. Je lui réponds à contrecoeur :
    - Une copine… Amina.
    Amina… je ne peux pas les laisser avec elle. Ces abrutis sont capables de me l’abîmer. Et il faut que je récupère l’argent et les billets d’avion. J’ai laissé ces derniers dans mon blouson, sur la chaise. Vu la tournure que prend cette affaire, le mieux est de partir le plus vite possible. Il ne manquerait plus que les poulets pour que la fête soit complète.
    Enrique me demande :
    - Qu’est-ce qu’y a ?
    - J’ai peut-être une idée.
 
 

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