Jusqu'à ce que la raison l'emporte
Ce soir tu as disparu. Plus aucune trace de toi si ce n'est un débardeur rose et une mini-jupe bien étalés sur le lit d'hôpital.
Je suis venu chez toi prendre de tes nouvelles. C'est en voyant ta mère endormie sur le canapé que je compris que tu étais partie.
Je savais que ça devait arriver. Mon imagination m'avait forcé à croire au pessimisme le plus improbable. Je n'avais donc pas eu d'autre choix que te voir disparaître. Voilà pourquoi j'avais préféré couper les ponts avec toi.
Tu as perdu ton corps à dix-neuf ans et, contrairement à moi, ta mère ne te pardonnera que quand tu le retrouveras. Moi je te regarderai flotter ici et là jusqu'à ce que la raison l'emporte.
Je suis venu chez toi prendre de tes nouvelles. C'est en voyant ta mère endormie sur le canapé que je compris que tu étais partie.
Je savais que ça devait arriver. Mon imagination m'avait forcé à croire au pessimisme le plus improbable. Je n'avais donc pas eu d'autre choix que te voir disparaître. Voilà pourquoi j'avais préféré couper les ponts avec toi.
Tu as perdu ton corps à dix-neuf ans et, contrairement à moi, ta mère ne te pardonnera que quand tu le retrouveras. Moi je te regarderai flotter ici et là jusqu'à ce que la raison l'emporte.
(Mars 2006)