Augustin Groulliu - Crime de lèse Blanche Neige - texte intégral

In Libro Veritas

Crime de lèse Blanche Neige

Par Augustin Groulliu

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Table des matières
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01

Il était une fois, une adorable petite femelle lapereau, faisant la fierté et le bonheur de son papa et de sa maman. Elle n’était que grâce et douceur, elle possédait un poil brillant et soyeux d’un blanc immaculé. Sa gentille maman, qui adorait les contes de fées, lui donna le joli et néanmoins original nom de Blanche Neige.
Blanche Neige aimait par-dessus tout, se blottir bien au chaud contre sa gentille maman et câliner son gentil papa. Pourtant un jour, elle eut envie de quitter l’agréable nid douillet pour rencontrer le prince charmant. Sa maman, très inquiète, savait sa fille tendre et naïve. Mais à cet age quoi de plus normal de vouloir vivre ça vie...
Malheureusement à quelques centaines de mètres du terrier, Blanche Neige rencontra une énorme et terrible hyéne.
Sans être consciente du danger… l’adorable enfant lui fit un gentil sourire et une jolie révérence, les genoux bien pliés, le regard légèrement baissé, exactement comme lui avait appris sa gentille maman qui adorait les contes de fées et les belles manieres.
D’un air méchant la hyène la toisa, elle salivait énormément à la vue de ce petit être mignon et dodu.
Bonjour madame, dit l’enfant d’une petite voix douce et mélodieuse, je m’appelle Blanche Neige, c‘est la première fois que je quitte mon papa et ma maman chérie, je suis à la recherche du gentil et doux prince charmant.
La méchante hyène répondit d’une voix éraillée et mielleuse : quant à moi je suis la cousine au second degré de Marc Dorcel, je suis à la recherche de monsieur Rocco Sifrédi.
Ce n’est pas pour me fiancée avec lui ni pour qu’il me fasse la cour, c’est seulement pour lui pomper le dard et lui vider les couilles.

Blanche Neige se mit a pleurer, papa lui avait appris qu’il ne fallait pas dire : couille et encore moins pomper le dard ce n’est pas joli !
Tout à coup, la grosse hyène lui décocha un méchant coup de griffe, qui la fit rouler sur plusieurs mètres.
Blanche Neige avait l’arcade sourcilière ouverte, du sang coulait  de la vilaine plaie.
La pauvre enfant tremblait de tout son corps.

Trop inquiète de laisser seule sa fille, la maman de Blanche Neige arriva, hélas trop tard… l’horrible hyène avait déjà la petite lapine dans la gueule.
En pleurant de douleur sa maman assista, comme pétrifier, au pathétique spectacle.
Le féroce animal croqua Blanche Neige, doucement, très doucement,  prenant un malin plaisir à bien faire craquer les os pour se délecter de la moelle.
À chaque coup de mâchoire, des flots de sang rougissaient  la petite fourrure immaculée. Seule l’adorable petite frimousse n’était pas encore engloutie, comme un léger et doux murmure, elle geignait encore : maman… elle va salir ma jolie robe,  mes pantoufles de vair et mon T-shirt de Lorie…

D’un coup, la gueule du monstre serra puissamment le joli minois. Dans un bruit sonore de noix de Grenoble  écrasées… il éclata sous la pression, laissant échapper un jet de liquide rachidien sur le pelage de la gentille maman.

La malheureuse se mit à hurler si fort que les arbres de la forêt s’en souviennent … (Sauf, peut être, les durs de la feuille...)
L’horrible bête engloutit l’adorable petit quadrupède et lécha minutieusement ses vilaines babines.

Je n’ose penser à cette pauvre maman, imaginant son adorable chérubin attaqué par les sucs gastriques du terrible estomac pour être ensuite puissamment malaxé, réduit en une infâme et disgracieuse bouillie.

Adieu prince charmant, adieu longue traîne immaculée, adieu archevêque de Canterbury, le gentil papa de Blanche monsieur Neige, ne pourra l’accompagner fièrement à la cathédrale, sous les cris et les ovations de la foule attendrie, une autre promenade l’attend… qui la conduira lentement de l’intestin grêle au petit intestin pour arriver sans minauder jusqu’au colon l’antichambre de l’affreux rectum.

Enfin, par un petit matin blafard et triste, ce sera sans ménagement l’expulsion… effectuée avec effort par l’anus crasseux de la vielle Yenne édentée. Dans un bruit sonore et nauséabond, elle sera abandonnée là… à même le sol… transformée en une sorte de pâte marron dont le  haut ressemble à une glace italienne. Pas d’oraison funèbre, encore moins de requiem de Verdi ou de « ma meilleure amie » de Lorie, seulement le bourdonnement sourd de quelques mouches silencieuses et laides.
L’indépendance se paie disait Malraux…

 
Note de l’auteur : Il y aurait pu avoir une fin plus douce, plus romanesque:  Une des mouches qui tournait autour de Blanche Neige aurait prévenue en cachette le prince charmant. Il serait venu sur son beau destrier blanc, apportant quelques cagettes de salades et un cd de Lorie à sa gentille dulcinée. Il se serait agenouillé prés des restes immondes et nauséabonds de Blanche Neige.

Puis se pinçant le nez, tout en repoussant tant bien que mal les assauts des vilaines mouches, il aurait approché doucement  ses lèvres pour un dernier baiser et…
Tant pis pour les romantiques… c’est vraiment trop dégueulasse !

Message de Madame Josette Mouchabeu  de Nougat les Mines présidente du LA D B N E D S A N (Les amis de blanche Neige et de ses andouilles de nains)  :
C’est un scandale monsieur !!! vous voulez tuer notre Blanche Neige !
Il faut nous la sortir de là,  monsieur, c’est bien beau d’écrire des âneries sur internet, il fallait y penser avant. On exige que le prince charmant la sauve grâce à un vrai baiser langoureux avec la langue et tout et tout….sinon vous entendrez parlez de nous !!!

Moralité : Quand on met quelqu’un dans la merde il faut l’en sortir … (Proverbe Ming, 3eme siecle avant J-C)