Tristan Corbière - Les Amours Jaunes - texte intégral

In Libro Veritas

Les Amours Jaunes

Par Tristan Corbière

Oeuvre du domaine public.

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Table des matières
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BONNE FORTUNE et FORTUNE

Odor della feminita
Moi, je fais mon trottoir, quand la nature est belle,
Pour la passante qui, d'un petit air vainqueur,
Voudra bien crocheter, du bout de son ombrelle,
Un clin de ma prunelle ou la peau de mon coeur...
Et je me crois content-pas trop !-mais il faut vivre :
Pour promener un peu sa faim, le gueux s'enivre...
Un beau jour-quel métier !-je faisais, comme ça,
Ma croisière.-Métier !...-Enfin, Elle passa
-Elle qui ?-La Passante ! Elle, avec son ombrelle !
Vrai valet de bourreau, je la frôlai ...-mais Elle
Me regarda tout bas, souriant en dessous,
Et ... me tendit sa main, et ...
m'a donné deux sous.
( Rue des Martyrs .)

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