Robert Christian - PHARAON CONTRE MAFIA - texte intégral

In Libro Veritas

PHARAON CONTRE MAFIA

Par Robert Christian

Cette oeuvre est mise à disposition du public sous un Contrat Creatives Commons (by-nc-nd)

Vous êtes en mode de lecture plein écran. Cliquez sur le lien suivant si vous souhaitez afficher la version classique de cette oeuvre

Table des matières
Que pensez vous de cette oeuvre ?

Chapitre 49 : Retour à la normale

 
    Chassez le naturel, il revient au galop !
    Dicton
     
    - Super ton tour de magie. Comment fais tu pour disparaître ainsi ? Pendant une bonne minute nous ne t'avons plus vu !
    Dominique est revenu dans la crypte de Matarich, et, éberlué, il regarde Myriam, Sandra, Youssef.
    - Comment ça une minute, je suis parti pendant des mois !
    Il voit leur air sceptique, et reprenant ses esprits, il s'exclame :
    - Potolerri va réapparaître derrière l'autel, venez vite l'aider, quelqu'un cherche à le tuer !
    - Entraînés par Dominique, ils vont vers l'autel et ils en font le tour. Leurs narines captent quelque chose; avant d'en prendre conscience, leurs coeurs et leurs estomacs se soulèvent, une odeur putride, malsaine, les enveloppent, épaisse comme un brouillard.
    Une masse brumeuse, visqueuse, innommable se dessine, tel un fantôme.
    Potolerri apparaît aussi, nu comme un vert, essayant de maîtriser Gil.
    Submergé par la puanteur, il se laisse glisser sur le sol, évanoui, en continuant de serrer le cou de Gil. Il n'eut pas le temps de voir Sandra vider son chargeur dans le monstre onirique, puis se précipiter vers Gil pour lui mettre les menottes avant qu'il ne poignarde Potolerri.
    Pendant que Sandra passe les menottes à Gil, celui-ci donne une ruade digne de Bourik et projette le pauvre Potolerri sur le mur. Sa tête heurte le mur avec un bruit sourd, et il retombe, inerte, doublement évanoui.
 
     
    Sandra rappelle ses acolytes, Michel et Luc. Les ordres fusent :
    - Appelez une ambulance et conduisez Potolerri d'urgence à l'hôpital.  Faites une demande pour le rapatrier d'urgence ! Je préfère qu'il soit soigné en France.
    >> Appelez la police, qu'elle vienne avec un fourgon cellulaire et une escorte. Je ne veux pas que Gil nous échappe.
    >> Dominique, Myriam, j'aurais besoin de vous comme témoins; mais comme vous êtes en vacances, je me contenterais de prendre note de votre circuit et de vos adresses en France. Allez-vous reposer, et continuer votre voyage.
    >> Youssef, vous vous tiendrez aussi à la disposition de votre police. Je pense que c'est fini pour ce soir. Mes collègues vont mettre les scellés sur cette chapelle.
    >> Bonsoir à tous, ou plutôt bonjour car nous sommes demain, minuit est déjà bien passé.
     *
     * *
    Potolerri ouvre les yeux...
    Autour de lui, c'est la pénombre... Tout est blanc... Une silhouette blanche est à côté de lui, une femme ?
    Il referme les yeux, et réfléchit "Où suis-je ? Avec Messouada ? Non, elle est morte. Avec Agar ? Dans une maison de Canaan, d'Égypte ?"
    Il ouvre à nouveau les yeux et demande :
    - Où suis-je ?
    Il entend une voix teintée d'un fort accent :
 
    - You êtes in hospital, you êtes tombé sur le tête, you mal ?
    Potolerri regarde autour de lui, il se passe la main sur la tête, plus de cheveux. Il repense à son pagne. Cela fait deux preuves de son voyage dans le temps :
    - Je n'ai pas mal, je vois que je suis dans un hôpital moderne; mais j'étais en Égypte, regardez mes vêtements ! J'ai une autre preuve, j'ai le crâne rasé.
    L'infirmière le rassure d'un sourire :
    - You are in Egypte. You êtes schocking, You have no vêtement, you êtes nu, comme baby when you arrived in hospital.
    >> And, ... Doctor Makonnen always, toujours, raser tête pour voir si tête cassée. You comprendre ?>>
    Potolerri ferme les yeux "Le docteur m'a rasé la tête !? Suis-je fou ? J'ai traversé le Moyen-Orient, j'ai vu Pharaon. Je sens encore le soleil... J'ai aimé Messouada".
    Il ouvre les yeux, et demande plein d'espoir :
    - J'ai bien capturé l'assassin de Messouada ?
    La voix de Sandra lui répond :
    - Bonjour mon cher malade.  Comment vas-tu ?  As-tu mal à la tête ? Tu ne m'as même pas vu entrer. Je t'ai écouté bavarder avec l'infirmière, et je vais répondre à tes questions. Je vais le faire rapidement car un avion t'attend pour te rapatrier et pour que tu sois examiné dans un hôpital français. Il ne faut pas que ces chocs t'aient laissé des séquelles. Tu feras une déclaration à la police française quand tu te seras reposé. Tu es charmant et un peu fou, mais il ne faudrait pas que cela empire.
 
    >> Comme tu le sais, ou plutôt, comme tu ne le sais pas, je suis de la police. J'ai la charge d'un personnage important à convoyer au Caire. C'est avec plaisir que je t'ai dragué et emmené passer quelques jours avec moi; mais il te faut rentrer en France.
    Sandra met un doigt sur la bouche de Potolerri avant qu'il ne parle
    - Cette fois, c'est moi qui suis bavarde. Je passerais te voir chez toi, et nous nous expliquerons.
    >> Pour revenir à cette nuit, tu as disparu pendant la visite de la chapelle. Ton ami Dominique a inventé une histoire fumeuse de prédiction. Soi-disant qu'il fallait lire des hiéroglyphes et tenir compte de la Genèse pour te retrouver. Dans un magnifique tour de passe-passe, il a disparu pendant une bonne minute, puis il a réapparu, affolé, pour nous dire que tu étais derrière l'autel. Nous avions pourtant fouillé toute la chapelle; il devait y avoir une dalle qui bascule.
    >> Enfin, bref. Quand la dalle a re-basculée, tu es sorti de ton piège au milieu d'une puanteur de charnier. Tu as du te battre avec Gil, et déchirer tes vêtements car tu étais nu. Ton adversaire est arrêté, c'est un tueur à gages qui travaille beaucoup pour la Mafia.
    >> Comme tu l'avais bien empoigné, j'ai dit que c'est toi qui l'avais arrêté, ainsi tu auras tout l'honneur de la capture.
    >> Je bavarde, je bavarde, mais le temps passe vite. Le docteur Makonnen assure que tu es transportable et qu'à première vue tu n'as rien. Les ambulanciers t'attendent pour t'emmener à l'avion.
 
    >> La presse s'est emparée de ton exploit, tu sortiras de l'hôpital en héros.
    >> J'ai rapporté ta valise de l'hôtel. Je te fais un bisou et à bientôt.
    Sandra se penche sur Potolerri pour lui faire un baiser amical, mais le Héros, troublé par cette verbiageuse, se croit encore dans l'antiquité, et il frotte son nez contre le nez de la troublante Sandra.
    Potolerri n'a pas encore la tête à draguer, et presque par réflexe il dit :
    - Où est Dominique ? Est ce qu'il va venir me voir ?
    - Il doit être réveillé. Ces événements ont perturbé son voyage. Il a manqué le départ de son groupe ce matin; il va falloir qu'il trouve un moyen de les rejoindre.
    - Veut tu lui téléphoner ?
     
    Le téléphone attrape Dominique et Myriam dans leur chambre, alors qu’ils s’apprêtent à prendre des nouvelles de Potolerri. Dominique est heureux d'apprendre que son ami n'a rien et qu'il sera quand même rapatrié pour un examen complémentaire en France.
    - Je suis content de t'entendre et de savoir que tu n'as rien. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais en une minute, j'ai vieilli de plusieurs mois. Comme tu as un avion qui t'attend, je ne te retarde pas. Nous aurons le temps de discuter à la maison.
    >> Et ne t'inquiète pas pour nous, nous rattraperons facilement notre groupe de touristes.
    >> A bientôt, bon retour, et bonjour à ta maman.
     *
     * *
    Quelques heures plus tard, l'avion sanitaire atterrit à Toulouse-Blagnac. L'ambulance emmène Potolerri à l'hôpital de Purpan, où une belle chambre l'attend.
    Dés qu'il est seul, Potolerri téléphone à sa maman :
    - Mais oui maman, je n'ai rien; oui j'ai bien mangé aujourd'hui; oui maman ils prennent bien soin de moi.
    >> Comment, ils disent déjà aux informations que j'ai arrêté un tueur très dangereux !
    >> Et que dis tu ? Monique est près de toi ! ... Non elle n'est plus près de toi,... elle est déjà partie pour venir me voir à l'hôpital !
     
    Une heure plus tard, Monique se précipite vers son héros, et elle tombe dans ses bras. Tout ému, Potolerri frotte amoureusement son nez sur le sien et, faisant l'intéressant, il raconte :
    - Comme tu ne voulais plus venir, je suis parti tout seul en Week-end. A l'aéroport, il y avait des policiers qui escortaient un personnage important vers le Caire, et, ils m'ont demandé un coup de main. Tu me connais, le DEVOIR et la FRANCE passent avant tout. Nous avons eu un trajet difficile en avion, des trous d'air....
    >> Arrivés au Caire, nous n'avons même pas eu le temps de visiter la ville, ni même de se reposer à l'hôtel. Ils m'ont presque traîné dans une chapelle souterraine où ils espéraient piéger leur assassin.
    >> Tu me connais, j'ai surmonté ma peur, et ...........
 
FIN

Chapitre suivant : Personnages