Robert Christian - PHARAON CONTRE MAFIA - texte intégral

In Libro Veritas

PHARAON CONTRE MAFIA

Par Robert Christian

Cette oeuvre est mise à disposition du public sous un Contrat Creatives Commons (by-nc-nd)

Vous êtes en mode de lecture plein écran. Cliquez sur le lien suivant si vous souhaitez afficher la version classique de cette oeuvre

Table des matières
Que pensez vous de cette oeuvre ?

Chapitre 47 : Le Destin frappe

 
    Le tisserand dit, Parlez-nous de Vêtements
    Et il répondit :
    Vos vêtements dissimulent une grande part de votre beauté, mais ils ne cachent pas ce qui n'est pas beau.
    Khalil Gibran : Le Prophète
     
    Profitant du clair de Lune, Potolerri et Agar cheminent, sous le ciel étoilé, main dans la main.
    De multiples senteurs proviennent des maisons, les fleurs embaument, les cuisines exhalent des odeurs appétissantes, le Nil ajoute sa fragrance humide. Le silence règne, quelques cris d'animaux, des bruits domestiques, un chant d'ivrogne.
    Maintenant que le soleil est couché, la fraîcheur arrive, Agar en profite pour se serrer un peu plus contre son premier amour.
    A quelques pas, Bourik, l'ânesse, se promène librement, elle en profite pour goûter à toutes les bonnes herbes qu'elle rencontre.
    Dans le calme de la nuit, Agar veut la marque d'affection à laquelle a droit toute jeune fille amoureuse; elle a hâte de frotter son ravissant bout de nez contre celui de l'homme qu'elle a choisi. Elle s'arrête, fait pivoter Potolerri, approche son visage du sien. Potolerri hésite une seconde entre l'embrasser ou respecter les coutumes, finalement, il tend son nez.
    Bourik lève la tête et dresse ses oreilles. Que son maître tienne une fille par la main, passe encore, mais qu'il témoigne de l'affection à cette fille de la ville qui ne lui a jamais donné une gourmandise, alors là, non !
 
    Bourik pousse un braiment retentissant, fait une volte-face, éloigne Agar d'une ruade non appuyée, et, pendant que la jeune fille se relève, elle agrippe le vêtement de Potolerri et l'attire au loin.
    D'une maison proche, un chien sort, attiré par le braiment et les cris. Son maître essaie le rappeler, en vain : "Ankhu, Ankhu".
    Le chien s'en prend aux mollets de Bourik, L'ânesse lâche son maître et court à son tour après le chien. Effrayé par la masse imposante de l'ânesse, le chien Ankhu retourne vers son maître... L'une braie, l'autre aboie, les deux mordent et pénètrent dans la maison.
    Potolerri relève sa chérie, l'époussette, vérifie que tout va bien. Puis, il se précipite derrière son ânesse; il entre sans frapper dans une salle où les personnes présentes sont affolées par l'irruption de l'ânesse et de l'homme.
    Ils essaient de se diriger vers la porte de la cuisine malgré les coussins, les morceaux de meubles, les plats renversés. Des domestiques et des hommes en armes essaient de pénétrer dans la pièce pour défendre leurs maîtres. La confusion est totale.
    Potolerri s'arrête à trois pas du seuil, essayant de s'y reconnaître. Il ne remarque même pas qu'Agar est derrière lui, ainsi qu'une troupe d'hommes, portant flambeaux et gourdins. Prévenus par la vision de Suzanne, ses amis viennent à son secours !
    Dans la pièce, un visage se détache malgré l'éclairage réduit.
    Potolerri rugit : « Messouada » Il vient de reconnaître celui qui a tué son Grand Amour, la mère de son enfant.
 
    La rage est plus forte que la prudence ! Potolerri jaillit vers son ennemi, le surprend, le colle au sol, et il prend son cou à pleines mains.
    Les hommes de Gil veulent le défendre, ils font mouvement pour frapper Potolerri et ils se retrouvent en face d'Abram, de Sinouhit, de leurs domestiques et des gardes.
    Gil commence à ne plus pouvoir respirer. Potolerri serre fermement, à pleines mains, assis sur son ventre. La rage de Potolerri décuple ses forces. Cependant, des images lui parviennent : l'Amour avec Messouada, sa mort, Yog-Sothoth la viscosité.....
    Potolerri revoit des images de Paix, de Justice, « Ne pas faire justice soi-même ». Potolerri ne veut pas devenir un assassin, il sait que Pharaon fera une bonne justice, et il arrête de prendre la vie de Gil, il laisse rentrer l'air dans ses poumons, le visage perd un peu de sa couleur violacée.
    Gil reprend son souffle. Une main glisse dans son vêtement, saisit un poignard, il va contre-attaquer !
    Dans la salle, tout le monde regarde le sol, étonnés : ILS ONT DISPARUS ! Potolerri et Gil n'existent plus !
    Bourik pousse des braiments plaintifs, Ankhu, le chien, pleure à la mort, Agar se tord les mains.
    Les soldats réagissent les premiers en arrêtant tous les conspirateurs, le tri sera fait plus tard.
     *
    * *
    Râhotep, grand prêtre de Rê, pénètre dans la cellule de Dominique :
 
    - Ton ami a eu de belles et nobles pensées qui ont augmenté ses mérites. Il est reparti en entraînant son ennemi.
    >> Je tiens à te faire mes adieux, va maintenant mon fils, retourne dans ton temps et empêche la mort de ces hommes.
    Dominique donne l'accolade à Râhotep. Il se rend dans sa cellule, remet ses vêtements européens. Puis, il se concentre, récite un Mantra et se projette volontairement pour revenir dans l'Égypte du 20ème siècle, presque au même endroit.