Chapitre 43 : Quel est le but ?
Un petit instant, et mon désir recueillera poussière et écume pour un autre corps.
Un petit instant, un moment de repos dans le vent et une femme m'enfantera.
Khalil Gibran : Le Prophète
Le soleil est flamboyant. Après le rituel, Dominique s'est assis à l'ombre au pied d'un mur et il regarde les motifs peints. Il voit l'Unique qui devient Deux, puis par le jeu des polarités qui devient multiple.
Devant les yeux fermés de Dominique, l'Univers se recrée. Il voit un gigantesque champ plat; l'Unique devient à deux dimensions; tout est mouvement; l'énergie est puissante et non manifestée. En un point, la différence de potentiel se fait jour, une dépression marque cet endroit. Les tensions continuent, le point est entraîné comme l'est l'eau dans un siphon. Le point devient un cercle, comme l'éternel serpent Ourobouros qui se mord la queue. Tout en tournoyant, l'énergie creuse des vallées, dresse des sommets. Dans un endroit, la tension s'accumule, elle devient si puissante qu'elle se condense, les électrons se forment, se rassemblent en atomes, en étoiles, la Vie naît. Puis l'énergie s'épuise, passe en un autre endroit, les galaxies précédemment créées se défont, retournent à un néant énergétique, avant que se recréé un autre monde dans un autre endroit.
Dominique bondit sur ces pieds, un creux à l'estomac, une idée affolante lui a traversé l'esprit :
- Mais, si le monde se créé et se défait continuellement, toutes les expériences que traverse l'Univers se reproduisent indéfiniment ! L'Homme est créé aussi indéfiniment sur des milliers de mondes qui n'ont pas les mêmes horizons célestes.
>> J'acceptais de vivre cette vie pour que l'univers fasse ses expériences. Mais si ces expériences se déroulent indéfiniment, à quoi servent mes efforts, les souffrances. Quel est le But ?
>> Surtout que ces univers doivent être comme la vie sur terre; chaque foetus revit les premiers stades des vies embryonnaires, il passe par les poissons, les mammifères, et après seulement il devient homme.
Et Dominique hurle : « Je ne veux pas vivre indéfiniment ces expériences ! »
Il retombe, prostré. Il accepte la vie et ses efforts, il accepte la réincarnation; mais pourquoi renouveler indéfiniment les expériences ?
Le soleil est haut dans le ciel, le coin d'ombre où Dominique s'était réfugié a disparu. La lumière chauffe ses épaules, pénètre dans sa tête, la Lumière lui dit : "si tu accepte des dizaines, voire des centaines de vies, pourquoi pas des milliers ?"
Dominique ne bouge toujours pas, le soleil se dresse encore un peu et la Lumière ajoute : "et qui te dit que ce que tu vis se reproduira de la même façon, l'embryon souffre t-il de revivre les étapes de l'évolution ?"
Maintenant, le soleil brûle sa peau, et va faire bouillir le contenu de sa tête. La Lumière insiste une dernière fois : "Tu vis tes expériences, après d'autres vivront leurs expériences. Ils revivront, peut-être, ce que , toi, tu as vécu; ou ils vivront d'autres choses, mais sache qu'ils ne vivront rien de désagréable qui ne leur soit utile. Rappelle toi que la Vie n'est pas basée sur la souffrance; que la douleur naît seulement de nos erreurs."
C'est l'heure de midi, une cohorte de prêtres et de moinillons envahissent le temple pour rendre hommage à Rê, au moment où rien n'est dans son ombre.
Quelqu'un prend soin de Dominique, un moinillon lui met une serviette mouillée sur la tête et lui fait boire un peu d'eau. Dominique le remercie avec un sourire tristounet, et il se remet à rêver. Cette fois il revit le mystère de la nuit, il se revoie accompagnant le soleil dans la Douat. Il revoie les douze heures de la nuit et les efforts pour que la barque de Rê revienne au matin après avoir lutté contre le serpent Apophis (Aâpep). Dominique sent l'encens, il entend encore les paroles magiques, ce rituel nocturne où il a vécu le chemin du Soleil, il va mieux, il comprend un peu plus pourquoi il a vécu ceci.
Dominique ouvre les yeux, la place est à nouveau vide, le moinillon lui tend un autre gobelet d'eau, et cette fois il a droit à un chaleureux sourire en remerciement.
Dominique se lève péniblement, engourdi d'être resté immobile si longtemps. D'un pas décidé il va jusqu'à BenBen, la pierre céleste, fichée au sol. Ses doigts caresse la pierre dure, patinée par des siècles et des siècles d'usage, des milliers de main ont caressé la pierre avant lui, le contact est d'une grande douceur, aussi agréable qu'une peau de femme.
« Une peau de femme ! » pense Dominique « et Myriam que fait-elle pendant tout ce temps ! ... Je suis bête, je sais bien que nous reverrons le lendemain, mais le lendemain de quel jour ? »
Le moinillon revient et avertit Dominique que le grand-prêtre Râhotep l'attend dans la salle d'études.
Le grand-prêtre accueille chaleureusement Dominique et il lui annonce une bonne nouvelle :
- Ton séjour parmi nous s'achève, ainsi que ta formation, la durée en fut courte. Tu sais que les scribes étudient douze ans pour connaître l'écriture, apprendre à dessiner un bâtiment et à tenir une comptabilité. Nos prêtres étudient pendant huit ans de plus pour apprendre à connaître les hommes et les dieux. Et certains enseignements sur les cycles de l'Univers ne sont donnés qu'après des années d'études, et ce, qu'aux grands-prêtres Dominique acquiesce :
- Dans mon pays, les prêtres celtes étudiaient aussi pendant une vingtaine d'années pour de venir druide, barde ou vates, pour apprendre à régler les rapports entre les humains et les forces de la Nature.
>> De mon temps, il faut aussi une vingtaine d'années d'études pour devenir ingénieur, médecin ou prêtre. Malheureusement chaque filière d'étude ignore les deux autres.
>> Si seulement l'on pouvait recréer un métier de conseiller, de médecins du corps et de l'âme; quelqu'un qui pourrait guider ou soigner l'Homme dans sa globalité !
- C'est pour cela que tu appris beaucoup en quelques mois. Tu es maintenant en mesure de mieux appréhender le fonctionnement du corps et de l'esprit. Tu as réappris le langage des symboles, ces marques de l'action de la Nature.
- Merci au sage Râhotep d'avoir suivi pas à pas mes progrès et de m'avoir soutenu.
>> Maintenant, je suis plus à même de comprendre l'enseignement de Maître Jésus, qui comme son cousin Jean le Baptiste, a vécu avec les Esséniens. Ces hommes en blancs, surnommés les hommes à la voix douce, ont été les derniers détenteurs de la science des prêtres d'Héliopolis. Mais ce futur est très lointain pour toi.
- Voyons Dominique, comment peut tu ainsi parler du futur, alors que tu sais très bien que le temps n'existe pas.
>> Laissons l'Avenir en devenir et revenons au temps présent.
>> Tu as suivi avec moi la progression de Saraï et d'Abram. Tu connais les rapports que nous ont transmis les prêtres de Chaldée, de Phénicie, de Canaan. Abram et Saraï sont à la recherche de la Sagesse et de la Lumière. Ils désirent le bonheur pour eux et pour leur entourage. Ces deux mystiques ont frappé à la Porte du Temple, et nous les avons jugés digne d'être admis, ici à Héliopolis, la cité du Soleil.
- Vénérable Maître Râhotep, je suis heureux qu'ils aient frappé à la bonne porte, ce soleil va traverser les siècles, en disque d'or sur la poitrine du Grand-prêtre des Hébreux jusqu'à SOL Justitiae (soleil de justice) et Sol Invictus (soleil invincible), la transfiguration du Messie sur le Mont Thabor.
- Merci Dominique, de nous prouver que nos efforts ne sont pas vains. A ce jour, les dieux trouvent bon que notre nouveau Pharaon répande le culte d'Osiris dans le peuple, donne un élan au culte d'Amon pour plusieurs siècles. Si notre soleil reste au secret dans le temple, sa lumière n'en sera pas altérée, et, comme tu me l'as révélé, un Pharaon en fera un symbole du monothéisme.
Râhotep se lève et pose ses mains sur les épaules de Dominique :
- Tu as parcouru les rues et les ruelles, tu as visité bien des bâtiments de notre Temple. Tu as visité les salles d'études et de prières, tu as côtoyé les artisans dans les moulins, les forges, les menuiseries, les tissages.
>> Tu as vécu et expérimenté dans le coeur même de notre Temple, au pied de BenBen.
>> Mais tu n'as pas découvert l'autre coeur de notre temple et de l'Égypte. Tu le sais, ce temple est le plus vieux d'Égypte. Quand il fut rasé et reconstruit sous le Pharaon Djoser, le sage Imhotep en a conservé le nombril.
>> Quand nos ancêtres ont commencé a construire un toit sur leur tête, ils ont creusé le sol sur environ un mètre, ils ont construit un rempart circulaire de pierre et ils ont dressé des branches pour réaliser une coupole recouverte d'herbes, de peaux ou de feutre. Les tombes ont aussi été construites en tumulus. Cette forme fait penser au tas des offrandes abandonnées près de l'autel; la hauteur du tas était significative de l'ardeur et du nombre des fidèles.
- Et, Vénérable, ils ont émigré depuis l'Altaï. Les tumulus et les maisons rondes ou ovales se retrouvent en Europe (Etrusques, Celtes), en Asie (Scythes, Sumériens). Et les Mongols ont conservé la Yourte, ils sont descendus en Amérique où l'on retrouve ces constructions.
- Cette maison originelle est pieusement conservée, ici, dans le secret d'une des cours du Temple. Elle est antérieure à l'occupation de l'Égypte par les survivants de Ahâ-Men-Ptah[1] (l'Atlantide).
>> Nous allons t'y conduire, ainsi que Saraï et Abram. Ils vont renouer avec un site fréquenté de longue date par leurs ancêtres[2] . Je sais que tu as reçu les initiations nécessaires, c'est pourquoi tu pénétreras dans le Temple à mes côtés. Les postulants vont devoir affronter la Terreur du Seuil.
Dominique passe la porte en renfoncement, surmontée d'un linteau plus large, avec le store enroulé autour d'un rondin. Avec un petit sourire, il se remémore les textes où cette porte est stylisée sous forme de hiéroglyphe. Une fois entré dans le Temple, éclairé par une veilleuse, il découvre rapidement le grand mur ovale en pierres sèches, une charpente en rayon. En tournant à angles droits, Dominique pénètre au centre du Temple où il fait respectueusement la salutation[3], conscient de la Paix ressentie en ce lieu. Puis, guidé par le gardien intérieur, il va s'asseoir au Nord.
Un coup de gond résonne longuement dans la pièce, puis un silence épais lui succède.
Saraï et Abram étaient dans une petite pièce, sur le côté du Temple. Depuis plusieurs heures, ils ont suivis un long cérémonial pour les préparer à cette nouvelle expérience qui ne sera pas renouvelable.
Dans une pièce luxueuse, ils ont quittés leurs robes de laines, et pieds nus sur les sols carrelés ils sont passés d'une cuve à l'autre pour nettoyer et purifier leur peau. Éclairés par de hautes lucarnes, les personnages gravés et peints sur les murs semblaient, eux aussi, subir la lustration.
Ensuite, étendus sur des tables, leurs corps ont été caressés et malaxés par des mains expertes pour détendre tous les muscles et amener l'apaisement.
Contrairement aux coutumes égyptiennes, l'eau des bains et l'huile du massage n'étaient pas parfumées. Un léger parfum de lotus couvre leur corps quand on leur enfile une robe de lin blanc.
Abram et Saraï sont, ensuite, menés dans une autre pièce, vers un banc dans un coin sombre, et sans un mot, les masseurs s'en vont. Le couple reste là, assis, à attendre.....
Au son du gong, instinctivement, ils se lèvent, et, un prêtre au crâne rasé les conduits devant une porte en sapin de Syrie, et ils écoutent l'échange verbal entre les gardiens intérieurs et extérieurs :
- Des voyageurs cherchent la Lumière et ils sont venus frapper à notre porte.
- Ils sont les bienvenus. Qu'ils entrent pour partager nos connaissances sacrées.
Le prêtre ouvre la porte et s'efface, les laissant entrer dans un local aux murs noirs et sans lumière. Toujours sans bruit, la porte se referme sur eux, les laissant dans l'obscurité la plus complète.
Abram et Saraï sont surpris "venir chercher la lumière, entendre que l'on est accepté, et, se retrouver dans le noir le plus complet" !
Après cette première surprise, lentement, une sensation bizarre les pénètre ...., ils se sentent oppressés ....., l'angoisse les envahit ...., les idées se troublent..., les minutes s'écoulent.... Ils sont tentés de fuir, mais vers où ?[4]
Une petite lueur naît devant eux, leur donnant un espoir, un point vers où tendre leurs pensées..... Au bout d'une minute, le minuscule point lumineux augmente un peu plus, puis encore plus.... La joie de voir un peu de lumière leur fait oublier l'angoissante sensation due à la concentration du réseau Hartmann, ce champ magnétique naturel que les bâtisseurs de cathédrale savaient encore concentrer ou disperser suivant les constructions.
Après avoir soufferts de ces basses vibrations, Abram et Saraï sont tendus, plein d'espoir, vers la lumière croissante. Devant leurs yeux, la lumière se transforme en deux bandes lumineuses dorées se coupant à angles droits.
A l'intersection, un point rouge vibre, croît et croît encore, le point devient cercle, augmente, se complexifie, se plisse. Des pétales se forment, des hautes vibrations et un parfum se dégage de cette fleur, rose ou lotus.
Saraï et Abram sont tout entier plongés dans cette image lumineuse, sans chercher à comprendre le symbolisme. Leurs coeurs vibrent à l'unisson avec ce symbole ....
Plus tard, en minutes, ou en heures, ils ne savent pas, la lumière décroît et disparaît. Ils se retrouvent dans le noir .... Les basses vibrations du lieu les reprennent. Ils veulent à nouveau fuir, retrouver le grands espaces, leurs troupeaux, le soleil, la pluie, la lune, et, une vie simple de nomade....
Une voix résonne à leurs oreilles pendant qu'une faible lueur change l'obscurité en pénombre. Un noir gigantesque est là, à côté d'eux. Il est noir, sur le mur noir, il tient une lame de cuivre noircie, au manche d'ébène.
La voix est sèche et précise :
- Ce lieu vous est insupportable, Il est hors de votre vie habituelle. Vous pouvez reculer et repasser à jamais la porte qui s'était ouverte.
A ces mots, la porte de sapin s'ouvre silencieusement sur un long couloir au fond duquel se découpe un peu de sable, le soleil, un palmier, la liberté, dehors !
La voix reprend :
- Vous ne pouvez en aucun cas rester ici, le sang se figerait dans vos veines; même les crocodiles et les chacals ne voudraient aider vos corps à rejoindre la Nature ...
Après un silence, la voix reprend encore :
- Comme vous n'avez pas encore fuit vers la lumière du soleil, je peux vous proposer un autre choix.
Dans le silence, devant eux, s'ouvre une porte en acacia, et, la tremblotante lueur de la veilleuse placée dans le Temple leur parvient, ainsi qu'une voix grave et rassurante.
- Devant vous, vous voyez une minuscule lumière. Elle est à l'opposé de la lumière du monde matériel qui est derrière vous.....
>> Cette lumière est aussi celle qui a conduit votre recherche jusqu'à nous.....
>> Elle brille dans vos coeurs et elle ne pourra jamais s'éteindre....
>> Dans la nuit, une lumière vous est apparue, elle vous a montré un but, puis elle a disparue....
>> Toute votre vie sera à cette image si vous ne faites pas un pas en avant : la Lumière sera
toujours là, mais vous serez souvent dans le noir, la crainte et le doute.
>> Notre gardien du seuil tient une lame de cuivre, devenue dure et tranchante à force d'être martelée; un instant de repos dans la chaleur d'un foyer peut lui rendre sa souplesse antérieure....
>> Voulez-vous retourner vers les jardins et la douceur de vivre, ou risquer votre vie, souffrir, étudier et avoir plus de Lumière ?
>> Le choix dépend maintenant de vous.
Le silence retombe à nouveau, épais.
Saraï et Abram sont seuls, chacun avec soi même. Les images, les idées sont différentes dans la tête de chacun.... Pourtant, au même instant, chacun d'eux fait un pas en avant, puis étonnés, ils se regardent et échangent un grand sourire confiant.
Le gardien du seuil s'écarte et leur laisse passer la porte vers le Temple où les attend le gardien intérieur, l'odeur accueillante de l'encens.
Le gardien arrête Abram et Saraï et il frappe un coup sur le gong. A l'Est du Temple, le Maître se lève :
- Gardien, le Temple est-il couvert ?
- Oui, vénérable Maître, ceux qui demandaient à être admis sont entrés, Le Temple est maintenant couvert.
- Merci gardien. Accompagne les postulants dans leur voyage.... Vestale, quel est la première étape sur le Chemin ?
La vestale se lève, et, à pas mesurés, elle marche en ligne droite, chaque changement de direction se fait à angles droits. Arrivée devant la Shekinah, une voix fraîche s'élève :
- Vénérable Maître, tout nous vient de la Lumière... Elle allume la première chandelle; puis vint la Vie... Elle allume la deuxième chandelle Tout vient de l'Amour et retourne vers l'Amour... Elle allume la troisième chandelle; et retourne lentement à sa place.
Le grand-prêtre se lève et entonne :
- Vous allez commencer un voyage initiatique entre les murs de ce Temple, en apprenant comment la Vie s'inscrit entre le Nord et le Sud, comment elle apparaît et disparaît entre l'Est et l'Ouest.
>> Vous allez maintenant, avant toutes choses, promettre que tout ce que vous allez voir ou entendre restera confidentiel. Vous pourrez en parler avec ceux qui ont déjà parcouru le même Chemin et réalisé les mêmes expériences. Vous pourrez reconnaître ces personnes aux signes et aux mots que je vais vous révéler.
Auparavant, vous allez répéter avec moi :
- Je jure de ne rien faire à l'encontre de mes convictions personnelles.
- Je jure ne de pas accepter une nouvelle connaissance tant que je ne l'ai pas étudiée, expérimentée, et ce, avec ardeur et sincérité.
- Je jure d'examiner aussi soigneusement tout ce qui nous sera transmis dans ce Temple. Aucune nouvelle pensée ne doit être mienne sans passer par l'épreuve.
- Je jure de revoir mes habitudes et mon acquis, de vérifier s'ils reposent sur des bases saines.
- Je jure de venir en aide à ceux qui en ont besoin.
- Je jure de ne pas dévoiler l'enseignement à ceux qui n'ont pas franchi les étapes préalables.
- Je jure de ne pas dévoiler les Mystères d'Osiris et d'Horus. Osiris est la Voie, Horus est le but; ce sont les seules directions que je peux donner à ceux qui cherchent le Chemin.
La convocation se poursuit alors dans le Temple Couvert, à l'abri du serment. Pour les plus curieux, je peux révéler, sans enfreindre le secret, que le rituel commente comment l'Unique est devenu DEUX, puis la perfection du TROIS.
Je peux aussi révéler que l'Etre est énergie et mouvement. Il est devenu matière et vie.
Le rituel se déroule en montrant les cycles de l'Univers et de la Vie; il se conclut en ébauchant l'intégration de la perfection.
Je peux aussi révéler que beaucoup de chercheurs ont reçus ces enseignements, tels Pythagore, Moïse, ...... Peut être trouverez vous réponse à vos questions, dans ce que je dévoilerai ultérieurement.
================ Notes ==============
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[1] Ces maisons étaient effectivement construites bien avant l'époque pharaonique. Voir "Préhistoire de l'Égypte" de Béatrix MIDANT-REYNES.
Le site d'Héliopolis étant détruit, l'architecture exacte du temple réservé aux initiations n'est pas connue.
Pour l'Atlantide, voir les ouvrages d'Albert SLOSMAN
[2] Des coins en terre cuite émaillée, ont été trouvé, au Sud d'Heliopolis, à Maadi. Ils ont été daté de 3400 à 3100 avant JC. Voir "Préhistoire de l'Egypte" de Béatrix MIDANT-REYNES.
[3] Dans la plupart des rites des sociétés initiatiques, le salut relie l'Esprit et le Coeur. Un des symbolisme est de rappeler que l'Intelligence et l'Amour ont été matérialise par le Verbe. La salutation arabe d'aujourd'hui en est une survivance, je me permet de vous rappeler que cette salutation se fait en touchant le front, la bouche et la poitrine.
[4] Des nombreux ouvrages existent pour expliquer la géobiologie et le réseau Hartmann. L'ouvrage de Blanche MERZ, "Hauts lieux cosmo-telluriques" en donne quelques applications dans des lieux religieux et pour la vie courante. Je lui emprunte le paragraphe suivant :
Le réseau Hartmann se présente comme une structure de rayonnements qui s'élèvent verticalement du sol tels des murs invisibles et radioactifs, d'une largeur de 21 centimètres chacun. En direction Nord-Sud, il y en a un tous les deux mètres et d'Est en Ouest il y en un tous les 2,5 mètres.
De séjourner ou dormir sur un point de croisement de ces noeuds géopathogène induit des problèmes de santé; d'où l'utilité pour les malades de changer d'air !
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