Robert Christian - PHARAON CONTRE MAFIA - texte intégral

In Libro Veritas

PHARAON CONTRE MAFIA

Par Robert Christian

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Table des matières
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Chapitre 41 : Chants du Harpiste

 
    Fais un jour heureux.
    Chants du Harpiste
     
    Le scribe Urirenptah se présente à la Maison de Vie; il vient déposer la copie d'un important document où Pharaon narre sa dernière nuit. Les ordres de Pharaon sont clairs, cette lettre est destinée à son fils Kheperkarê Senousret, le futur Sesostris 1er.
    « Ce fut après le repas du soir, la nuit était déjà venue et je prenais une heure de repos; je m'étais étendu sur ma couche, étant extrêmement las et mon coeur commençait à suivre mon sommeil. Alors, des armes furent brandies qui auraient dû, au contraire, veiller sur moi; je fus comme le serpent du désert. Je m'éveillais au bruit du combat, étant seul, et je découvris qu'il s'agissait d'une rixe de soldats. Si j'avais pris mes armes en main, j'aurais pu mettre en déroute, pêle-mêle, ces lâches; mais il n'y a pas d'homme brave la nuit, ni d'homme qui puisse combattre seul. Le succès ne peut advenir sans une protection. Vois, cette tentative de meurtre est survenue alors que j'étais sans toi, alors que la cour n'avait pas encore compris que je te transmettais le pouvoir, alors que je ne trônais pas encore en ta compagnie. Puissé-je avoir le temps de prendre des dispositions pour toi, car je n'avais pas prévu cela, je n'avais pas pensé à cela, mon coeur n'avait pas mérité l'inimitié de mes serviteurs. »
     
    Cette fois encore, Gil fut vaincu et son lieutenant Pirap reste prisonnier de Pharaon.
 
    Après un interrogatoire rapidement mené, Pirap avoue que Gil veut Saraï, la fiancée d'Abram.

    - Comment, s'exclame Pharaon en haussant le ton, la fiancée d'Abram ! Je croyais que c'était sa soeur ?

    - Permet moi, noble seigneur, Saraï est la demi-soeur d'Abram. Ils sont très liés et ils voulaient procréer ensemble pour continuer la lignée de Térach, leur père.

    - Mais pourquoi ne m'a t-il rien dit ?. Je pense avoir été assez amical avec lui pour qu'il m'en fasse confidence. Ou alors c'est qu'il juge honorable et utile une alliance entre nos deux sangs. A moins que ..., il a peur de Pharaon, et il juge normal que si Pharaon demande Pharaon obtienne ?.

    >> Peu importe, Abram a été nommé mon conseiller, il s'en expliquera lui même, faites le mander.

    >> Quand à Saraï, le contrat de mariage n'a jamais été signé, elle ne devrait même pas être dans le Harem. N'ayant pas été la femme de Pharaon Taureau vivant, elle peut quitter librement le Harem.

    >> Permet une autre question, Noble Seigneur, Dois-je réclamer à Abram ce que nous avons déjà donné pour Saraï ?

    - Pharaon ne marchande pas la beauté, et les Bédouins peuvent nous garder les frontières de l'Est.

    >> Accompagne Saraï avec tous les honneurs. Dis à Abram qu'il peut se considérer comme mon parent; et, dit leur que leur fils sera élevé à ma cour avec mes enfants.

     *
     * *
    Éperdue de bonheur, Saraï se blottit dans les bras d'Abram.
    Pendant qu'ils restent enlacés, leur neveu, Lot, admire les présents de Pharaon. Les rouleaux de lin, les feuilles de papyrus, les bijoux, la nourriture, sont suffisants pour acheter tout un lot de belles esclaves.
    Abram et Saraï ne se détournent même pas pour admirer ces royals cadeaux, main dans la main, ils se dirigent vers le désert, et ils restent à l'ombre d'un térébinthe odorant pour se conter leurs aventures et exorciser leur solitude, les yeux dans les yeux.
     
    Au loin, un berger les berce de son chant (chants du harpiste) :
    « Fais un jour heureux. Place ensemble l'encens et l'huile fine pour ta narine, des guirlandes de lotus et des fleurs sur ta poitrine, tandis que ta soeur (l'épouse), douce à ton coeur, est assise à ton côté. Que les chants et les danses soient devant toi, rejette le souci derrière toi. Ne te souviens que de la joie, jusqu'à ce que vienne le jour d'aborder à la terre qui aime le silence. »