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Ombre et décadence

- Catégorie : Romans / Nouvelles
- Par François SCHNEBELEN
-
- Date de publication originale : 04/2007
- Date de publication sur In Libro Veritas : 30 juin 2006 à 9h52
- L'auteur a posté 5 messages à propos de cette oeuvre
- Dernier message : La fin d'un temps
-
Notre ombre nous accompagnera-t-elle tout au long de notre vie?
Et si non, que deviendra notre existence?
- L'auteur
- Pas de vente papier
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39 pages
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...et puisse ce modeste commentaire te donner le sourire.
Il y a un immense travail dans ton texte, cela se sent. Peut-être un peu trop, d'ailleurs. Les meilleurs passages, à mon avis, sont les plus spontanés. Il y a aussi -- attention, je vais balancer une énormité -- trop de mots à mon goût. Elague, cherche le ryhtme qui convient à ton histoire. Il fait lourd ? Tes phrases peuvent s'étirer. Ton personnage en a ras le scalp ? Balance des paragraphes en rafales.
Le thème en lui-même n'est pas novateur, mais on s'en fout. Il y a de bonnes idées dans la façon de le traiter et on se demande comment tu/il va s'en...dépêtrer. D'où, à mon avis, qui n'engage que moi, un très bon avant dernier paragraphe (bien vu, la télé réalité ! J'ai bien ricané !) mais une chute...en points de suspension. A retravailler peut-être ? En tout cas, et c'est valable pour toi comme ce le fut pour Arnaud : pas question que tu sortes d'ici. Ni que tu arrêtes de publier. Je tiens à te suivre. Et je pense que François Baure [hello, François ! Tu nous lis ?] te dira la même chose à son retour de vacances !
Continue, François -- tiens ? Un autre François ? Je n'avais pas percuté ! Je suis mûr pour trouver une façon de vous distinguer, l'un et l'autre...François B et François S ? M'ouais...A voir...
Et si tu as un autre texte sous la main à nous faire lire, n'hésite pas. Je ne bouge pas pour l'instant.
Je suis en phase avec les commentaires de G@rp, pas la peine de faire double emploi.
J'ajouterai : Une première page où j’ai du mal à démarrer, et une chute un peu évasive, c’est dommage pour le lecteur de commencer et de finir sur des impressions en demi-teinte. Mais pour le reste, je visualise parfaitement le personnage et ses déboires, son exaspération, ça c’est le point positif.
En tout cas, ça me donne envie de te lire encore.
Un charentais qui s'appelle François ne peut pas être foncièrement mauvais ;-) Confirmation à la lecture de ce texte. Si le thème n'est peut-être pas novateur, comme le dit g@rp, il a l'immense mérite de ne pas être usé jusqu'à la corde. Qui plus est, le style n'est pas mauvais quoi qu'un peu hésitant. Cela viendra avec l'entraînement et le passage du temps. Je ne vais pas paraphraser g@rp ou Arnaud mais j'adhère globalement à leurs propos. En tout cas, le tout est vraiment agréable et on passe un très bon moment. Certains passages sont même particulièrement réussis : j'ai aimé par exemple la séance chez le psy et la disgression sur la télé-réalité.
Pour ma part, il y a un défaut majeur sur ce texte qui est communément partagé par beaucoup d'auteurs ILviens : c'est trop court. Et cela va trop vite.
Quelques exemples : tu parles à un moment de son travail. Lequel ? Pas un mot, à mon connaissance. Difficile donc de comprendre mieux le héros. Ton personnage semble aussi ne pas avoir de relations : pas d'ami(e)s, de copains, de petite amie ou de femme à qui se confier, pas même un chien ou un poisson rouge : pourquoi ?
Donc, finalement, on ne connaît pas grand chose de personnage : pas même son nom ! Difficile donc de ressentir de l'empathie.
Ensuite, la transition entre la volonté de se faire soigner par un psy et l'acceptation que son ombre est réellement un danger est beaucoup trop rapide à mon goût.
Bref, des défauts mais qu'une certaine aisance dans l'écriture devraient gommer à l'avenir sans trop de soucis.
Chu pas très douée pour la critique. Je dirai juste que j'ai adoré.
bravo François.
François nous décrit une dynamique psychique inconsciente opposés aux mouvements. Des rêves ou il apparaît sous la forme d’un personnage burlesque qui a une réaction affective de rejet. Une histoire qui vous suit comme votre ombre… Une lecture attentive selon l’impulsion du moment. Une vision littéraire hors normes…
Avec "le temps file", François cherche à donner à cette âme un moyen de quitter son ombre. Si l'ombre avait un lien physique, avec quoi l'âme est-elle liée à l'ombre ? Un côté sombre de notre subconscient ? Schizophrénie ou ombre et corps frères siamois par une âme torturée, on pourrait tellement trouver finalement une explication qui tienne la route. Moi, je regrette la chute dans la débauche, (trop longue) alors que le côté grivois et insolent du début était excellent, ainsi que les efforts du personnage vivant pour dompter son ombre rebelle. "Le temps file" est presque une histoire dans l'histoire, voire une Histoire. Une bonne idée supplementaire
J'ai bien aimé les premiers chapitres.
Les derniers, moins.
Il me semble que des passages sont trop longuets... et l'histoire perd de son intensité.
La tournure science fiction dans le futur est une idée mais les sentiments et pensées décrites sont ou trop détaillées ou trop courtes....
Bref, l'idée de cette ombre est géniale et il faudrait que les derniers chapitres soient du même acabit que les premiers, plus vivants (eh oui, dans ceux là, l'homme est mort !)
Emmanuel BOURDAUD m'a fait l'amitié d'un très long commentaire en MP.
Avec son autorisation, je me permets de le copier dans la page de l'oeuvre, car c'est rare d'en recevoir d'aussi argumenté.
Place aux mots d'Emmanuel:
Il y a de grandes qualités dans ce texte, et aussi pas mal de défauts :
- Style : indiscutablement, il s'affirme, bien que pas encore très stable. Cela va du franchement scolaire à du très très bon. Si la syntaxe et l'orthographe sont impeccables, je te recommande de faire plus attention à la rythmique de tes phrases, de jouer plus avec la musique des mots. Cela m'a manqué dans ton texte. La partie la meilleure au point de vue du style est "Emancipé", c'est vraiment là ou le rythme est le meilleur. Les deux dernières parties traînent un peu en longueur à mon sens, et la première est parfois maladroite.
- Fonds, idées : là, pas grand chose à dire, tu ne manques pas d'imagination. Les références religieuses m'ont un peu laissé frais, étant donné mon athéïsme, mais ce n'est pas mal amené. Bref, c'est foisonnant, on ne s'ennuie pas à la lecture. Le côté SF est pour moi un peu simpliste aussi, un peu trop dans l'air du temps "tout fout le camp", "tout part au désastre". Mais, bon, question surtout de point de vue et de sensibilité.
- Construction : là, il y a un peu de boulot. Selon moi, tu as balancé sur ton texte entre deux genre et cela ne lui réussit pas. Au début, on est franchement dans un thriller psychologico-fantastique (la partie que je préfère), et puis on glisse vers la SF engagée. C'est dommage, ton texte aurait gagné à rester dans un genre et à y aller à fond les manettes. Il y aurais eu tout un champ à explorer dans le glissement du personnage avant qu'il ne se rende compte de l'autonomie de son ombre, ça aurait pu être vraiment sympa. Tu aurais pu, aussi, faire plus d'inserts sur la psychologie du personnage, son passé. En outre, la partie SF a été traitée de manière assez éculée (à mon avis). Dans l'ensemble, c'est soit trop long (petit texte court et choc à la mode thriller) soit trop court, mais alors, il faut développer la trame romanesque, explorer plus avant la psychologie du perso.
En conclusion, je dirais que ce texte a vraiment de belles qualités, mais pêche par un manque d'homogénéité dans le style et dans la construction. Maintenant, il est déjà ancien, je ne sais pas si tu compte le reprendre.