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L'Ève Anaissance

- Catégorie : Poésie
- Par françois d'alayrac
-
- Date de publication originale : 26 mai 2006
- Date de publication sur In Libro Veritas : 26 mai 2006 à 10h14
- Dernière modification : 17 décembre 2006 à 19h17
-
Histoire de ce qui fut comme une renaisance
In memoriam
Rien n'est éternel.
Mais tout toujours recommence.
Telle est la loi de l'impermanence.
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4165 lectures |
43 pages
L'Ève Anaissance
VISION
Entre les seins de la soirée qui s’étire, le ventre ouvert entre ses hanches qui ponctuent le temps selon les lunes,
Montant dans la vapeur brûlante du thé,
Ton Nom,
Indécent, cru jusqu’à s’en transfigurer à nous donner la foi en la chair et ses appétits
A croire la jouissive violence de la pénétration de la femelle par le mâle comme unique loi de la Vie,
A en savoir le feu sacré accumulé aux reins pour unique chaleur vitale.
Ton Nom,
Libre comme l’orchestre du vent
Qui joue dans les piliers d’une cathédrale de verre et d’acier
D’ondoyantes formes qui étincellent
Comme l’écume des vagues sur la mer.
Ton Nom,
Visible dans l’éclosion d’un œuf, dans la chute de la feuille, dans le vol du rapace, dans celui du bourdon, dans le poisson soyeux qui fend l’eau, dans une Vierge à l’enfant de Raphaël, dans le Moïse de Michel Ange, dans une symphonie de Beethoven, dans les fleurs vénéneuses de Baudelaire, dans la Carmen de Callas,
Enfin dans mon poème accroché à ta gorge qui en jouit.
Ton Nom,
Trop souvent recouvert des oripeaux du diable ou du bon dieu quand il n’est que le désir, que les effluves intimes qui remontent dans la nuit, que les fibres qui s’en liquéfient dans un partage de chaleur, que la plénitude des poumons dans une exquise acuité des sens,
Ton Nom,
Quand il n’est rien d’autre que les mains nues et justes qui précisent la beauté naturelle de la totalité d’un corps d’homme, d’un corps de femme qui brillent dans leur sexe déployé, dans leur fusion brûlante.
Ton Nom,
De sabre et de fusil à ouvrir tous les sentiers qui caressent la Vie, glorifiant le phallus triomphant et la vulve qui l’accueille, bénissant le sein de la main et le sexe de la bouche
Comme d’innombrables immortalités aux innombrables incarnations du plaisir qui vise au delà de la procréation.
Ton Nom,
Amour, grappes et jus d’amour, odeurs mêlées d’amour, haleines échangées d’amour, graines germées d’amour, pelures douces amères d’amour, soif et faim d’amour, tables, lits, coussins, tapis, buissons d’amour, mélanges grandioses d’amour dans une gigantesque orgie planétaire,
Ton Nom,
Dans le souffle mouillé de sous bois, d’herbe humide de prairie fleurie, de blés mûrs, d’éclats de braises, de dentelles fines, de draps trempés, d’aube froissée de l’épuisement salvateur,
Ton Nom,
Universel qui unit tout au reste,
Faisant la Terre voluptueuse et le Ciel passionné dans leurs jeux éternels et féconds d’ombre et de clarté,
L’Univers n’étant le résultat que de leur vaste et permanent orgasme,
Coulant de partout, du tronc des arbres, de la pulpe des fruits, de la tige du moindre pissenlit.
Ton Nom,
A faire fleurir les pommiers, mûrir les graines des ronces et des orties, éclater les grenades sur leur branche,
A faire gicler l’eau du rocher et le sang rouge et chaud du cœur,
A faire hurler les chats sous la Lune grosse, mugir le taureau au pré, se pavaner le paon qui n’en est pas plus fier pour autant, taquiner sa scie musicale au grillon,
A faire gémir la femme sous l’homme et crier l’homme sur la femme.
Ton Nom,
Qui fait l’obscurité mystiquement amoureuse,
Qui réveille les adolescents dans leur sueur , et les contraint à calmer d’une main ou d’un doigt incandescents leurs jeunes élans hallucinogènes.
Ton Nom,
Créateur de la perfection absolue de tout ce qui est vivant, et j’en ai une admiration sans limite pour :
La perfection absolue de ta féminité sans tache, de tes membres, de tes organes, de tes sens, du merveilleux pain chaud de tes tes seins, de ton sang menstruel, de ta peau que j’appelle à la rescousse, de ton sexe moussu que je fouis et m’enfouis,
La perfection absolue de ma virilité sans souillure qui se presse contre Toi, acérée, grande, indissuadable et patiente dans ses tensions, plantée amoureusement dans ta main, dans ta bouche, dans ton vagin, dans ton anus en t’offrant partout ma semence pour en lever d’amoureuses moissons,
La perfection absolue de notre jouissance commune où nous pouvons partager le sel de tes sèves descendantes, de mes sèves montantes, selon le rythme éternellement régulier du flux et du reflux sur le sable flambé de mon coulis dans tes coulures, l’un et les autres d’égale et parfaite pureté.
Ton Nom.
Montant dans la vapeur brûlante du thé,
Ton Nom,
Indécent, cru jusqu’à s’en transfigurer à nous donner la foi en la chair et ses appétits
A croire la jouissive violence de la pénétration de la femelle par le mâle comme unique loi de la Vie,
A en savoir le feu sacré accumulé aux reins pour unique chaleur vitale.
Ton Nom,
Libre comme l’orchestre du vent
Qui joue dans les piliers d’une cathédrale de verre et d’acier
D’ondoyantes formes qui étincellent
Comme l’écume des vagues sur la mer.
Ton Nom,
Visible dans l’éclosion d’un œuf, dans la chute de la feuille, dans le vol du rapace, dans celui du bourdon, dans le poisson soyeux qui fend l’eau, dans une Vierge à l’enfant de Raphaël, dans le Moïse de Michel Ange, dans une symphonie de Beethoven, dans les fleurs vénéneuses de Baudelaire, dans la Carmen de Callas,
Enfin dans mon poème accroché à ta gorge qui en jouit.
Ton Nom,
Trop souvent recouvert des oripeaux du diable ou du bon dieu quand il n’est que le désir, que les effluves intimes qui remontent dans la nuit, que les fibres qui s’en liquéfient dans un partage de chaleur, que la plénitude des poumons dans une exquise acuité des sens,
Ton Nom,
Quand il n’est rien d’autre que les mains nues et justes qui précisent la beauté naturelle de la totalité d’un corps d’homme, d’un corps de femme qui brillent dans leur sexe déployé, dans leur fusion brûlante.
Ton Nom,
De sabre et de fusil à ouvrir tous les sentiers qui caressent la Vie, glorifiant le phallus triomphant et la vulve qui l’accueille, bénissant le sein de la main et le sexe de la bouche
Comme d’innombrables immortalités aux innombrables incarnations du plaisir qui vise au delà de la procréation.
Ton Nom,
Amour, grappes et jus d’amour, odeurs mêlées d’amour, haleines échangées d’amour, graines germées d’amour, pelures douces amères d’amour, soif et faim d’amour, tables, lits, coussins, tapis, buissons d’amour, mélanges grandioses d’amour dans une gigantesque orgie planétaire,
Ton Nom,
Dans le souffle mouillé de sous bois, d’herbe humide de prairie fleurie, de blés mûrs, d’éclats de braises, de dentelles fines, de draps trempés, d’aube froissée de l’épuisement salvateur,
Ton Nom,
Universel qui unit tout au reste,
Faisant la Terre voluptueuse et le Ciel passionné dans leurs jeux éternels et féconds d’ombre et de clarté,
L’Univers n’étant le résultat que de leur vaste et permanent orgasme,
Coulant de partout, du tronc des arbres, de la pulpe des fruits, de la tige du moindre pissenlit.
Ton Nom,
A faire fleurir les pommiers, mûrir les graines des ronces et des orties, éclater les grenades sur leur branche,
A faire gicler l’eau du rocher et le sang rouge et chaud du cœur,
A faire hurler les chats sous la Lune grosse, mugir le taureau au pré, se pavaner le paon qui n’en est pas plus fier pour autant, taquiner sa scie musicale au grillon,
A faire gémir la femme sous l’homme et crier l’homme sur la femme.
Ton Nom,
Qui fait l’obscurité mystiquement amoureuse,
Qui réveille les adolescents dans leur sueur , et les contraint à calmer d’une main ou d’un doigt incandescents leurs jeunes élans hallucinogènes.
Ton Nom,
Créateur de la perfection absolue de tout ce qui est vivant, et j’en ai une admiration sans limite pour :
La perfection absolue de ta féminité sans tache, de tes membres, de tes organes, de tes sens, du merveilleux pain chaud de tes tes seins, de ton sang menstruel, de ta peau que j’appelle à la rescousse, de ton sexe moussu que je fouis et m’enfouis,
La perfection absolue de ma virilité sans souillure qui se presse contre Toi, acérée, grande, indissuadable et patiente dans ses tensions, plantée amoureusement dans ta main, dans ta bouche, dans ton vagin, dans ton anus en t’offrant partout ma semence pour en lever d’amoureuses moissons,
La perfection absolue de notre jouissance commune où nous pouvons partager le sel de tes sèves descendantes, de mes sèves montantes, selon le rythme éternellement régulier du flux et du reflux sur le sable flambé de mon coulis dans tes coulures, l’un et les autres d’égale et parfaite pureté.
Ton Nom.
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