Navigation : InLibroVeritas.net > Poésie > L'Ève Anaissance > Page 27
L'Ève Anaissance

- Catégorie : Poésie
- Par françois d'alayrac
-
- Date de publication originale : 26 mai 2006
- Date de publication sur In Libro Veritas : 26 mai 2006 à 10h14
- Dernière modification : 17 décembre 2006 à 19h17
-
Histoire de ce qui fut comme une renaisance
In memoriam
Rien n'est éternel.
Mais tout toujours recommence.
Telle est la loi de l'impermanence.
10/10 (4 votes)
|
154 aiment
121 n'aiment pas |
4223 lectures |
43 pages
L'Ève Anaissance
CHANSON DU SOIR
Toi, quand je m’échappe dans mes vapeurs,
T’es la brodeuse d’or et d’argent
Qui retient sans impatience
Le temps qui file en négatif
Les souvenirs de mon berceau.
Quand dans les corridors du dégoût
Au coin des vitrines d’Amsterdam
J’ai le cœur à nausée haute
C’est dans tes bras de linge blanc
Que je viens soigner mon ennui.
Avec cet air d’en avoir pas
Tu m’accroches à l’hameçon
De ce sourire qui en dit long
A remonter au coins des rues de tes genoux
Pour y manger du Paradis dans la dentelle.
Dans tes cent pas sur l’avenue du Porte rêves
Tu me suspends aux becs de gaz
De ton regard qui fait siffler
Le grand soir du lendemain
Qu’on déshabille.
Au carrefour du sans souci
C’est ta chanson qui tend les mains
Et qui me prend comme un amant
Qu’aurait perdu le goût des choses
Pour qu’il revienne à tes vingt ans.
Quand le vent souffle de travers
A repasser, bonne ménagère,
Les nappes de mes insomnies,
Tu m’y endors comme ton enfant,
Heureuse d’avoir à me bercer.
Quand tu cuisines avec les doigts
Dans les casseroles du feu de dieu
A faire frémir le diable dans son schéol,
Tu me nourris aux sentiments
Amers et doux comme un vin vieux.
Pour nettoyer les salissures de mes vitraux,
Tu brises l’eau au creux des reins
Et goupillonnes mes souvenirs
A m’en dissoudre le comprimé de la mémoire
Au fond du puit de ton futur.
Quand tu décores ma maison,
C’est pour y mettre du soleil
Qui pique du nez à ma fenêtre
Et puis s’en va se faire un tour
Dans le fouillis de tes cheveux.
Quand tu me roules dans les opiums
De tes aisselles aphrodisiaques
Qui me recouvrent de dessous,
J’oublie le Père le Fils le Saint Esprit.
Quant à l’Enfer, c’est pour plus tard.
Toi, tu t’allumes à mon tabac
Au coin des berges du désir.
C’est mon briquet du bas du ventre
Qui fait la flamme et nous disloque
Au sein des vignes du Seigneur.
C’est encore Toi qui me remplis la bouche
Dans un réveil d’après - midi
Qui nous surprend au pied du lit
Et nous emmène pour la journée
Aux bords du lac des Espérances.
A tant me rouler dans tes draps
Je prends la Vie comme un bon coup
A conserver bien enveloppé
Dans sa bouteille millésimée
Pour n’en pas perdre la part des Anges.
Depuis que je me suis reposé
Dans la mie de tes jambes aromatiques
Je t’aime dans tes aller retour
Et me soumets à ton seul gré
Au lit de toutes tes fantaisies.
T’es la brodeuse d’or et d’argent
Qui retient sans impatience
Le temps qui file en négatif
Les souvenirs de mon berceau.
Quand dans les corridors du dégoût
Au coin des vitrines d’Amsterdam
J’ai le cœur à nausée haute
C’est dans tes bras de linge blanc
Que je viens soigner mon ennui.
Avec cet air d’en avoir pas
Tu m’accroches à l’hameçon
De ce sourire qui en dit long
A remonter au coins des rues de tes genoux
Pour y manger du Paradis dans la dentelle.
Dans tes cent pas sur l’avenue du Porte rêves
Tu me suspends aux becs de gaz
De ton regard qui fait siffler
Le grand soir du lendemain
Qu’on déshabille.
Au carrefour du sans souci
C’est ta chanson qui tend les mains
Et qui me prend comme un amant
Qu’aurait perdu le goût des choses
Pour qu’il revienne à tes vingt ans.
Quand le vent souffle de travers
A repasser, bonne ménagère,
Les nappes de mes insomnies,
Tu m’y endors comme ton enfant,
Heureuse d’avoir à me bercer.
Quand tu cuisines avec les doigts
Dans les casseroles du feu de dieu
A faire frémir le diable dans son schéol,
Tu me nourris aux sentiments
Amers et doux comme un vin vieux.
Pour nettoyer les salissures de mes vitraux,
Tu brises l’eau au creux des reins
Et goupillonnes mes souvenirs
A m’en dissoudre le comprimé de la mémoire
Au fond du puit de ton futur.
Quand tu décores ma maison,
C’est pour y mettre du soleil
Qui pique du nez à ma fenêtre
Et puis s’en va se faire un tour
Dans le fouillis de tes cheveux.
Quand tu me roules dans les opiums
De tes aisselles aphrodisiaques
Qui me recouvrent de dessous,
J’oublie le Père le Fils le Saint Esprit.
Quant à l’Enfer, c’est pour plus tard.
Toi, tu t’allumes à mon tabac
Au coin des berges du désir.
C’est mon briquet du bas du ventre
Qui fait la flamme et nous disloque
Au sein des vignes du Seigneur.
C’est encore Toi qui me remplis la bouche
Dans un réveil d’après - midi
Qui nous surprend au pied du lit
Et nous emmène pour la journée
Aux bords du lac des Espérances.
A tant me rouler dans tes draps
Je prends la Vie comme un bon coup
A conserver bien enveloppé
Dans sa bouteille millésimée
Pour n’en pas perdre la part des Anges.
Depuis que je me suis reposé
Dans la mie de tes jambes aromatiques
Je t’aime dans tes aller retour
Et me soumets à ton seul gré
Au lit de toutes tes fantaisies.
Que pensez-vous de cette oeuvre : J'aime Je n'aime pas
Options concernant cette oeuvre
- Signaler une faute à l'auteur, page 27.
- Poster un commentaire à propos de cette oeuvre
- Alerter un modérateur
- Ajouter cette oeuvre à votre livre à la carte
- Achat immédiat en livre papier
- Télécharger la version pdf de cette oeuvre (gratuit)
- Placer un marque page sur cette page pour reprendre la lecture plus tard
- Ajouter à vos oeuvres favorites
- Envoyer cette oeuvre à un ami
Licence de cette oeuvre

L'oeuvre ci-dessus est mise à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd 2.0
Faire un don à cet auteur

- Offrez à cet auteur la chance d'être publié !
- françois d'alayrac à reçu 15 € de dons.
- 84 € manquants pour publier sur ILV-Edition.com
- Votre livre papier
- ILV vous permet d'acheter un livre papier comportant les oeuvres de votre choix.
- Edition classique
- Publiez votre livre
- Sous licence libre ou non, en gardant tous vos droits
- ilv-edition.com
- ILV-Experience
-
- En savoir plus
- Retrouvez nos catalogues : monde du libre et auteurs repérés sur et par InLibroVeritas.
- Newsletter
- Recherche
- Lecture libre...
-
- Le meilleur d'ILV
- Romans / Nouvelles
- Humour
- Actualité
- Poésie
- Informatique
- Théâtre
- Essais / Critiques
- Tribune libre
- Biographies / Témoignages
- Documents
- Contes
- Jeunesse
- Vie pratique
- Économie/Finances
- Sciences humaines
- Sciences / techniques
- Correspondances
- Scénarios
- Chroniques
- Thèses
- Esotérisme / Spiritualité
- Citations
- Philosophie
- Textes fondamentaux
- Lyrics - Chansons
- Plus de lecture...
- Agenda littéraire
-
L M M J V S D 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 - << | Octobre 2008 | >>
- À découvrir
-
Frédéric FABRI
Cycle Beta
L'expansion humaine suit la mise en place d'un réseau...
Confidentialité | Conditions générales de vente | Questions fréquentes | Partenariats | Nous contacter
© 2004-2008 Reverbere.net, Tous droits réservés. In Libro Veritas est une marque déposée.
Crédits complets | Webdesign : AG Creations |
In Libro Veritas est soutenu par Gandi. | Cherise | Alaplume















