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L'Ève Anaissance

- Catégorie : Poésie
- Par françois d'alayrac
-
- Date de publication originale : 26 mai 2006
- Date de publication sur In Libro Veritas : 26 mai 2006 à 10h14
- Dernière modification : 17 décembre 2006 à 19h17
-
Histoire de ce qui fut comme une renaisance
In memoriam
Rien n'est éternel.
Mais tout toujours recommence.
Telle est la loi de l'impermanence.
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4321 lectures |
43 pages
L'Ève Anaissance
CREDO
Non.
Certes, tu as raison.
Je ne puis admettre une Nature sans femme.
Et je ne peux concevoir, dans ma petite seconde - éternité un monde
Sans l’harmonie lunaire de tes organes féminins, dans leur admirable anatomie,
Pour ce délai du beau où il reste toujours une chimère à bâtir,
Sans ce formidable éclair que tu déverses dans mes prunelles de myope
Pour me faire vivre l’expression régulière de notre androgynat
Sous l’essor extatique de ton vagin dans l’explosion d’un orgasme innocent.
Naissance d’un monde dans une perle de sueur à la tempe
Qui m’a fait Être entre tes cuisses
A côté du soleil enivrée de la vérité reconquise.
Je ne puis comprendre comment simplement respirer
Sans le luxe accroché à l’écorce de tes seins receleurs d’hirondelles.
J’ai, depuis leur rencontre, retrouvé une voix et des mains.
Dans le chant de ton arbre qui monte en contre point
Ses écumes charnelles, ses jus, ses sèves, ses feuillages épais,
Tes mots sont les doigts qui ardent l’espoir sur lequel je marche.
A la désirade angulaire de ton Ciel de ventre en efflorescence
J’épure tous mes désirs de mâle avide au vain orgueil
Entre l’alpha et l’oméga de ton besoin d’originel.
De même que ton amour me couronne, il doit me crucifier,
Me broyer jusqu'à la blancheur, me mettre à nu,
Me livrer à son feu, me pétrir jusqu’à la souplesse,
Me fondre dans un ruisseau qui coule à la nuit sa mélodie,
Connaître la précieuse douleur de trop de tendresse,
Et lorsque ses ailes m’enveloppent, lui céder.
J’en saignerais volontiers et joyeusement avec, sur les lèvres,
Comme un chant de louanges. Grâce à toi désormais
L'amour n'a point d'autres désir que de s'accomplir.
Je n’ai plus besoin de rien car tes caresses en apnée sont guérison.
Je suis vierge et tout commence avec Toi et par Toi,
Excluant toute comparaison, abolissant tout souvenir.
La lumière s’est évadée du noir sous une Lune bleue.
Je reste submergé sous toi, inondé de ton corps jusqu’aux bords du possible.
Je vis maintenant cette Vie vivante à vif dans tes vagues qui s’épanchent.
Je t’aime. Loin de l’antique malédiction du sperme qui aliène.
J’ai perdu toute pesanteur, englouti sous tes poussées qui m’enlacent,
Dans tes coulées d’encens qui me consument.
Par le goût du désir, nous jubilons d’un plaisir inexprimable
Et jamais encore touché. Fin de l'illusion, dissolution de la dualité.
Ma salive sur ton sexe crie l’homme pour la femme à invertir le Ciel.
J’existe. Sur tes peurs et tes blessures. Ton corps nu est mon histoire.
Je suis en Toi et le temps de velours chaloupé n’a plus d’ombre.
Faire l’amour est devenu une prière au cœur de l’imprévisible.
Ta chair a posé son empreinte inaltérable dans mes draps
Et tes lèvres m’ont offert une nudité d’amant nouveau sans flétrissure
A l’instant même où tu m’as laissé venir dans tes hanches.
Profondément en Toi, me sentir attraper une étoile filante,
Inventer une fleur dans ma métamorphose qui se déplie de tous les possibles
Quand je capte ma brûlure à la résurgence de tes muqueuses.
Ô ma Bien-Aimée, si l’ignescence de ta vulve peut se passer de moi,
Quittons-nous! Là sur-le-champ je m'en vais!
J’aurais accompli mon rêve sur ta peau.
Sous le vent levé dans ta bouche je ne serais plus qu’un errant
Qui ne pourrait imaginer que tu n’aies jamais existé.
Telle que tu es. De parfaite imperfection.
Credo in te.
Certes, tu as raison.
Je ne puis admettre une Nature sans femme.
Et je ne peux concevoir, dans ma petite seconde - éternité un monde
Sans l’harmonie lunaire de tes organes féminins, dans leur admirable anatomie,
Pour ce délai du beau où il reste toujours une chimère à bâtir,
Sans ce formidable éclair que tu déverses dans mes prunelles de myope
Pour me faire vivre l’expression régulière de notre androgynat
Sous l’essor extatique de ton vagin dans l’explosion d’un orgasme innocent.
Naissance d’un monde dans une perle de sueur à la tempe
Qui m’a fait Être entre tes cuisses
A côté du soleil enivrée de la vérité reconquise.
Je ne puis comprendre comment simplement respirer
Sans le luxe accroché à l’écorce de tes seins receleurs d’hirondelles.
J’ai, depuis leur rencontre, retrouvé une voix et des mains.
Dans le chant de ton arbre qui monte en contre point
Ses écumes charnelles, ses jus, ses sèves, ses feuillages épais,
Tes mots sont les doigts qui ardent l’espoir sur lequel je marche.
A la désirade angulaire de ton Ciel de ventre en efflorescence
J’épure tous mes désirs de mâle avide au vain orgueil
Entre l’alpha et l’oméga de ton besoin d’originel.
De même que ton amour me couronne, il doit me crucifier,
Me broyer jusqu'à la blancheur, me mettre à nu,
Me livrer à son feu, me pétrir jusqu’à la souplesse,
Me fondre dans un ruisseau qui coule à la nuit sa mélodie,
Connaître la précieuse douleur de trop de tendresse,
Et lorsque ses ailes m’enveloppent, lui céder.
J’en saignerais volontiers et joyeusement avec, sur les lèvres,
Comme un chant de louanges. Grâce à toi désormais
L'amour n'a point d'autres désir que de s'accomplir.
Je n’ai plus besoin de rien car tes caresses en apnée sont guérison.
Je suis vierge et tout commence avec Toi et par Toi,
Excluant toute comparaison, abolissant tout souvenir.
La lumière s’est évadée du noir sous une Lune bleue.
Je reste submergé sous toi, inondé de ton corps jusqu’aux bords du possible.
Je vis maintenant cette Vie vivante à vif dans tes vagues qui s’épanchent.
Je t’aime. Loin de l’antique malédiction du sperme qui aliène.
J’ai perdu toute pesanteur, englouti sous tes poussées qui m’enlacent,
Dans tes coulées d’encens qui me consument.
Par le goût du désir, nous jubilons d’un plaisir inexprimable
Et jamais encore touché. Fin de l'illusion, dissolution de la dualité.
Ma salive sur ton sexe crie l’homme pour la femme à invertir le Ciel.
J’existe. Sur tes peurs et tes blessures. Ton corps nu est mon histoire.
Je suis en Toi et le temps de velours chaloupé n’a plus d’ombre.
Faire l’amour est devenu une prière au cœur de l’imprévisible.
Ta chair a posé son empreinte inaltérable dans mes draps
Et tes lèvres m’ont offert une nudité d’amant nouveau sans flétrissure
A l’instant même où tu m’as laissé venir dans tes hanches.
Profondément en Toi, me sentir attraper une étoile filante,
Inventer une fleur dans ma métamorphose qui se déplie de tous les possibles
Quand je capte ma brûlure à la résurgence de tes muqueuses.
Ô ma Bien-Aimée, si l’ignescence de ta vulve peut se passer de moi,
Quittons-nous! Là sur-le-champ je m'en vais!
J’aurais accompli mon rêve sur ta peau.
Sous le vent levé dans ta bouche je ne serais plus qu’un errant
Qui ne pourrait imaginer que tu n’aies jamais existé.
Telle que tu es. De parfaite imperfection.
Credo in te.
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