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L'Ève Anaissance

- Catégorie : Poésie
- Par françois d'alayrac
-
- Date de publication originale : 26 mai 2006
- Date de publication sur In Libro Veritas : 26 mai 2006 à 10h14
- Dernière modification : 17 décembre 2006 à 19h17
-
Histoire de ce qui fut comme une renaisance
In memoriam
Rien n'est éternel.
Mais tout toujours recommence.
Telle est la loi de l'impermanence.
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4162 lectures |
43 pages
L'Ève Anaissance
OH FEMME A MA FENÊTRE
Dire
Que c’est au centre de nulle part
Partageant la même quête,
Que nous nous sommes rencontrés.
Toi,
Prête à toutes les blessures par amour,
Et là, précisément, où la Nature t’a voulue
Le plus sensible dans tes pétales.
Dans tes mots,
Tes mots que tu brûles aux éclats,
Que tu traverses avec ton ventre
Comme un déchirure de soleil,
Tes mots
Que tu répands dans mes regards
Quand tu me les tisses de fleur de peau
A fils solaires tirés de pluies,
Dans tes mots
J’aime tes yeux filant de brume,
L’odeur de menthe au ruisseau de tes tempes,
La lancinante conscience du désir à tes aisselles.
J’y ai entendu
Qu’au taillis de fougères sous la dentelle - liane,
Il y a des mandalas de fleurs si nues qu’il suffit
D’un souffle pour que l’été t’y flamme.
J’y sais désormais
Que tu es cet appel qu’attendent les grands oiseaux migrateurs
Quand tu reprends ton rêve et vas plus loin
Dans la nuit de pavot léger que tes cuisses désarpègent.
Mais toi, sais - tu,
Lorsque les arbres pleurent toute leur sève en novembre,
Parce qu’ils mêlent à volupté le basilic et le safran
Quand sauras - tu que les nus de septembre sont les plus beaux de tous,
Que même si
Les anges aujourd’hui n’ont plus d’aile
Il fera demain rose à la pointe de tes seins
Et que je t’y lègue ma force de rire pour l’avenir?
O! Ouvre!
Ouvre ta bouche, ouvre tes mains
Afin que j’y renaisse
Dans l’extrème étreinte des yeux.
Soleil fragile
Qui ne se maquille que d’amour équinoxe,
Il n’est d’autre Vie que le voyage au chant de tes lèvres.
Je t’aime, oh femme à ma fenêtre.
Que c’est au centre de nulle part
Partageant la même quête,
Que nous nous sommes rencontrés.
Toi,
Prête à toutes les blessures par amour,
Et là, précisément, où la Nature t’a voulue
Le plus sensible dans tes pétales.
Dans tes mots,
Tes mots que tu brûles aux éclats,
Que tu traverses avec ton ventre
Comme un déchirure de soleil,
Tes mots
Que tu répands dans mes regards
Quand tu me les tisses de fleur de peau
A fils solaires tirés de pluies,
Dans tes mots
J’aime tes yeux filant de brume,
L’odeur de menthe au ruisseau de tes tempes,
La lancinante conscience du désir à tes aisselles.
J’y ai entendu
Qu’au taillis de fougères sous la dentelle - liane,
Il y a des mandalas de fleurs si nues qu’il suffit
D’un souffle pour que l’été t’y flamme.
J’y sais désormais
Que tu es cet appel qu’attendent les grands oiseaux migrateurs
Quand tu reprends ton rêve et vas plus loin
Dans la nuit de pavot léger que tes cuisses désarpègent.
Mais toi, sais - tu,
Lorsque les arbres pleurent toute leur sève en novembre,
Parce qu’ils mêlent à volupté le basilic et le safran
Quand sauras - tu que les nus de septembre sont les plus beaux de tous,
Que même si
Les anges aujourd’hui n’ont plus d’aile
Il fera demain rose à la pointe de tes seins
Et que je t’y lègue ma force de rire pour l’avenir?
O! Ouvre!
Ouvre ta bouche, ouvre tes mains
Afin que j’y renaisse
Dans l’extrème étreinte des yeux.
Soleil fragile
Qui ne se maquille que d’amour équinoxe,
Il n’est d’autre Vie que le voyage au chant de tes lèvres.
Je t’aime, oh femme à ma fenêtre.
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