Navigation : InLibroVeritas.net > Poésie > L'Ève Anaissance > Page 12
L'Ève Anaissance

- Catégorie : Poésie
- Par françois d'alayrac
-
- Date de publication originale : 26 mai 2006
- Date de publication sur In Libro Veritas : 26 mai 2006 à 10h14
- Dernière modification : 17 décembre 2006 à 19h17
-
Histoire de ce qui fut comme une renaisance
In memoriam
Rien n'est éternel.
Mais tout toujours recommence.
Telle est la loi de l'impermanence.
10/10 (4 votes)
|
154 aiment
121 n'aiment pas |
4161 lectures |
43 pages
L'Ève Anaissance
ÉCOUTE - MOI
Écoute - moi.
Et souviens - Toi.
A l’heure où se léchaient encore les vives blessures, nous nous sommes rencontrés dans l’impatiente urgence des amants de grande nouveauté,
Ouverts sur le seul vertige de vaste frisson d’âme qui enlève les corps.
Et dès cet instant là,
Rien d’autre ne pouvait plus réellement compter,
Tant fut inébranlable alors notre intime et mutuelle conviction de n’être nés l’un pour l’autre que pour partager immédiatement cette liberté à aimer inconditionnelle, à élargir le Ciel, là où tout est à créer dans nos imperfections,
Sans promesse ni serment, dans l’intense vivre à nous aimer totalement dans l’instant qui s’ignore,
Dans un présent unique sans mémoire et sans avenir, venant de rien vers rien, de nulle part vers nulle part,
Dans cet intervalle secret où nous avons tout pouvoir sur la mort et qui n’est que notre intime espace, ni dehors ni dedans,
Où nous goûtons le réel avec cette insouciance du jeu et cette nécessité d’un plaisir qui abolit nos différences,
Dans l’instantanée conscience aiguë
Nous avons Toi et moi trop de lucidité pour ignorer que si le printemps en venait à nous fermer ses portes,
Que nous avons l’un et l’autre trop de sincérité et de reconnaissance de nous être aimés à ce point,
Pour refuser de nous obstiner à faire semblant,
Jusqu’à nous haïr dans une guerre d’habitude mortifères.
Écoute - moi.
Écoute - moi encore. Et dis - moi quand tu seras nue. Quand tu seras nue des cendres froides de nos amours mortes. Dis - moi quand j’en serai nu aussi.
Juste pour oser, sans y penser, vieillir à deux
Sans jamais lire son usure dans les yeux de l’autre.
Car désormais nous n’avons plus qu’à nous aimer jusqu’à notre dernier souffle,
Nous aimer, à nous en embellir de mots que l’on dévore sans violence pour nos propres corps,
D’un amour aux pieds ailés qui,
Pour grandir,
Doit pouvoir librement danser sous la pluie, sous le vent, sous le soleil et piétiner la braise,
Nous aimer à nous saborder dans un naufrage magnifique où nous ne ferons de nous qu’un unique objet du désir,
A ne plus prendre notre propre mesure que d’un même regard,
Jusqu’à ne plus croire rien d’autre que cette irréalité où nous vannons nos orties jusqu’à ce que survienne la transformation au delà de toute répression,
A en vivre l’éternité au rythme lent de l’amour que l’on fait avec le sommeil où les images se forment à l’abandon.
Et souviens - Toi.
A l’heure où se léchaient encore les vives blessures, nous nous sommes rencontrés dans l’impatiente urgence des amants de grande nouveauté,
Ouverts sur le seul vertige de vaste frisson d’âme qui enlève les corps.
Et dès cet instant là,
Rien d’autre ne pouvait plus réellement compter,
Tant fut inébranlable alors notre intime et mutuelle conviction de n’être nés l’un pour l’autre que pour partager immédiatement cette liberté à aimer inconditionnelle, à élargir le Ciel, là où tout est à créer dans nos imperfections,
Sans promesse ni serment, dans l’intense vivre à nous aimer totalement dans l’instant qui s’ignore,
Dans un présent unique sans mémoire et sans avenir, venant de rien vers rien, de nulle part vers nulle part,
Dans cet intervalle secret où nous avons tout pouvoir sur la mort et qui n’est que notre intime espace, ni dehors ni dedans,
Où nous goûtons le réel avec cette insouciance du jeu et cette nécessité d’un plaisir qui abolit nos différences,
Dans l’instantanée conscience aiguë
Nous avons Toi et moi trop de lucidité pour ignorer que si le printemps en venait à nous fermer ses portes,
Que nous avons l’un et l’autre trop de sincérité et de reconnaissance de nous être aimés à ce point,
Pour refuser de nous obstiner à faire semblant,
Jusqu’à nous haïr dans une guerre d’habitude mortifères.
Écoute - moi.
Écoute - moi encore. Et dis - moi quand tu seras nue. Quand tu seras nue des cendres froides de nos amours mortes. Dis - moi quand j’en serai nu aussi.
Juste pour oser, sans y penser, vieillir à deux
Sans jamais lire son usure dans les yeux de l’autre.
Car désormais nous n’avons plus qu’à nous aimer jusqu’à notre dernier souffle,
Nous aimer, à nous en embellir de mots que l’on dévore sans violence pour nos propres corps,
D’un amour aux pieds ailés qui,
Pour grandir,
Doit pouvoir librement danser sous la pluie, sous le vent, sous le soleil et piétiner la braise,
Nous aimer à nous saborder dans un naufrage magnifique où nous ne ferons de nous qu’un unique objet du désir,
A ne plus prendre notre propre mesure que d’un même regard,
Jusqu’à ne plus croire rien d’autre que cette irréalité où nous vannons nos orties jusqu’à ce que survienne la transformation au delà de toute répression,
A en vivre l’éternité au rythme lent de l’amour que l’on fait avec le sommeil où les images se forment à l’abandon.
Que pensez-vous de cette oeuvre : J'aime Je n'aime pas
Options concernant cette oeuvre
- Signaler une faute à l'auteur, page 12.
- Poster un commentaire à propos de cette oeuvre
- Alerter un modérateur
- Ajouter cette oeuvre à votre livre à la carte
- Achat immédiat en livre papier
- Télécharger la version pdf de cette oeuvre (gratuit)
- Placer un marque page sur cette page pour reprendre la lecture plus tard
- Ajouter à vos oeuvres favorites
- Envoyer cette oeuvre à un ami
Licence de cette oeuvre

L'oeuvre ci-dessus est mise à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd 2.0
Faire un don à cet auteur

- Offrez à cet auteur la chance d'être publié !
- françois d'alayrac à reçu 15 € de dons.
- 84 € manquants pour publier sur ILV-Edition.com
- Votre livre papier
- ILV vous permet d'acheter un livre papier comportant les oeuvres de votre choix.
- Edition classique
- Publiez votre livre
- Sous licence libre ou non, en gardant tous vos droits
- ilv-edition.com
- ILV-Experience
-
- En savoir plus
- Retrouvez nos catalogues : monde du libre et auteurs repérés sur et par InLibroVeritas.
- Newsletter
- Recherche
- Lecture libre...
-
- Le meilleur d'ILV
- Romans / Nouvelles
- Humour
- Actualité
- Poésie
- Informatique
- Théâtre
- Essais / Critiques
- Tribune libre
- Biographies / Témoignages
- Documents
- Contes
- Jeunesse
- Vie pratique
- Économie/Finances
- Sciences humaines
- Sciences / techniques
- Correspondances
- Scénarios
- Chroniques
- Thèses
- Esotérisme / Spiritualité
- Citations
- Philosophie
- Textes fondamentaux
- Lyrics - Chansons
- Plus de lecture...
- Agenda littéraire
-
L M M J V S D 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 - << | Septembre 2008 | >>
- À découvrir
-
Nasser OUDJIT
Une colombe aux yeux bridés
Qui est "Gabriel" et l'autre avec les yeux du diable....
Confidentialité | Conditions générales de vente | Questions fréquentes | Partenariats | Nous contacter
© 2004-2008 Reverbere.net, Tous droits réservés. In Libro Veritas est une marque déposée.
Crédits complets | Webdesign : AG Creations |
In Libro Veritas est soutenu par Gandi. | Cherise | Alaplume















