Un étrange tableau
Le brouillard ce matin recouvrait le chemin
Dans son épais manteau j’avançais vers le mien.
Je roulais quand soudain un claquement lointain
Illumina le beau paysage serein
Qui me servait d’écrin. Ô Rage que l’on peint.
§
Et sur le bas-côté je stoppais mon entrain.
On entendait de l’eau jouer aux musiciens
Et les râles essoufflés d’un bien triste destin.
Plongée dans le ruisseau, elle prenait un bain
Et son corps répandait sur l’eau un sombre teint.
On entendait de l’eau jouer aux musiciens
Et les râles essoufflés d’un bien triste destin.
Plongée dans le ruisseau, elle prenait un bain
Et son corps répandait sur l’eau un sombre teint.
§
Le brouillard révéla à mes yeux le dessin
D’un étrange tableau que des plombs ont atteint.
Une biche était là qui s’agitait en vain.
Un instant de repos suffit à mettre fin
Au supplicieux trépas d’un fusil à la main !
D’un étrange tableau que des plombs ont atteint.
Une biche était là qui s’agitait en vain.
Un instant de repos suffit à mettre fin
Au supplicieux trépas d’un fusil à la main !