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Le Soldat Inconnu

- Par Bernard Lancourt

-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 24 mars 2006 à 16h54
- Dernière modification : 4 juin 2006 à 0h26
- A toutes les mères qui ont perdu un enfant à la guerre
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- Pas de vente papier
- 19 commentaires
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Je trouve votre œuvre ...
Je trouve votre œuvre très belle, aussi grandiose qu’émouvante. Bref j'ai beaucoup aimé.
Classique mais très bon
Malgré un grand classicisme ("encor" notamment), largement, très largement au dessus de la production des derniers jours. Mais ce n'est que mon opinion. J'espère que vous nous préparez quelque chose de plus long, style roman par exemple?
A Errante et François
A Errante : merci beaucoup. A François : Ouais ! Un roman policier qui me rend fou. A tous les deux : MERCI.
Mise à jour
j'ai lu ta poésir dès son édition mais n'ai pas pris le temps de commenter.
J(aime toujours autant.
tes raps sont rigolos, te donnent l'occase de dire des choses différemment, mais tu es quelques crans au-dessus dans ce genre d'exercice, non ?
Mais de toute façon, même quand tu rappes, tu ne peux éviter de rapoétiser.
A bientôt
Philippe
...du Lancourt bref
Et oui, autant je ne peux rien dire sur vos RAP (pas du tout dans ma sensibilité) autant là je dis Merci.
Gorge nouée.
Je n'avais jamais lu quelque chose d'une telle force. J'en suis resté sans voix, gorge serrée. Un sacré beau travail ! Comme l'a dit Demotier : quelques crans au-dessus du rap. D'immenses crans.
Aux jumeaux : G@rp et Demotier.
Merci de tout coeur. Votre commentaire me fait plaisir pour une seule raison : je ne voulais pas rater un poème sur un sujet comme celui-là. Vous me dites que non, alors, je suis heureux.
A Jost ! Toi aussi
Je ne t'oublie pas. Merci.
touchant , émouvant.
j'aime ce genre de texte, triste a fendre l'ame, mais si vrai.
Ame atteinte.
Il existe des messages, des mots qui atteignent l'ame. En voilà un très bel exemple.Merci.
Magnifique poème, qui commence de la plus belle des façons avec l'image de cette femme à qui on a lu la lettre qui…
Cela rappelle que lorsque, après la "der des ders", l'état a contraint tous les villages de France* à ériger un monument aux morts, un second texte a rapidement déconseillé les monuments représentant une femme éplorée car cela ne glorifiait pas suffisamment l'héroïsme des vainqueurs. Il n'y a que peu de monuments aux morts (de 14-18) montrant une mère ou une femme pleurant un mari ou un fils.
(* : ...et un village -je ne sais plus lequel- a été bien embêté, n'ayant aucun "mort pour la Patrie" à déplorer")
A Alain Tchungui
Cela m'étonnerait./ La première Guerre mondiale a fait des ravages. En fait, beaucoup de grands auteurs y sont morts. Ce poème me fut inspiré en lisant les lettres d'Alain Fournier qui n'en est pas revenu. Merci à toi et à tous pour vos commentaires. Ce sont plus un hommage à tous ceux qui sont tombés et qui tombent encore pour rien.
que dire...
votre couleur avez bien étalé sur votre toile avez bien dessiné.
RAS
Rien à dire de plus : parfait
Droit au coeur Parfai...
Droit au coeur
Parfait et de circonstance.
J'aime
C'est très émouvant, je pense aux soldats d'hier et d'aujourd'hui.
Deux casse-gueules évités avec grande force d'émotion
Le soldat inconnu de Bernard Lancourt est à la fois très beau et illustre parfaitement le sujet du forum « Scandale de la poésie ». Il parvient en effet à se tirer à la fois de deux pièges casse-gueule, en alliant simplicité et classicisme de la forme, émotion redoublée sur le fond.
Il commence par le premier scandale de la poésie : faire de la beauté à partir du malheur, justement en reprenant la prédilection de Baudelaire (inspirateur fréquent de Bernard… on pourrait trouver pire modèle…) pour les pauvres petites vieilles, dont La servante au grand cœur est le modèle indépassé. En plus ici son fils est mort à la guerre.
D’où premier, et lui-même multiple, casse-gueule : « thème cent fois rebattu – les petites vieilles, le morts à la guerre - limite plagiat, et mièvrerie ».
Remarquez bien que, question « rebattu », il y a encore de la place : Aragon dans Tu n’en reviendras pas… fait une élégie directe des poilus morts, sans la moindre pointe d’humour, sans guère de procédé littéraire , presque sans aucune métaphore, et sans friser le moins du monde la mièvrerie (dire comment il s’y prend demanderait une étude en soi). Voir aussi le « Verdun » de Vincent Jost .
C'est alors que, dans les tout derniers vers, Bernard retourne le poème, en inversant la perspective : c’est le soldat mort qui parle et qui pleure ! C’est fait très simplement, et c’est terriblement émouvant. Cela me fait penser au Monument aux morts de Lodève, où le poilu gisant semble au garde-à-vous devant une lignée de femmes représentant toutes les classes de la société : plus qu'un monument aux Morts c'est un Monument aux Femmes (je ne savais pas qu’il ya avait eu une directive ministéreille contre ça, mais alors bravo au sculpteur de Lodève).
Un second casse-geule et un nouveau scandale guettaient pourtant. « Éviter la mièvrerie d’une chute en inversant la perspective » EST aussi, justement, un procédé littéraire. La servante au grand cœur ne procède pas autrement, mais dans l’autre sens (« Que pourrais je répondre à cette âme pieuse… ») . Dans d’autres commentaires et forums, j’en ai cité quelques exemples ILViens : les vers finaux de Au fil de l’eau de Jean Pascal (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre18492-comme... ), les 5 strophes rajoutées par Melina Nilles à L’homme fébrile (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre18681-comme... ). Ces deux exemples, comme celui de Baudelaire et, donc, du Soldat inconnu, sont de grandes réussites parce que le procédé littéraire ajoute encore à l’émotion en effaçant la mièvrerie. Le scandale de la poésie, c’est que cet « effet d’émotion » soit, lui aussi, un effet de construction artistique.
Mais c’est pour cela que les poètes sont loués dans la cité : ils nous aident, par leur art, à tenir le coup.
Très beau poème en eff...
Très beau poème en effet, très émouvant, reste humble quand on écrit de tels poèmes ça doit pas être facile tous les jours! Mais que font les éditeurs? Ils dorment ou quoi?!
Un point de plus
dans la dénonciation de l'absurdité des guerres.