Tropiques
Tu es trop loin de moi, soleil de mes rêves. Il y a tant de nuages dans ma vie. Et toi, tu es perdu au dessus des tropiques. Comment puis-je faire pour te retrouver ?
Je me souviens. Quand tu étais là, j’étais heureux. Je me couchais partout où je pouvais. Je te sentais tout au long de mon corps, me réchauffant et parfois me brûlant, peu importe. J’adore cette sensation. Mais elle est partie, depuis que tu n’es plus là.
Je t’ai aperçu, timides éclaircies, si rares et trop courtes pour me réchauffer le cœur. Je me sens si mélancolique sans toi !
« Que faire ? Tu me manques ! »
Je pars, c’est décidé. Je fonce dans ma chambre, je prends le maximum d’affaires que mon sac puisse contenir. Vive l’aventure, je te retrouverai. Plein d’entrain, j’entame ce long périple.
Mais la route est longue, si longue pour un marcheur. Après deux jours, je rentre bredouille. Je ne t’ai vu nul part. Toujours des nuages, encore de la pluie, parfois de la neige, mais jamais toi.
Mais la route est longue, si longue pour un marcheur. Après deux jours, je rentre bredouille. Je ne t’ai vu nul part. Toujours des nuages, encore de la pluie, parfois de la neige, mais jamais toi.
« Mais que faire ? Tu me manques tellement ! »
Je sais, mon vélo est prêt. C’est parti, et cette fois-ci, ce sera la bonne. Mais après un mois de longs faux plats, de collines et de montagnes, je ne t’ai toujours pas retrouvé. La mer me bloque. Tu es certainement derrière. Il me semble apercevoir du bleu à l’horizon. Oui, c’est toi, j’en suis sûr. Je prends un avion vers le sud.
Je sais, mon vélo est prêt. C’est parti, et cette fois-ci, ce sera la bonne. Mais après un mois de longs faux plats, de collines et de montagnes, je ne t’ai toujours pas retrouvé. La mer me bloque. Tu es certainement derrière. Il me semble apercevoir du bleu à l’horizon. Oui, c’est toi, j’en suis sûr. Je prends un avion vers le sud.
Je débarque et continue à vélo.
Tout est si différent par ici ! Peu importe, tu es enfin là. Je te sens sur moi, mais tu me brûles. Pourquoi ? Qu’ai-je fais de mal ? Es-tu furieux pour m’infliger une telle torture ?
Je me protège toute la journée sous un chapeau et de longs vêtements. Je ne supporte plus ta chaleur. Tu es sec et si adent ! Où est la douce chaleur de mon souvenir ?
Je ne suis pas le seul à le ressentir. Tout ici n’est que sable et vent sec. Aucune eau n’est visible. J’ai dû me tromper à nouveau. Je change de direction. Cap à l’ouest.
Je retrouve la mer après une longue traversée du désert. Enfin de l’eau, enfin du vert. Tu me brûles toujours, mais je me sens déjà mieux. L’air est plus frais. Il faut que je continue.
Là-bas, une île. Je suis sûr que c’est le bon endroit. Un bateau, je débarque. Suis-je au paradis ? Il y a des arbres, de l’eau douce et salée, des animaux et toi. Oui, enfin toi, doux et chaleureux. Comme je t’aime.
Oui, c’est ici, je t’ai retrouvé. Tu es là, je sens ta chaleur mais elle ne me brûle pas. Mon âme est paisible et mon cœur se réchauffe. Je vis. Je ne veux plus te quitter.
Au crépuscule, lorsque tu n’es plus si éloigné de la mer, je décide de t’emmener avec moi. Je prends la corde que j’ai emmenée et la lance autour de toi. Je t’attrape et te ramène vers le rivage. Je te plonge dans un coffre et le ferme à double tour.
Au crépuscule, lorsque tu n’es plus si éloigné de la mer, je décide de t’emmener avec moi. Je prends la corde que j’ai emmenée et la lance autour de toi. Je t’attrape et te ramène vers le rivage. Je te plonge dans un coffre et le ferme à double tour.
Le ciel est bleu, tu es au milieu, la vie est belle. Je me couche dans l’herbe et m’endors, enveloppé de tes rayons si doux. Merci