Réveil mutin
Comme un ruban, dans le couloir,
Je suis ton parfum dans le noir...
Cèdre, …Santal, …Jasmin et ambre.
J’ouvre la porte de ta chambre.
Tu dors encore, ou fait semblant :
Ton souffle à peine je l’entends.
Dans un timide rai de soleil,
Sous les draps darde ton sommeil.
Mes doigts glissant sous le tissu
Effleurent ta peau… Ils sont glacés !
Ton corps est chaud, je suis dessus.
Tu dors encore, mais plus assez.
Ton souffle à peine, c’est un murmure,
Supplie que ma langue te touche.
Puis vient, résonne contre le mur,
L’écho de ton cri dans ma bouche.
Chapitre suivant : Rêvé à la fenêtre ?