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I. Un Matin de Décembre.

- Catégorie : Biographies / Témoignages
- Par Marie-France Legas
-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 6 février 2006 à 21h55
- Dernière modification : 6 février 2006 à 21h52
- Comment la haine d'un policier psychologiquement dérangé conjuguée à celle d'un Bourgmestre mégalomane, chef de la police et vice président d'une société de logements sociaux a complètement détruit notre vie, notre passé, notre présent et même notre avenir et celui de nos enfants, en nous jetant à la rue comme des chiens parce que nous avons "osé" mettre la police communale en cause pour harcèlement... (Tome 1 sur 4)
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216 pages
I. Un Matin de Décembre.
De juin à septembre 1996 : harcèlement!
Nous pensions redémarrer à zéro dans notre nouvel appartement. Nous y étions bien installés, Stéphane était en train de l’aménager, il possédait 5 chambres, l’idéal pour une grande famille de 5 enfants plus un chien !
Mais qu’est ce qui nous avait donc pris, 6 ans plus tôt d’accepter «l’offre » de ma mère et d’aller habiter dans la maison de campagne de mes parents après le décès de mon grand père ? J’aurais du écouter ma grand-mère maternelle, mais à l'époque j’ai voulu faire plaisir à Stéphane qui rêvait d’habiter à la campagne et d’avoir un jardin pour que les enfants puissent y jouer et pour que nous puissions y faire des barbecues l’été !
Qu’est ce qui m’avait pris également d’accepter de me « réconcilier » avec mon père pour faire plaisir à ma mère, pour qu’elle puisse faire semblant d’avoir une famille normale comme celle de mon parrain et de tante Claire, une famille où les enfants venaient le dimanche avec les petits enfants pour manger le gâteau ou pour dîner ?
Ma grand-mère maternelle me suppliait littéralement de ne pas céder, même pour ma mère qui était sa fille et de rester habiter à Bruxelles, mais ma mère savait tellement bien me culpabiliser, tellement bien me faire prendre conscience du fait que c’était de ma faute si mon père était si méchant, c’était de ma faute s’il me détestait à ce point, c’était de ma faute si elle avait eu une vie pourrie pendant toutes ces années, alors maintenant que j’avais la chance d’avoir des enfants, je pouvais au moins faire un effort et la rendre heureuse en lui offrant l'image d'une famille heureuse avec ses petits enfants.
Chaque conversation avec ma mère me déprimait un peu plus.
Mais qu’est ce qui nous avait donc pris, 6 ans plus tôt d’accepter «l’offre » de ma mère et d’aller habiter dans la maison de campagne de mes parents après le décès de mon grand père ? J’aurais du écouter ma grand-mère maternelle, mais à l'époque j’ai voulu faire plaisir à Stéphane qui rêvait d’habiter à la campagne et d’avoir un jardin pour que les enfants puissent y jouer et pour que nous puissions y faire des barbecues l’été !
Qu’est ce qui m’avait pris également d’accepter de me « réconcilier » avec mon père pour faire plaisir à ma mère, pour qu’elle puisse faire semblant d’avoir une famille normale comme celle de mon parrain et de tante Claire, une famille où les enfants venaient le dimanche avec les petits enfants pour manger le gâteau ou pour dîner ?
Ma grand-mère maternelle me suppliait littéralement de ne pas céder, même pour ma mère qui était sa fille et de rester habiter à Bruxelles, mais ma mère savait tellement bien me culpabiliser, tellement bien me faire prendre conscience du fait que c’était de ma faute si mon père était si méchant, c’était de ma faute s’il me détestait à ce point, c’était de ma faute si elle avait eu une vie pourrie pendant toutes ces années, alors maintenant que j’avais la chance d’avoir des enfants, je pouvais au moins faire un effort et la rendre heureuse en lui offrant l'image d'une famille heureuse avec ses petits enfants.
Chaque conversation avec ma mère me déprimait un peu plus.
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