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Le Sextoy éjaculateur

- Par Pangloss

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- Date de publication sur In Libro Veritas : 9 janvier 2010 à 12h30
- Dernière modification : 15 avril 2010 à 22h12
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Sexe et globalisation sont-ils compatibles, à l'heure où les Nippons aident au redressement de la Chine ? De quoi Vosne-Romanée est-il le Nom ? Notre héros réussira-t-il à éviter la troisième guerre mondiale, que cherchent à provoquer de mystérieux spameurs ?
Une nouvelle aventure de Fred Barberousse, le videur du cyberespace. A noter qu'à part le titre elle n'est pas susceptible de traumatiser un mineur. -
- Mot clés :
- espionnage, libre-echange, geopolitique
- L'auteur
- Pas de vente papier
- 14 commentaires
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2276 lectures |
80 pages
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Surprenant, je trouve....
Surprenant, je trouve.
Voyons la suite...
Ca vient, Agnès.
Je suis à la retraite. Et je constate qu'on s'y fait bouffer.
en bon papy james bond...
en bon papy james bond...relookeur de galipettes !
excellent !
merci pangloss
Quel grand farceur ce ...
Quel grand farceur ce Pangloss. À suivre...
ça commence par un sex...
ça commence par un sextoy défectueux, ça finit par une guerre mondiale !
Pangloss, tu m'avais habituée à des écrits plus protocolaires. Alors je suis ravie de découvrir ton côté humoristique. Quelle rigolade !
Ryhtme, actualité occultée inquiétante pour le néophyte et quotidien basique non dépourvu d'un certain réalisme (voire d'un réalisme certain !). Enfin, bref, dans ce polar anti tabous, l'intrigue coule comme de l'eau et je me suis laissée prendre au jeu avec plaisir.
J'espère que la suite ne va pas tarder...
Muscardinisation
Merci chère Anès ! Mais hélas, comme je l’annonce dans mon message, j’ai du lever le pied pour la crise islandaise. Quant à la « réaliste moelle » de cette rigolade, on aura reconnu la crise des jouets chinois de 2007 (http://lipietz.net/spip.php?breve258). Cette nouvelle a pour fond la ‘ « muscardinisation » comme la précédente avait pour fond la loi Hadopi (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre22172.html).
Ce qui se développe en deux thématiques possibles : le débat mondial sur le libre-échange (propriété intellectuelle comprise), et la renaissance inquiétante de la Chine (même en dehors des aspects commerciaux)
Fred le sait , mais quelle est la bonne piste ? Héhé !
La retraite, c'est avo...
La retraite, c'est avoir du temps pour ce genre de "bonnes" choses.
Bientôt à Pauillac, j'essaierai d'éviter le chapitre des bonnes imitations afin de ne pas me retrouver avec les copeaux de chêne au fond d'une cuve en ciment destinée à la production pour le marché anglo-saxon.
Néanmoins, exciter ainsi la colère des commissaires européennes est un vrai supplice chinois, au moins dans l'esprit.
L'enquête s'avère passionnante et la complexité des différents acteurs est superbement maitrisée par le narrateur qui excelle en politique friction. Il s'agit de mettre un doigt infatigable sur le bon bouton pour ouvrir la voie aux relations diplomatiques.
Les deux thématiques proposées devront passer par un matelas de billets verts particulièrement mou à défaut d'être doux, qui donne avantage à la Chine seule bénéficiaire malgré des importations en constante progression de matières premières qui ne trouvent pas preneurs ailleurs. Mais la Chine ne risque t-elle pas de subir quelques sécessions ? La suite nous le dira peut-être...
Excellent et très instructif !
Très bien rédigé et un humour caustique en prime.Vive le monde !
Ah ben ça
Il est vrai que mettre sur le billard (moquette/bureau ?) des sujets assez inhabituels, mais de quoi en dépend beaucoup, et, avec cet humour à la fois cocasse mais raconté avec classe, ça donne immédiatement du cachet à l'ensemble et accroche efficacement le lecteur, même le non-initié en la matière.
Déroutant
Difficile de ne pas compatir aux malaises de Jean Aymard, content de ne pas avoir été innoculé au même venin, un sourire tendre en voyant Barberousse lui tendre la main quand même, une grimace aussi, en face du pessimisme qui semble avoir gagné la moralité de l'histoire. Un truc qui me dépasse : D'habitude quand un héros fait une gaffe du genre de celle de l'entretient avec le diplomate asiatique, il y a toujours un gain, qui rebondit parfois artificiellement dans l'histoire. Ici non. Sans chercher à récup un rien "de classe" la dedans, il essuye la honte tout balot, et rentre au bercail, le james bond. A y réfléchir : N'est-ce pas là où réside l'original de l'être, qui ressurgit dans les livres de Pangloss, ni James Bond, ni anti-James Bond, Barberousse n'est pas catégorisable, c'est un homme de principes pourtant, mais l'ethique humaniste est le guet permettant d'aller par-dela les méandres du fleuve politique à la croisée des siècles.
Pourvu que ca dure...
Quelques routes
Loïc pose une bonne question et donne une bonne réponse !
Étant moi-même tout à fait débutant dans l’art des récits, élève de Fredleborgne, de Nikolic, de JYD, je m’exerce aux « intrigues » du genre polar ou espionnage (c’est faire ses gammes). Une bonne intrigue doit intriquer les fausses pistes de manière non-artificielle, mais si possible « intime » : comme je le montre à propos de la {Phèdre} de Racine ( http://lipietz.net/spip.php?article655 ), même les fausses pistes doivent être une approche de la vérité.
Je ne suis pas entièrement satisfait de la manière dont j’ai tressé les fausses pistes dans « Le Sextoy », je suis plus content sur ce point du « Fantôme de l’Internet » (cf http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre22172.html ) mais par ailleurs j’avais envie de revenir un peu à la bonne rigolade). Néanmoins le héros ne sort pas bredouille de sa confrontation avec l’ambassadeur. Nous non plus : comme le note Loïc, se dessine peu à peu l’image d’un Fred ni héros ni anti-héros, humaniste et… par certains aspects débutant. En tant que débutant, il vient de « prendre une leçon » et, comme c’est un homme qui cherche à transformer son expérience en conscience, il se l’auto-debriefe. Il a aussi mesuré la puissance du rêve en géopolitique, ce qui va lui servir.
Par ailleurs et lui et le lecteur viennent de prendre une leçon d’histoire-géo qui « décentre » la mondialisation : ce n’est plus une projection de l’Occident (Europe de l’ouest + USA) vers le reste du monde. L’Occident lui même se décentre : il y a une histoire principalement commune entre ce « petit Occident » et ce qu’on appelait autrefois l’Orient (Inde du Nord comprise), et cette histoire, dont le centre de gravité (et de pivotement) est quelque part en Perse, oppose ce « large Occident » à « l’Extrême-Orient », autre zone du monde avec laquelle il interagit avec une cyclicité de l’ordre du demi-millénaire. Ce décentrement est pour moi le « contenu » de la nouvelle (avec la réaction spontanée de l’Occident au « réveil de la Chine », la « muscardinisation »). En ce sens cette nouvelle est aussi pour moi le prolongement de ma préface à Arrighi ( http://lipietz.net/spip.php?article2462 ). Et le dénouement de l’intrigue apparaît comme une prise en compte de ce décentrement.
C’est pourquoi la fin peut sembler « désenchantée », mais je ne la dirais pas pessimiste. C’est plutôt un appel à une inventivité et à une dynamique d’espérance plus large que celle du militantisme politique. (cf la dernière phrase de http://lipietz.net/spip.php?article381, où est présentée la logique de développement local dite en « aire-système », illustrée ici par la description du processus de production des sextoys éjaculateurs ).
Bon, mais avant tout j’espère que vous avez bien rigolé.
ptite ficelle
disons que comme le sourire est la version polie du rire, ici j'ai sourigolé, pour aboutir, au rire il faut un soulagement qui passe par etonnement durant le point culminant d'une conclusion, une opposition d'ambiance en constitue, le cadre.
Dans la scene l'opposition était trop complexe pour aboutir à une chute rigolote, repondre à l'intellectualisme pur par la présention d'un sextoy aurait déclenché la rigolade, mais le diplomate possèdait "le rêve" dans son expliquation, ce qui contient une teneur sexuelle non soluble, pour aboutir à la franche rigolade Fred Barberouse, devait resoudre cet axiome en même temps qu'il proposait l'objet, mais le degré séparant humour et provocation aurait été franchi, au fond je suis bien content qu'il s'en soit abstenu, peut être qu'il aurait du le noté dans son autodebriffing, enfin cela ramene à la question existancielle peut on rire de tout ? oui mais pas avec n'importe qui, et surtout pas tout seul... en somme j'aurais souhaité un épilogue sur la rencontre avec en intervenante : Babe, qui aurait fait aboutir au jour ce sub-contexte. Voyez ?... XD
la politique c'est la politique... maa l'amore il est l'amore
Impossible de tout lire comme cela !
C'est affolant, j'ai donc mis un marque-page. Il y a de la matière, du matériau, et une imagination débordante. Mais est-ce vraiment imaginaire tout ça ?
En tout cas, la verve et les rebondissements, si je puis dire ;)
La suite à mon prochain passage...
Je viens de finir le s...
Je viens de finir le sextoy et je trouve cela bien drôle ! Pangloss
a vraiment le don de saisir le caustique et le comique de certaines
situations ! Et l'idée aussi est très originale : mettre en balance une possibilité de 3e guerre mondiale avec un jouet érotique défectueux et un vin qui trompe les faux connaisseurs de bons crus... J'ai trouvé aussi très joliment écrit le passage où Barberousse vient au secours de sa femme en détresse et
l'accompagne au 7e ciel : au milieu du comique de la situation, on voit pointer un vrai moment de poésie et de tendresse...
Certains passages sur les origines de tel conflit ou pays étaient un peu longs à mon goût, mais ce n'est certainement que le revers de la grande culture et finesse d'analyse que possède Pangloss.
En tout cas, c'est une lecture qui enchante, et qui vous dessine un beau sourire sur les lèvres!