Epilogue
Les Prussiens firent sauter le camp de Conlie le 14 janvier 1871.
De novembre 1870 à janvier 1871, il y eut 147 morts de maladie dont 88 de variole. Ils furent inhumés dans le cimetière de Conlie, réunis dans une concession perpétuelle.
2.000 des 60.000 soldats qui y sont passés ont dû être envoyés à l’infirmerie.
De novembre 1870 à janvier 1871, il y eut 147 morts de maladie dont 88 de variole. Ils furent inhumés dans le cimetière de Conlie, réunis dans une concession perpétuelle.
2.000 des 60.000 soldats qui y sont passés ont dû être envoyés à l’infirmerie.
Citations historiques :
Ernest-Alfred Vizerelly : "Conlie est le premier endroit que je décidai de visiter en quittant Saint-Servan. Les rumeurs les plus inquiétantes couraient en Bretagne sur le camp. On disait qu'il était foncièrement mal géré, et qu'il était le berceau de bien des maladies. L'approvisionnement en canons, armes à feu, cartouches, baïonnettes et autres armes constituait le sujet de nombreux télégrammes échangés entre Kératry et la délégation de la Défense Nationale à Tours. Le Général recevait constamment des promesses de Gambetta, que celui-ci n'honorait presque jamais. Le ravitaillement prévu pour le camp était au dernier moment détourné vers d'autres directions, selon les besoins de l'heure. En outre, la plupart des armes que Kératry recevait étaient défectueuses."
Gambetta : "Je vous conjure d'oublier que vous êtes Breton … Il ne faut quitter le camp sous aucun prétexte."
De l’Etat-Major de Conlie : "C'est pour s'en débarrasser qu'ils ont été mis à Conlie et ils resteront à Conlie, dussent-ils tous périr."
Ernest-Alfred Vizerelly : "Conlie est le premier endroit que je décidai de visiter en quittant Saint-Servan. Les rumeurs les plus inquiétantes couraient en Bretagne sur le camp. On disait qu'il était foncièrement mal géré, et qu'il était le berceau de bien des maladies. L'approvisionnement en canons, armes à feu, cartouches, baïonnettes et autres armes constituait le sujet de nombreux télégrammes échangés entre Kératry et la délégation de la Défense Nationale à Tours. Le Général recevait constamment des promesses de Gambetta, que celui-ci n'honorait presque jamais. Le ravitaillement prévu pour le camp était au dernier moment détourné vers d'autres directions, selon les besoins de l'heure. En outre, la plupart des armes que Kératry recevait étaient défectueuses."
Gambetta : "Je vous conjure d'oublier que vous êtes Breton … Il ne faut quitter le camp sous aucun prétexte."
De l’Etat-Major de Conlie : "C'est pour s'en débarrasser qu'ils ont été mis à Conlie et ils resteront à Conlie, dussent-ils tous périr."
Général de Marivault : "Le médecin Cuche vient de donner sa démission pour cause d'impuissance à soigner les malades dans l'eau. Reçu dépêche qui promet armement et encourage à maintenir l'ordre. L'ordre existe. On meurt silencieusement. Mais la mesure est comble."
Générale Lalande : "Je crois que nous avons été sacrifiés... J'affirme qu'on n'aurait pas dû nous envoyer là (au Mans), parce que l'on devait savoir que nous n'étions pas armés pour faire face à des troupes régulières."
De Changy : "Notre position était bonne hier soir (11 janvier). La panique d’une partie des mobilisés de Bretagne, à la Tuilerie, a été le signe de la débandade."
Léon Bloy : "Il paraît que ces fiévreux, mangés de vermine et incapables de défendre leur peau une demi-minute, étaient redoutés comme chouans probables ou possibles. Rien ne prévalut contre cette imbécile crainte et les malheureux furent sacrifiés odieusement dans les circonstances précises où devaient s'accomplir le dernier et suprême effort de la guerre de résistance."
Service sanitaire des armées : "Pendant toute la durée du camp, du 6 novembre 1870 au 7 janvier 1871, sur près des 60.000 hommes qui y passèrent, il entra aux ambulances 1.942 malades, dont 143 morts (88 de varioles et 55 d’autres maladies), 1.433 évacués, 208 réformés et 70 congédiés."
Journaliste du Times : "L’aspect des troupes que j’ai rencontrées aujourd’hui était déplorable. Leurs armes rouillées paraissent hors d’état de servir. Plusieurs marchaient sans chaussures. Un grand nombre paraissaient exténués."
A Brest, il n’y a qu’une petite rue Kératry pour un beau et grand boulevard Gambetta.Générale Lalande : "Je crois que nous avons été sacrifiés... J'affirme qu'on n'aurait pas dû nous envoyer là (au Mans), parce que l'on devait savoir que nous n'étions pas armés pour faire face à des troupes régulières."
De Changy : "Notre position était bonne hier soir (11 janvier). La panique d’une partie des mobilisés de Bretagne, à la Tuilerie, a été le signe de la débandade."
Léon Bloy : "Il paraît que ces fiévreux, mangés de vermine et incapables de défendre leur peau une demi-minute, étaient redoutés comme chouans probables ou possibles. Rien ne prévalut contre cette imbécile crainte et les malheureux furent sacrifiés odieusement dans les circonstances précises où devaient s'accomplir le dernier et suprême effort de la guerre de résistance."
Service sanitaire des armées : "Pendant toute la durée du camp, du 6 novembre 1870 au 7 janvier 1871, sur près des 60.000 hommes qui y passèrent, il entra aux ambulances 1.942 malades, dont 143 morts (88 de varioles et 55 d’autres maladies), 1.433 évacués, 208 réformés et 70 congédiés."
Journaliste du Times : "L’aspect des troupes que j’ai rencontrées aujourd’hui était déplorable. Leurs armes rouillées paraissent hors d’état de servir. Plusieurs marchaient sans chaussures. Un grand nombre paraissaient exténués."
Post scriptum : ar goañv = L’hiver, en breton.
Conseil de lecture :
Le camp de Conlie et l'Armée de Bretagne (rapport fait à l'Assemblée Nationale), par Arthur de La Borderie aux Editions Plon, Paris, 1874.
http://bev.bev.free.fr/conlie.php
http://www.loire1870.fr/monu_conlie.htm
http://www.loire1870.fr/camp.htm