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Embrasement d'Essence

- Par La cyprine et le calame

-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 23 novembre 2009 à 10h34
- Dernière modification : 22 mai 2010 à 11h20
- Joute des corps
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3 n'aiment pas |
506 lectures |
4 pages
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bonsoir je vous con...
bonsoir
je vous connais peu. je suis allée voir votre profil après avoir lu, mais le mystère reste. votre poème pourrait avoir été écrit à deux, vu sa contruction.
les réflexions: beaucoup de lectures, peu de commentaires. Curiosité pure, inavouée?
la poésie érotique est un art difficile, et surtout reçue tellement de façon différente d'un lecteur à l'autre.
certain(e)s l'apprécie juste suggestive, d'autres très imagée....
et bien vos lignes réunissaient les deux!
j'ai apprécié sa construction, et sans doute vous avez écrit les deux parties; j'écris bien, moi qui suis femme, de la poésie érotique, côté masculin!
Littérature sous le manteau...
Chère Den.hall,
Tout d'abord je vous remercie pour le compliment.
Ensuite vous décrivez bien là tout mon malheur : "beaucoup de lectures, peu de commentaires."
Effectivement mes textes sont lus, bien lus et même sur les 5 continents (jusqu'en Ouzbékistan récemment !), mais combien de commentaires visibles et de notes laudatives autres que les mignons petits coeurs ?
Cependant je comprends mes lectrices et lecteurs, voire je compatis ; n'y a t'il pas une sorte de crainte à vouloir afficher son intérêt pour mon écriture qui ne se prétend pas être littéraire ni respectable, en tous cas ne veut pas le montrer avec de grands poteaux indicateurs, mon écriture, ce n'est pas de l'écriture labellisée et institutionnalisée.
Bref, mon plaisir reste de regarder ces statistiques de téléchargement notamment car elles me disent que les personnes prennent suffisamment de plaisir pour importer les textes chez eux.
Quant au mystère de mon être et de mon genre, je vous le révèlerais aisément au cours d'une conversation privée...
bien amicalement
(Par ailleurs par d'autres biais du net j'ai souvent droit à des commentaires qui font chaud coeur)
Bonne idée
et bonne lecture d'avoir mis en mots les amants l'un dans l'autre;
mais l'une contente de le recevoir Lui, et lui le Roi Lys jouissant de son plaisir d'elle.
En même temps que le jouir non-égoïste des mots, car ici chacun des sujets (amants) sans se fourvoyer dans l'illusoire liberté de l'action seule, et du jouir dans le passif ou bien dans l'actif,
sans toutefois intervertir les rôles ou jouir égoïstement de l'autre,
prennent plaisir l'un à l'autre, non, sans aller jusqu'au foutoir du "respect", mais contents l'un de l'autre, l'un ou l'autre dominé ou pas ou aimant l'être.
Emboîtés cependant sans être deux aimants, ils sont amants et ne se dissipent pas l'un dans l'autre, puisque les mots dits de l'un et de l'autre, et l'un disant de l'autre ce qu'il sent de lui;
puisque les mots donc savent distance garder, comme un clôture qui cependant n'est pas une vraie limite.
Limite et distingo, nécessaire pour la conscience, et l'inscription de la Lettre dans le corps qui fait plaisir (car la lettre prend sur l'être du corps et donne du plaisir); car il est d'évidence qu'ici ce ne sont pas les seuls frottis-frotta qui provoquent un plaisir physiologique, mais les mots et par conséquent les signes.
Bien entendu vous me direz lecteur que nous sommes là en écran de livres livrés, et par conséquent dans les mots; ce qui fait que les corps jamais ne peuvent... se montrer et s'afficher en chair sur un tel écran non-libertin mais technique, surtout aux oreilles chastes de beaucoup ici :
non, les corps ne peuvent pas se montrer ici mais seulement par le poème, et certes on me dira qu'un poème est un être écrit et non un corps.
Et la difficulté donc n'est pas de décrire, mais de donner du plaisir au lecteur par les mots; tout en montrant d'évidence écrite, que dans le réel des amants (desquels la scène est apparemment transcrite ou retranscrite en tant que souvenir expérimental et non pas en "live" bien sûr), il en va aussi, ainsi de la lettre, qui elle aussi et surtout être, provoque le plaisir alors qu'ils s'y mettent à deux.
C'est que... le plaisir est un effet de lettre (on pourra se référer à la lettre de Leclair ou à celle de Lacan); bref, le plaisir est un effet de la pensée prise à la lettre, car ce n'est pas le seul frottis ou le seul amour d'avec l'autre qui procure la joie, mais sur ce que Lui-le-Roi pense d'elle (sa) Reine; et ce qu'elle, rendue reine pense de Lui son Roi, pendant l'action certes, mais avec des lettres de noblesse;
et donc c'est une gageure de mettre sur un écran qui n'est pas celui des images, des corps en mots, mots qui sont les mêmes que ceux des corps (inscrits dans les corps) qui prennent plaisir;
de sorte que,
si les amants pouvaient retranscrire ce qui se passe en eux,
je dis bien transcrire et non décrire,
par effet de lettre (donc d'effet poétique, si on veut, mais pas forcément en alexandrins);
si donc se transcrivaient ici les lettres et les mots qui induisirent le plaisir dans ces deux-là,
alors peut-être qu'en toute lettre brillerait le corps du lecteur, si toutefois il daignait sortir de sa gan-gnance en se contentant des histoires comme de récits (de faits),
au lieu de prendre les mots et les lettres
sinon comme des corps,
du moins comme ce qui permit à deux corps de jouir l'un de l'autre.
C'est de cette tentative là que je parle ici, où il est interdit d'exposer des corps.
Mais déjouer l'interdit de la vision directe ou de la voyance orgiaque, ce n'est pas d'exposer la scène qui ne se peut montrer, simplement en la disant autrement par maints détours,
mais plus justement en feignant d'éviter les corps nus exposés et compénétrés par effet X,
Mais en quelque sorte reconstituer leur plaisir, en le prenant à la lettre (ou par les lettres qui proviennent d'eux);
c'est à dire en essayant de montrer ce plaisir,(ou de le faire ressentir ou au moins éprouver)
non pas en le décrivant par le moyen des lettres de l'écrit,
mais en rendant à l'écrit son origine de signes inscrits dans les corps, ou, comme des tatouages ou des signes d'une obscure cabale, ou mieux encore comme des signes de tribalité,
ils sont le gage de l'échange entre des corps autrement murés dans leurs frottis obscènes,
car les corps jouissants, s'ils ne juouissent pas du "je pense" jouissent cependant d'une certaine pensée qui réside dans l'échange des signes.
le pari serait peut-être de donner ce plaisir, non pas à lire, mais de produire par écrit le même plaisir que prirent les corps en échangeant leurs signes.
C'est ici cette re-transcription que nous avons, ce que se disent les corps, non pas dans l'amour ou pendant l'amour, comme ces classiques "je t'aime", "mon chéri", "ma chérie" ou le plus vulgaire "baise-moi",
mais plutôt que des mots échangés, comme des signes qui passent d'un corps à l'autre, et qui en s'échangeant produisent le plaisir,
et non la vision obscene de deux corps simplement enlacés face au voyeur (quien fait ne participe pas), et que le poète ne ferait que décrire, pour ainsi dire de l'extérieur, une fois la chose faite, et dans le meilleur des cas l'orgasme une fois accompli.
ce matin, j'ai voulu m...
ce matin, j'ai voulu mettre ce commentaire, mais un problème technique sévissait. au moment de le reposter, je vois le commentaire de Sonia Traumsen, et il est difficile de poster derrière le sien, mais je vais le faire quand même
Je suis revenue lire ce poème, et je me suis attachée à voir la qualité de l’écriture .
J’ai laissé le pouvoir évocateur de désir que pouvait avoir ce poème ( qui est bien souvent ce que l’on demande à l’écriture de ce genre) ;
Néanmoins la littérature ou poésie érotique est un art difficile, car elle doit allier évocation et art de l’écriture.
Car si, on ne recherche que le déclenchement d’un désir, les nombreux sites ou revues font parfaitement l’affaire.
Je pense que la poésie érotique n’est pas un art mineure, mais encore tabou.
Revenons à notre poème ci-dessus, et bien il réunit toutes les qualités d’un bon poème :
Rythme, rimes, vocabulaire, jeux de mots, suggestions, pas trop mièvre, pas pornographique ( enfin je n’ai pas trouvé, j’assume mes dires), donc moi qui note très peu, je vais le faire .j'ajoute ce n'est pas du copinage, je ne connais pas l'auteur(e)
Hé bien je me plaignais....
je pourrais dire : je ne peux plus me plaindre maintenant et continuer l'esprit enchanté mes délits érotiques....
mais non je vais continuer de me plaindre pour ainsi recevoir de merveilleux commentaires !
Oui c'est intéressant dans l'écriture érotique, on ne peut se contenter de la description, il faut qu'elle éveille, il faut qu'elle éveille une gamme de sensations et d'émotions. En cela j'aime l'écriture érotique, car c'est comme de jouer d'un piano avec des touches bien précises qui vont apporter le plaisir à la lectrice, au lecteur. Au final, c'est bien ça que je vise, le plaisir de celle ou celui qui lit. Même si autour de ce plaisir peut venir greffer divers thèmes subsidiaires qui ne seront pas forcément apparents mais qui peuvent marquer la lectrice ou le lecteur à son insu.
J'apprécie énorméément
Je ne connaissait pas j'ai découvert et j'ai été conquise. Un pur bonheur à lire et à apprécier.
La plume est belle, le ton est juste, le rythme juste ce qui'il faut.
Merci pour cette joute des mots et des corps.
Tu sais provoquer de l'envie et des idées chez une femme, ce n'est pas doué à tout le monde.
Bref à quand la prochaine, je vais continuer de te suivre...
Curieuse...
Dans mon après-midi folle une pause s'imposait. J'ai ouvert la porte de ce côté-ci.
Mes yeux n'y avaient jamais vraiment longtemps trainé et ils ont aimé s'y attarder.
J'adore le rythme de cet embrasement.