CHAPITRE PREMIER
DE LA PARURE PERSONNELLE ; DE LA SÉDUCTION DES COEURS ;
ET DES MÉDECINES TONIQUES
ET DES MÉDECINES TONIQUES
Lorsqu'une personne ne réussit pas à obtenir l'objet de ses désirs par l'un quelconque des moyens indiqués plus haut, elle doit alors recourir à d'autres moyens de s'attacher les autres.
Or une bonne mine, de bonnes qualités, de la jeunesse et de la libéralité sont les moyens principaux et les plus naturels de se rendre agréable aux yeux des autres. Mais, en leur absence, un homme ou une femme aura recours à des moyens artificiels, ou à l'art ; et voici, en conséquence, quelques recettes qu'on pourra trouver utiles :
a. Un onguent, composé de tabemamontana coronaria, de costus speciosus ou arabicus, et de flacourtia cataphracta, sera employé comme onguent de parure.
b. Faites, avec les plantes ci-dessus, une poudre fine que vous appliquerez sur la mèche d'une lampe où l'on brûle de l'huile de vitriol bleu : le pigment noir ou noir de lampe qui en résultera, appliqué sur les cils, a la vertu de faire paraître aimable.
c. L'huile de hogweed, échite putescens, la plante sarina, l'amarante jaune et la feuille de nymphéa, appliquées sur le corps, ont la même vertu.
d. Un pigment noir provenant des mêmes plantes a un effet semblable. e. En mangeant de la poudre de nelumbrium speciosum, du lotus bleu, et du mesma roxburghii, avec du beurre clarifié et du miel, un homme devient aimable aux yeux des autres.
f. Les substances ci.-dessus, mêlées à la tabemamontana coronaria et au xanthochymus pictorius, et réduites en onguent, produisent les mêmes résultats.
g. Un os de paon ou d'hyène, couvert d'or et attaché sur la main droite, rend un homme aimable aux yeux des autres.
h. De même, en s'attachant à la main un chapelet fait de grains de jujube ou de coquillages, et enchanté par les incantations mentionnées au Véda Atharvana ou par les incantations de personnes versées dans la science magique, on obtiendra les mêmes résultats que ci-dessus.
i. Lorsqu'une servante arrive à l'âge de puberté, son maître doit la tenir à part ; et lorsque, par suite de sa réclusion et de la difficulté de l'approcher, les hommes la désireront avec plus d'ardeur, il donnera sa main à celui qui lui assurera richesse et bonheur.
Cela est un moyen d'augmenter aux yeux des autres l'amabilité d'une personne.
De même, lorsque la fille d'une courtisane arrive à l'âge de puberté, la mère assemblera un certain nombre de jeunes gens de même âge, disposition et savoir que sa fille, et leur dira qu'elle est Prête à la donner en mariage à qui lui fera des présents de telle ou telle espèce. Ensuite, la fille sera tenue aussi recluse que possible, et la mère la donnera en mariage à l'homme qui pourra être prêt à faire les présents convenus. Si la mère ne peut tout obtenir de l'homme, elle Produira quelque objet à elle appartenant comme donné à sa fille par le fiancé.
Ou encore, la mère pourra permettre à sa fille d'épouser l'homme privément, comme si elle ignorait toute l'affaire, et alors, faisant semblant d'apprendre ce qui s'est passé, elle donnera son consentement à l'union.
La fille, aussi, se rendra aimable aux yeux des fils de citoyens riches, inconnus de sa mère, et, afin de se les attacher, les rencontrera aux heures des leçons de chant, dans les endroits où se fera de la musique, dans des maisons étrangères ; et alors elle priera sa mère, par l'entremise d'une amie ou d'une servante, de lui permettre de s'unir à celui qui lui plaira le plus.
Lorsque la fille d'une courtisane est ainsi donnée à un homme, elle devra observer les obligations du mariage pendant une année, après quoi elle pourra faire ce qu'elle voudra. Mais, même cette année expirée, si son premier mari l'invite de temps en temps à venir le voir, elle renoncera au gain du moment et ira passer la nuit avec lui.
Tel est le mode de mariage temporaire usité chez les courtisanes, et la manière d'accroître leur amabilité. Ce qui en a été dit peut aussi bien s'entendre des filles de danseuses, que leurs mères donneront seulement à des hommes capables de leur être utiles de diverses façons. Ainsi finissent les moyens de se rendre aimable aux yeux des autres.
a. Si un homme, après avoir frotté son Lingam avec un mélange de poudres de pomme épineuse, de poivre long, de poivre noir et de miel, a un commerce sexuel avec une femme, il là soumet entièrement à sa volonté.
b. L'application d'un mélange de feuilles de la plante vatodbhranta, de fleurs jetées sur un cadavre humain au moment où on va le brûler, et de poudre d'os de paon ou de l'oiseau jiwanjiva, produit le même effet.
c. Les restes d'un milan mort de mort naturelle, réduits en poudre et mêlés avec du cowach et du miel, ont aussi le même effet.
d. En se frottant avec un onguent fait de la plante emblica myrabolans, on acquiert le pouvoir le soumettre les femmes à sa volonté.
e. Coupez en menus morceaux les pousses de la plante vajnasunhi, plongez-les dans un mélange d'arsenic rouge et de soufre, et faites-les sécher sept fois : en appliquant sur votre Lingam cette foudre mêlée avec du miel, vous soumettrez une femme à votre volonté dès que vous l'aurez possédée. Ou bien brûlez ces mêmes pousses la nuit, et si, en regardant la fumée, vous voyez derrière une lune d'or, vous êtes sûr de réussir avec n'importe quelle femme. Ou bien encore, mêlez de cette poudre avec les excréments d'un singe, et jetez-la sur une jeune fille vierge : elle ne sera donnée en mariage à personne autre que vous. f. Accommodez des morceaux d'arris-root avec de l'huile de manque, et laissez-les pendant six mois au fond d'un trou pratiqué dans le tronc de l'arbre sisu ; retirez-les ensuite et faites-en un onguent que vous vous appliquerez sur le Lingam : c'est, dit-on, un moyen de subjuguer les femmes.
g. Plongez l'os d'un chameau dans le suc de la plante eclipta prostata, puis brûlez-le et mettez le piment noir produit par les cendres dans une boîte faite aussi de l'os d'un chameau ; si vous vous l'appliquez avec de l'antimoine sur les cils, au moyen d'un pinceau fait aussi de l'os d'un chameau, ce pigment passe pour être très pur, sain pour les yeux, et a la vertu de soumettre les autres à celui qui en fait usage.
Un pigment noir fait d'os de faucons, vautours et paons, peut produire le même effet.
Ainsi finissent les moyens de soumettre les autres à sa volonté.
Maintenant, voici les moyens d'accroître la vigueur sexuelle :
a. Un homme acquiert de la vigueur sexuelle en buvant du lait mêlé avec du sucre, de la racine de la plante uchchata, du poivre chaba et de la réglisse.
b. Du lait sucré, où l'on a fait bouillir un testicule de bélier ou de bouc, produit aussi de la vigueur.
c. Même effet produit par le suc du hedysarum gangeticum, du kuili et du kshirika mêlé avec du lait.
d. La graine de poivre long, celle du sanseviera roxburghiana et du hedysarum gangeticum, le tout moulu ensemble et mêlé avec du lait, produisent un résultat semblable.
e. Suivant d'anciens auteurs, si un homme moud des graines ou des racines de trapa bispinosa, de kasurika, de jasmin toscan et de réglisse, avec du kshirakapoli (sorte d'oignon), et met la poudre dans du lait mêlé de sucre et de ghee (beurre sacrifié) ; Puis, après avoir fait bouillir tout ce mélange sur un feu modéré, boit le sirop ainsi formé, il sera en mesure de jouir d'une quantité innombrable de femmes.
f De même, si un homme mêle du riz avec des oeufs de moineau, puis, après avoir fait bouillir dans du lait, y ajoute du ghee et du miel et en boit autant qu'il est nécessaire, il obtiendra le même résultat.
g. Si un homme Prend des écorces de graines de sésame et les trempe dans des oeufs de moineau, puis, après les avoir fait bouillir dans du lait mêlé de sucre et de ghee, avec des fruits de trapa bispinosa et de kasurika, et y avoir ajouté de la farine de froment et de fèves, boit cette composition, il aura, dit-on, le pouvoir de jouir d'une infinité de femmes.
h. Mêlez ensemble du ghee, du sucre et de la réglisse en égales quantités, puis du suc de fenouil et du lait : cette composition nectaréenne est réputée sainte, précieuse pour la vigueur sexuelle, préservatrice de la vie et agréable au goût.
i. Buvez un sirop composé d'asparagus racemosus, des plantes shvadaushtra et juduchi, de poivre long et de réglisse, bouilli avec du lait, du miel et du ghee, au printemps : cela produit, dit-on, le même effet que ci-dessus.
j. Faites bouillir dans de l'eau de l'asparagus racemosus et de la plante shvadaushtra, avec des fruits écrasés de premna spinosa, et buvez cette composition : elle a, dit on, la même vertu.
k. Buvez du ghee bouilli, ou beurre clarifié, le matin pendant la saison du printemps : cela passe pour être sain, fortifiant et agréable au goût.
l. Mêlez ensemble, par parties égales, de la graine de shvadaushtra et des fleurs d'orge, et, chaque matin en vous levant, mangez en un peu, du poids de deux palas environ : cette recette a le même effet que la précédente.
Il y a aussi, sur ce sujet, des versets dont voici le texte :
“ Les moyens de produire l'amour et la vigueur sexuelle sont enseignés par la science médicale, par les Védas, par les personnes qui sont initiées aux arts magiques, et par des parents ou amis intimes.
On ne doit essayer d'aucun moyen d'un effet douteux, capable de détériorer le corps, impliquant la mort d'animaux et mettant en contact avec des choses impures. Les seuls moyens à employer doivent être saints, efficaces, et approuvés par les Brahmanes et les amis. ”
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