Anonyme - Les Kamasutra - texte intégral

In Libro Veritas

Les Kamasutra

Par Anonyme

Oeuvre du domaine public.

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Table des matières
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SIXIEME PARTIE

DES COURTISANES


Cette Sixième Partie, sur les Courtisanes, a été rédigée par Vatsyayana d'après un traité sur la matière, écrit par Dattaka pour les femmes de Pataliputra (la moderne Patna), il y a environ deux mille ans. Il ne paraît pas que l'ouvrage de Dattaka existe encore ; mais l'abrégé de Vatsyayana est très remarquable.
On a beaucoup écrit au sujet de la courtisane : nulle part cependant on n'en saurait trouver un portrait plus fidèle, ni une description plus vraie de ses débuts, de ses idées, du travail de son esprit, que dans les pages suivantes.
Des détails de la vie domestique et sociale des anciens Hindous ne seraient pas complets si l'on passait sous silence la courtisane : aussi la Sixième Partie est-elle entièrement consacrée à ce sujet. Les Hindous ont toujours eu le bon sens de reconnaître les courtisanes comme un élément de la société humaine, et aussi longtemps qu'elles se sont conduites avec décence et modestie, elles ont été entourées d'une sorte de respect. Elles n'ont jamais, en tout cas, été traitées en Orient avec cette brutalité et ce mépris si communs dans notre Occident ; et leur éducation a toujours été supérieure à celle des autres femmes dans les contrées orientales.
Si l'on remonte aux époques les plus reculées, la jeune danseuse et la courtisane hindoue bien élevée ressemblaient à l'hétaïre des Grecs ; instruites et aimables, elles faisaient des compagnes de beaucoup préférables à la généralité des femmes mariées ou non mariées. De tout temps et dans tous les pays, les femmes chastes et celles qui ne le sont pas ont toujours eu ensemble une certaine rivalité. Mais s'il y a des femmes qui sont nées courtisanes, et qui suivent les instincts de leur nature dans toutes les classes de la société, il est incontestable, comme l'ont dit plusieurs auteurs, que chaque femme a dans sa nature une tendance pour la profession, et qu'en règle générale elle fait de son mieux pour plaire au sexe mâle.
La subtilité des femmes, leur étonnant pouvoir de perception, leur connaissance et leur appréciation intuitive des hommes et des choses, tout cela est exposé dans les pages suivantes, qu'on peut considérer comme l'essence concentrée ce qui a été produit en détail par une foule d'écrivains, sur tous les points du globe.

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