Claude Colson - Le train infini des saisons - texte intégral

In Libro Veritas

Le train infini des saisons

Par Claude Colson

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Table des matières
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8 heures et quelque ; tôt en tout cas,
Ce 9 novembre sans grand éclat.
Le train n'est pas chauffé
À l'unisson d'un changement affirmé :
Aujourd'hui et pour longtemps s'en est allé le train du beau temps.
Il a passé de fin d'été la dernière gare, à peine sifflant.

S'enfonce à présent dans la grisaille des mois
Indistincts où les saisons mènent combat.
Il en faudra des heures et des arrêts
Jusqu'à ce qu'enfin splendeur d'été puisse triompher.

Là c'est temps de Toussaint
En Nord austère, soleil éteint.
L'automne ce jour n'a pas son manteau aurifère,
Il reste coi, terré-misère.

En chef de gare très avisé tu ne geins pas,
Serres les dents et fais gros dos.
Depuis des lustres déjà tu sais
Qu'après la pause d'Hiver ouaté,
Une fois le tunnel passé,
Le circuit fera provisoire, mais durable, étape au Beau.