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Les Caprices de Marianne

- Par Alfred de Musset

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- Date de publication sur In Libro Veritas : 11 septembre 2005 à 4h07
- Une jeune femme méprise le véritable amour et s'offre à celui qui la repousse...
- L'auteur
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La dualité d'Alfred de Musset
Si On ne badine pas avec l'amour est supérieur par sa richesse et par la qualité des ses tirades sur l'amour; Les caprices de Marianne a l'avantage d'exposer clairement au grand jour les deux personnalités de l'auteur de cette pièce de théâtre.
D'ailleurs, vers la fin de la pièce, Octave va exprimer littéralement la pensée de l'auteur en déclarant: "Coelio était la bonne partie de moi-même (...)il connaissait les plaisirs et leur préférait la solitude ; il savait combien les illusions sont trompeuses, et il préférait ses illusions à la réalité."
Ainsi, si Octave le libertin, celui qui fréquente les filles de joie, finit par se reconnaître, après la tragédie, dans le personnage rêveur et idéaliste de Coelio, on peut aisément supposé que De Musset lui-même vivait cette dualité dans sa vie.
Peut-être même que l'auteur était justement la partie romantique de lui-même alors que son comportement biographique en était le côté résolument libertin.
Ce qui serait tout à fait logique puisque si on se fie au lieu où se déroule l'action de cette pièce, si on pense également au comportement "sans coeur" et volage que De Musset aura envers Georges Sand lors de leur voyage en Italie, lorsque celle-ci se trouvera gravement malade, clouée au lit; on peut se dire que c'est un indice de plus en faveur de cette hypothèse.
Mais, à bien y songer, ce qui frappe dans cette pièce, c'est qu'elle semble dire que les gens les plus cyniques sont parfois ceux qui parlent le mieux d'amour, et que, inversement, ceux qui sont le plus submergé par le sentiment amoureux sont ceux que l'émotion étouffe et rendent muet de stupeur devant l'objet de leur désir.
Curieux paradoxe que l'auteur met en scène brillament dans cette pièce... mais qui se vérifie aussi très souvent dans la vie quotidienne.
Enfin, peu importe, il vaut la peine de lire cette pièce uniquement pour des répliques du genre: "j'aimerais mieux mourir que d'attenter à mes jours", prononcée par ce noceur d'Octave.
Et comment ne pas souligner l'échange suivant:
COELIO. - Que tu es heureux d'être fou !
OCTAVE. - Que tu es fou de ne pas être heureux !
Comment passer sous silence, également, cette petite phrase typiqement prophétique de l'univers virtuel dans lequel nous sommes actuellement: "La réalité n'est qu'une ombre."?
Bref, peut-être que la morale de cette histoire d'amour tient dans cette simple tirade du sombre Coelio: "Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir ! Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie avant de savoir où sa chimère le mène et s'il peut être payé de retour !"
Trés trés belle oeuvre , fine, poétique, inoubliable
Je l'avais vu joué au théatre d'Arras par une compagnie d'amateurs qui y a pris son nom "La compagnie Marianne" (existent-ils encore?) et une autre fois par des professionnels. Les deux versions m'ont enchanté. Le thème semble simple et conventionnel, mais la sensibilité et le coeur meurti de Musset lui donne une vie, une sensibilité, un écho universel, comme Fantasio, ou comme les poèmes de Li-Po, et si les acteurs le sentent et le rendent, alors cette pièce devient une expérience inoubliable, et ses personnages des frères.
Magnifiquement beau
Je ne connaissait pas du tout De Musset, avant de jouer cette pièce au Théatre, j'ai adoré, cette façon de s'exprimer, les phrases, toutes ses métaphores. J'ai été heureusse de jouer cette pièce, et cela ma donné envie de lire des autres pièce.
De Musset est un géni, même si ses pièces sont plutot "difficile" a jouer, vu qu'il y a plusieurs lieux, ce sont de magnifiques répliques que se donne les comédiens. Et tout dépent du metteur en scène (pour la pièce).
Cette lecture m'a passionnée, cette façon d'écrire, de voir les choses, je n'ai pas réussis a sortir de la lecture, je n'ai pas laché le livre jusqu'a la fin.. Et quelle fin!
Tiens
Un résumé qui résume bien ma vie de tous les jours.
lol
Je mettrai pas au-dess...
Je mettrai pas au-dessus c'est du copié-collé après tout !