Au dessus des toits fauves
Le ciel gourd, inlassable, s'éveille.
Il est morne sans le mauve
Qui, doré, l'embellissait la veille.
Ce jour-ci point d'éclat,
La lumière s'est cachée dans le gris.
On dirait qu'il est las
De dominer nos vies.
Elles aussi en le matin lourd
Semblent ensuquées et lentes ;
C'est septembre qui sourd
De ces heures d'été mourantes.
Les beaux jours sont passés.
Notre coeur en regret
Se prend précocément
A dépeindre, in petto,
Un printemps rigolo.