La rivière étale ses eaux planes, parées du seul éclat de la lumière du jour. On ne voit que lui.
Magnifique.
On le retrouve dans l'iris des yeux de cette fille, assise très droite, adossée au siège. Un spectacle immobile, tandis que le train de vie file, immuable.
L'oeil aussitôt en éveil admire la poitrine ainsi saillante, les cheveux et les cils : magiques attributs de la féminité à l'effet surréel.
Parler pourrait casser le charme. D'ailleurs il n'en est pas question entre inconnus dans le train.
Le social recommande le silence, le non-dit, le non-faire alors que l'esprit suit les volutes de l'imaginaire.
Et peut-être est-ce bien comme cela...