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Rêves d'adolescence

- Par Laurent C.

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- Date de publication sur In Libro Veritas : 31 août 2009 à 22h05
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(Attention, ce texte est la suite de Nouveaux Nés que vous pouvez aussi découvrir sur ILV: http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre7255.html )
Après les évènements de la cathédrale, Arthur, Luc, Théo et Lisa se retrouvent projeté dans un monde au bord de l'apocalypse.
Dans le même temps, Arthur se rend compte qu'il a apparemment changé son passé lors du passage entre les deux mondes. Dans ses rêves, il vit une seconde vie parallèle à la sienne où tout n'est que bonheur.
Luc sombre petit à petit dans la folie, tandis que Théo et Lisa se désintéressent du sort de leurs amis.
Pendant ce temps, les Textoriens manipulent l'accomplissement de leur Prophétie.
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480 pages
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La claque.
La différence entre le premier et le deuxième tome de cette saga (sûrement trilogique) en cours d’écriture est tout simplement flagrante.
Premièrement, dans l’intrigue elle-même, le décor change radicalement pour notre monde vers un style heroic fantasy. Personellement, je préférai l’ambiance du premier (les armes à feu, les prudents, la découverte des couleurs…), mais ça n’engage que moi.
Deuxièmement, le style d’écriture est plus fluide, plus assuré… à la fois aussi incisif qu’efficace. Les métaphores sont toujours là, parfois drôles (« elle s’écrasa comme un moustique sur un pare-brise »), parfois lyriques. Mention spéciale pour « son amour était mort de deux balles dans la tête » qui m’a fait frissonner d’admiration.
Troisièmement, l’ambiance n’est plus à la fuite et aux questions mais au combat et aux décisions, autant physiques que psychologiques. Ce deuxième épisode est évidemment la charnière entre le début et la fin de l’histoire, où tous les éléments déclencheurs de la fin entrent en jeu.
Je crois avoir décelé une allusion à « La Roue du Temps » de Robert Jordan, avec d’Antonin le Fou qui développe une théorie selon laquelle les évènements ne font que se répéter : le temps serait donc un cercle qui ne se brise jamais. Et j’ai cru comprendre qu’Arthur a déjà combattu les Textoriens dans une vie antérieure, voire un autre monde… bon, ce n’était peut-être pas fait exprès mais j’ai trouvé ça intéressant.
Le passage du Guerrier et de l’Enfant était également très intéressant. L’espèce de chapitre qui semble ne servir à rien, et qui au final nous apprend que l’Empereur disparut compte simplement se battre humblement parmi ses soldats. Très émouvant.
Et puis au niveau des combats aux Couleurs, j’ai remarqué une ressemblance avec les animes Bleach, Samurai Deeper Kyo ou peut-être… Dragon Ball Z… dans l’extravagance de la destruction et la description des auras, des attaques (par exemple le prince qui fait des tours très rapides pour déstabiliser Olivier). C’est franchement agréable à lire, parce que le style cinématographique favorise l’imagination de la scène. Surtout si on a vu le clin d’œil !
En qui concerne l’amour : c’est tellement fort que ça relève de la passion. Dès que quelqu’un tombe amoureux, on a l’impression qu’il a découvert le trésor de l’univers. La notion de bien et de mal est annihilée, la vie bascule totalement, l’être aimé devient Dieu. C’est peut-être exagéré, surréaliste, mais quand on rencontre le grand amour c’est comme ça qu’on le ressent. Ca fait rêver.
Dernière chose, en ce qui concerne les Textoriens je retire ce que j’ai dit dans ma première critique : on apprend qu’ils ne contrôlaient pas vraiment les pulsions des Terriens, que les humains (d’après la vision Textorienne bien sûre) n’ont pas besoin d’eux pour s’autodétruire, qu’ils ne sont que des bergers pour brebis galeuses. Vu comme ça, ça n’a absolument plus rien de naïf.
Au passage, j’ai adoré la scène d’Har-Maggédon digne d’un Star Wars anachronique.
Le seul hic notable, c’est le peu d’explications en ce qui concerne les Couleurs. Les allusions ne suffisent pas forcément à la compréhension des pouvoirs qu’elles confèrent. On peut faire avec (pour l’instant en tout cas) mais ça rendrait le livre beaucoup plus clair.
Mais sinon, je recommande vivement cette saga à tous les fans de ce qui mêle action, passion et exaltation des sentiments sans se cantonner à un genre. L’amitié, l’amour, la haine, la trahison, la condition humaine… tout est glorifié ou enlaidi à l’extrême pour notre plus grand plaisir, sans que cela s’inscrive nécessairement dans l’étiquette « science fiction ».