musée carnavalet
les insectes pressés dans l’été de ma tête
caquètent m’exaspèrent parlent sans savoir
que toi seul est dicible et ton amour bagarre
frauduleuse entreprise à la mort épithète
fébrile madeleine de tes cigarettes
les amants séparés font des gestes hagards
sur l’été jaune et noir convulsent la mémoire
de leurs corps impatients dont le toucher s’émiette
je suis vieille et repue de ton amère absence
mon amant fugitif revenu de byzance
j’implose et me déchire et t’attends te désire
à incendier la ville à chaque pas mourir
toutes mes chairs passées au fil de déshérence
tressées au fer au feu de ton amère absence
23 août 2003
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