cour du louvre
aux marches du palais sur les marbres du roi
porcelaines persanes couloirs sans fenêtre
une femme adultère essaimante de joie
au matin de la ville la seine sait être
l’œil qui leur a compté leur histoire aux rengaines
des cerises gâtées dont le printemps fut traître
l’amante au pas dansant dans la douceur urbaine
dessine son palanquin marche auréolée
des châles de celui dont elle se fit reine
le louvre et tous ses rois tout son or inclinés
au matin de la noce blanche devant elle
c’est paris tout entier à son front couronné
portant sa faute crâne aube encore isocèle
la couronne d’aiguilles précieuse entre cent
des parfums d’homme flottent à ses flancs duels
la peau brune sucrée si douce de l’amant
et l’odeur de sa gorge qui l'a tant défaite
désossée dénudée saignée pour si longtemps
qu’elle ne sent pas les pierres battant sa tête
et ne voit pas le sang qui peint rouge la ville
elle est devenue l’angle de la rue en fête
sous l’orage embrassée prise au ciel volatile
au milieu de l’été au midi de la nuit
son amant délictueux son amour difficile
magicien majestueux celui qui toujours fuit
celui qui s’en va seul habillé des épines
des filles amoureuses noyées dans les puits
24 juillet 2003
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