quai françois mauriac
cet amour insensé merveille monstrueuse
porte au front le stigmate de sa mort prochaine
la mort sera violente et la douleur pérenne
le supplice exemplaire adultère amoureuse
l’immense souvenir des étreintes exquises
deviendra le fardeau qui grève l’âme lourde
rétribution fatale du temps des cerises
la césure précise folle aveugle et sourde
je cherche sur mon bras ton poids et ton odeur
prêtre prophète et roi du désir et du vide
dans l’angoisse splendide jamais je ne pleure
j’apprends l’attente aride et l’amour maraudeur
le merle moqueur lance ses mains régicides
mains d’ange dépeceur serrent ma gorge avide
11 juillet 2003
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